Charlie et la chocolaterie.Exception n'est pas règle, je retranscris ici un film regardé à la TV en version française : HORREUR INTENSE ! J'ai eu à cette occasion la possibilité de me rendre compte de l'aversion profonde que j'éprouve maintenant pour les versions doublées. Il n'y a rien à faire, je n'y crois pas. Je ressens ce doublage comme une agression envers l'oeuvre à la limite du viol artistique, que la VO soit en anglais, italien, japonais ou ouzbèke du sud ! Et oui, rien de moins... Cependant je dois bien chercher à me justifier en clarifiant les circonstances de cette entorse à mon éthique cinéphile. Il s'agissait donc d'un film de Noël regardé en famille dans notre lieu de villégiature du Sud-Ouest en compagnie de ma petite femme et de sa maman.

Ce préambule expliqué, je dois remercier TF1 de m'avoir permis de découvrir ce "Charlie" de Tim Burton. J'adore particulièrement l'univers décalé et fantasmagorique de Burton, et ce depuis son Beetljuice que j'avais découvert encore adolescent. Certains puristes lui feront sans doute une série de reproches, mais je pense que globalement il est dans le top 5 des meilleurs réalisateurs de Hollywood, jonglant avec bonheur à la frontière entre le blockbuster et le film typé.

Bien que "Charlie" est moins torturé que certains de ces films, il faut bien avouer qu'il réussit à faire vivre l'univers de Roald Dahl et ses personnages caricaturaux comme il faut. Je ne sais pas vraiment à quel point il respecte à la lettre le roman, ne l'ayant pas lu et je ne me permettrai donc pas de juger de son respect strict de l'oeuvre. A mon avis cependant, le traiter comme il l'a fait pour en sortir une pellicule assez agréable à regarder ne doit certainement pas faire se retourner dans sa tombe l'auteur norvégo-gallois (merci Wikipédia)...

Un agréable moment au final même si je ne suis toujours pas convaincu que Johnny Depp parle un françois à l'accent quasiment parisien............ No comment ;-)
Rockanrolla.Depuis "Lock, stock" et "Snatch", Guy Ritchie s'est élevé bien haut dans mon firmament personnel des réalisateurs de qualité. Evidemment les histoires sont toujours alambiquées, et faites de chassés-croisés et d'imbrication entre les différents protagonistes aux caractères bien trempés - frisant parfois la caricature. Mais la maestria de Guy aux manettes dans ses exercices stylistiques de mise en scène réussit à faire prendre la sauce, et rajoute le soupçon de colle nécessaire à ce que l'histoire fasse un beau bloc bien dense et cohérent, parsemé d'inoubliables dialogues ponctués d'argot londonien et de scènes d'anthologie. C'est dans cet état d'esprit enthousiaste que j'ai rejoint mon ami Nico pour ce Rockanrolla au titre et à la bande annonce si prometteuse.

Et bien le moins que je puisse dire est que les attentes sont au rendez-vous. Ritchie me confirme qu'il est bien en termes de qualité de film de gangster le Quentin Tarentino Anglais. Moins orienté sur les grands délires que les deux titres cités ci-dessus mais également plus graphiquement soigné (certains diront moins potache), Rockanrolla est donc un Guy Ritchie pur porc. Aussi bien au niveau de l'histoire que des protagonistes ou s'opposent au travers d'une histoire de tableau volé "the old school" et "the new school" par l'intermédiaire interposé de la "wild bunch" et de toute une autre série de personnages dont le fameux Rockanrolla.

Plus encore ici que dans un autre de ses films que j'ai vu, une seconde projection s'imposerait sans peine pour pouvoir dénouer tous les fils et les connections qui sont tissés entre les gens et les histoires. Une réalisation et une photographie sans faille, un montage au scalpel, une bande son nerveuse et décadente sont les autres ingrédients qui ne manquent pas de faire de ce film un brut de brut.

Pour amateur de film déjanté, nerveux et violent c'est un incontournable, les autres auront sans doute un peu de mal à suivre.
This is spinal tap!La moustache de Sonny Crockett (non mais quel bête nom en plus) dans Miami Vice m'a donné envie de re-voir un classique du rock poilu: This is Spinal Tap! En effet ce rockumentaire qui décrit si bien la vie débridée d'un groupe de heavy rock metal des années '80 nous montre un batteur affublé d'une moustache du plus bel acabit. A l'époque (années '80), écouter ce que l'on appelait hard rock était pratiquement devenu mainstream et l'on ne comptait plus les groupes se revendiquant de cette tendance qui squattaient les sommets des "hit-parade" (Scorpions, Marillion, Trust, AC/DC ...) Et donc un jour un hurluberlu a tourné "This is Spinal Tap!", une parodie de rockumentaire sur un groupe de heavy metal fictif qui s'appelle Spinal Tap.

Le film ayant été tourné en 1984, autant dire que les costumes et les attitudes d'époque sont particulièrement bien rendues... Le film balance aussi à tire-larigot en faisant passer cette bande de rockeurs pour des demeurés bouffis d'égo et de suffisance. L'aspect comico-parodique du film est tout simplement excellent. A force de nous ressortir toutes les grosses caricatures du monde du rock-'n-roll, on passe quasiment tout le film à rire des pitreries de ces paumés dans leur monde semi-imaginaire et les idiots qui les suivent.

Du grand délire, des scènes et des répliques cultes, des références inoubliables et un non-sense permanent forment le quatuor gagnant de cet excellente caricature du monde des groupes de rock.

C'est comme ça qu'on se l'imagine, à tort ou à raison, et ça fait du bien de le voir mis en scène.
Miami Vice.J'avoue que je me pose encore maintenant la question et que j'ai un peu de mal à me rapeller pourquoi j'ai décidé de perdre deux heures et quart de mon temps de loisirs (limité) à regarder Maille-amaï Vaïce que je n'avais jamais suivi en feuilleton télé (à l'époque ça ne s'appelait pas encore série)... Car en plus c'est long, potferdeke !... Et pour resituer mes préférences, je n'aime généralement pas les films qui dépassent les deux heures. Ils sont en effet selon moi assez souvent marqués du sceau du superflu et ne génèrent que de l'inutile au mieux et de la confusion dans le pire des cas. Seuls quelques chef-d'oeuvres dont le propos est si dense qu'il nécessite vraiment de dépasser les 120 minutes trouvent grâce à mes yeux. Dont Miami Vice ne fait évidemment pas partie le lecteur attentif l'aura deviné.

OK, il y a des belles bagnoles, des jolis bateaux, des nanas en maillot de bain, des palmiers, mais on peut voir tout ça dans n'importe quelle bande annonce de l'office du tourisme des îles Caïman ou Vierges britanniques, pas besoin de broder autour une histoire sans queue ni tête de deux flics crétins qui se prennent pour des super-kings parce qu'ils ont une grosse bagnole et qu'ils fréquentent des types louches dans le but de les démasquer et de les livrer à leur hiérarchie... Ah bien sûr on a droit au poncif du genre "je ne sais plus où est le bien du mal" et "je suis amoureux d'une fille qui doit rentrer dans le droit chemin - comment faire ?" mais rassurez-vous cher téléspectateur, à la fin les gentils policiers reprennent leurs esprits et tout rentre bien dans l'ordre : pan-pan cul-cul sur les fe-fesses toutes nues du vilain fourgueur de blanche. L'honneur et la morale sont saufs.

Non mais vous avez vu cette moustache, on dirait qu'il sort de "This is Spinal Tap!"