vendredi, décembre 22, 2006



Le Faucon Maltais.

Un grand classique parmi les classiques. Du Top250 d'Imdb. Humphrey Bogart qui joue le fameux "private detective" Sam Spade. Le premier film de John Huston (Key Largo, The treasure of the Sierra Madre, The man who would be king, ...). Tout cinéphile a été subjugué un jour ou l'autre par un ou un autre des participants à ce chef d'oeuvre du film noir. Pour un film ayant déjà largement dépassé le demi-siècle depuis sa création, il est étonnant de vitalité, de rythme, de vigueur et de jeu d'acteur puissant.



Le scénario a peu d'importance dans ce film ou l'ambiance et le jeu des acteurs créent à eux seuls tout l'intérêt de la pellicule. La mise en scène est quant à elle bien tenue et sert à merveille les plats à un Humphrey Bogart cynique, désabusé, manipulateur et macho en diable.



Les dialogues sont également un point fort du film et contribuent à l'ambiance générale de manière spectaculaire.



Definitly worth watching it....!

dimanche, décembre 17, 2006


Prête moi ta main.

Le cinéma français ne se porte pas trop mal à en croire les échos cinématographiques, et il semblerait que les machines à succès soient mises en route du côté de chez mes voisins de l'hexagone. Il ne reste quasiment que la soirée de remise des Césars du cinéma pour entretenir l'illusion d'un cinéma français axé sur l'"intellectuel" ou le cinéma "d'auteur". Bref, les artifices de l'exception culturelle se sont dissous dans l'impératif de remplissage des salles et de location des DVD. Pour le meilleur et pour le pire comme on dit.



Ou bien pour l'entre deux ? "Prête-moi ta main" est une comédie sentimentale pur jus. Le scénario a cependant quelque chose d'original et de divergeant de ce qui se fait en général dans ce type de film de genre. Je ne dévoilerai que les grandes lignes en disant qu'Alain Chabat a le rôle du mec dépassé, prêt à tous les compromis pour ne pas devoir assumer sa lâcheté et Charlotte Gainsbourg celui de l'ingénue qui renifle le bon coup et se laisse emporter dans un schéma qui n'était pas celui qu'elle avait supposé au début. Luis (Alain Chabat) étouffe dans le carcan familial dominé par un matriarcat qui dicte sa loi sentimentale au seul mâle rescapé de la famille et tente à tout prix de le marier. Emma (Charlotte Gainsbourg) accepte un contrat à priori amoral pour satisfaire et la lâcheté du Chabat et les désirs de belle-soeur/fille de la toute puissante famille.



Cette histoire basée sur des contrats et engagements qui ne peuvent tenir la route résulte cependant sur un divertissement fort agréable qui fait rire, sourire et émeut également comme attendu (on est dans le film de genre - je tiens à le répéter). Là où je frise les crises aïgues de désespoir et de nerfs quand on m'inflige les versions holywoodiennes de ces comédies sentimentales, je dois bien reconnaître que ce "Prête-moi ta main" m'a confortablement "entertained" comme disent les américains et je n'ai pas regretté le choix de passer cette heure et demie au cinéma. Je dirais que le grand avantage de ce film, probablement inhérent à son origine hexagonale et donc à l'impact de la culture française de l'Amour et de la séduction, est de ne laisser que peu de place à la mièvrerie habituelle des comédies sentimentales.



Bien entendu on a quand même droit au "Happy End" traditionel, mais je le pardonne volontiers car pour tenter une comparaison scabreuse, il ne faut quand même pas demander à un Space Opera de ne pas utiliser de vaisseaux spatiaux...

vendredi, décembre 08, 2006


Kill Bill - volume 1.

La raison pour laquelle je me suis décidé à regarder ce film déjà vu à l'époque de sa sortie en salle me laisse encore aujourd'hui pantois: le forum de cigares sur lequel je traine de temps en temps mes basques a sorti un topic sur les couteaux de toutes formes et de toutes tailles. Il ne m'en a pas fallu beauocup plus pour avoir envie de ressortir ce DVD qui trainait depuis un bon moment dans mon armoire et voir si Tarentino était aussi génial qu'il le laisse entendre.



D'abord et surtout pour remettre les pendules à l'heure, Kill Bill est un manga. Un manga filmé peut sembler inhabituel, mais il ne faut pas s'y méprendre, Tarentino continue ici dans la veine des "From Dusk Till Dawn" beaucoup plus que Pulp Fiction ou autres Reservoir Dogs. On est dans le film caricatural du genre parfois à la limite du burlesque.

Or donc Uma Thurman est une femme qui cherche vengeance et elle manie particulièrement bien la lame tranchante. Les scènes de combat à l'épée ou au couteau représentent donc bien à elles seules une bonne moitié de ce premier volume de la sage de la mariée et de ses envies homicides sur le Bill sus-nommé au générique.



Le graphiqme et l'imagination déployée par Tarentino pour caricaturiser à outrance son film font mouche, dans les détails des décors comme dans les jeux des personnages et l'histoire du scénario (bien maigre dans ce premier volume).



En effet, et ce fût mon plus grand reproche à ce film, la fin laisse clairement un goût de trop peu. Même si la seconde partie est annoncée par le titre même du premier, on aurait attendu un peu plus de tenue en haleine et d'évolution scénaristique dans cette première partie. Pour l'avoir déjà vu, je sais que le second volume résoud beaucoup des questions posées dans ce premier opus, mais pourquoi diantre ne pas clarifier plus tôt ?



Au final, il reste un excellent film d'action et de combat au couteau / sabre / Katana / ... dont les scènes d'action à typologie de film de "série B" sont au moins aussi efficaces que celles du premier Matrix.



Et Luci Liu, Daryl Hannah et Uma Thurmann qui manient l'épée avec une telle maestria, c'est définitivement too much pour me laisser de marbre...