samedi, novembre 25, 2006



Babel.

Babel fait partie de ces films qui marquent. Le scénario dense de ce film raconte d'une forme particulièrement touchante l'enchevètrement des vies humaines et les interactions entre tous les humains, ainsi que les problèmes de communications qui découlent de nos perceptions uniques et différentes de la même situation. Il s'agit d'un film dense qui peut offrir plusieurs niveaux de lecture et contenir des messages cachés dans des non-dits et dans des suppositions. En cela, il m'a profondément plû et j'ai certainement plus qu'envie de le revoir.



Les acteurs tiennent tous leur rôle à merveille et les "amateurs" ou plutôt "inconnus" ne déméritent pas à côté des deux stars qui ont été casées (probablement pour satisfaire un minimum les producteurs) dans le film et qui s'adaptent elles-aussi à l'esprit du film à merveille. Tous ces personnages qui évoluent autour de faits qui ne sont pas anodins, mais qui ne représentent rien de plus qu'une série de coïncidences paraissent autant de pantins dont la corde de vie est tenue par un marionnetiste sadique.



Du côté de la mise en scène et de la photographie, la maestria est également au rendez-vous et la lumière et les scènes des différents décors (le film se passe principalement dans 3 localisations différente: Maroc - Mexique - Japon) cadrent avec l'ambiance qui leur est donnée.



Je n'ai pas encore eu l'occasion de voir les autres films d'Alejandro, mais je pense que les "21 Grams" et "Amores Perros" dont on m'a déjà plusieurs fois dit beaucoup de bien vont bientôt se retrouver sur ma liste 'To Do'.



Encore une soirée cinéma en amoureux qui nous a laissé à tous les deux un très bon sentiment, et pour lequel je referai une repasse à l'occasion de la sortie en DVD. La soirée des Oscars de ce soir (au moment où j'écris ces lignes) consacrera je l'espère ce film parmi les plus grandes décorations (2 nominations en Meilleure seconde actrice - Meilleur réalisateur - Meilleur Film - Meilleur scénario original - Meilleure musique originale - Meilleur montage).

vendredi, novembre 24, 2006



Ne le dis à personne.

J'ai l'impression que le cinéma français reprend de plus en plus du poil de la bête. Pendant tout un moment, j'évitais plutôt les films français qui avaient ce côté "prise de tête" ne convenant pas à ce que j'aime et recherche dans un film. C'est plus un sentiment qu'une vérité absolue dont je me prévaudrais, mais le résultat dans mes fréquentations de salle était en général que j'évitais... Mon opinion est en train de changer à ce sujet.



Et ce "Ne le dis à personne" est un bon thriller au casting en or massif qui m'a plû dans son rythme, son intrigue et ses acteurs. Il faut bien dire que sur ce dernier point, Guillaume Canet a mis le paquet (et probablement sorti le chèquier :) Mais l'argent n'est pas tout, et il a également réussi - et c'est d'autant plus admirable qu'il s'agit de son tout premier film - à diriger plus que correctement ces acteurs pour servir son histoire. François Cluset est très bon, Dussolier et Rochefort sont bien campés dans leurs rôles, et Nathalie Baye ou encore Christine Scott-Thomas sont charmantes et justes.



Evidemment, on voit par moments que Guillaume Canet est débutant dans ce rôle de réalisateur et certains aspects de la mise en scène ou certains rebondissements de l'intrigue sont plutôt tarabiscotés ou maladroits, mais l'impression d'ensemble en reste plus que largement excellente et bien en ligne avec ce que j'attends d'un thriller: efficace et prenant.



Ce thriller français m'a permis de passer un bon moment de cinéma en compagnie de ma chérie qui avait eu la bonne idée de me pousser à passer outre mes préjugés.

dimanche, novembre 12, 2006



Wallace & Gromit in The curse of the Were-Rabbit.

Les films en pâte à modeler m'ont toujours fasciné. J'imagine la difficulté de tenir en place ces petits bonshommes à qui il faut bouger une fois le bras une fois la jambe, de manière millimetrée. Je m'imagine avec amusement les petites catastrophes qui peuvent arriver sur le "tournage". La minutie avec laquelle il faut façonner tous ces personnages et les animer pour leur faire vivre des aventures et leur faire exprimer des sentiments me paraît tout simplement surhumaine.



On a bien sûr à faire ici avec un duo comique des plus classiques, les Laurel & Hardy de la pâte à modeler, selon le schéma classique du bênet et du malin. De celui qui cause les problèmes et celui qui les résoud. Le maladroit et le surdoué...



... Mais pour un résultat des plus tordants ! Quel bonheur de voir ces figurines s'ébattre et singer les plus grands films, les plus belles répliques. Le scénario tire son originalité de ce foisonnement de références de tous les genres et le comique vient de tous les côtés pour se diffuser à travers les situations les plus cocasses. L'histoire n'est bien entendu que le prétexte à la succession de ces scènes, mais cela ne déssert pas le film, vu qu'elle est suffisemment prenante et crédible que pour tenir toute l'heure et demie qui vous fera mal au ventre de rire.

mercredi, novembre 01, 2006



Le parfum.

Mr. Grenouille n'est pas un garçon comme les autres. Il est né dans un milieu défavorisé et ne possède pas grand chose pour lui... Si ce n'est son nez. Ce garçon sent et retient les odeurs comme pas deux. Ca en devient presque une tare. Pour lui car rien ne lui échappe, mais aussi bientôt pour les autres. Car il n'est pas tout juste le petit Grenouille et ses lubies le conduisent bientôt à commettre des actes qui ne sont pas toujours très reluisants.



Cet aimable divertissement est basé sur un livre que j'ai - paraît-il - le tort de ne pas avoir lu. Le film en tout cas est correct. L'histoire est celle d'un asocial qui suit ses instincts et ses passions en dehors de toute convention. Elle se traduit par une mise en scène classique et des acteurs faisant bien leur boulot. La scène de fin est cependant pour le moins surprenante, mais s'emboîte bien dans la trâme et symbolise le message du film.



En fait, à la sortie de ce film que j'ai apprécié sans pour autant le vénérer, j'ai eu envie de lire le livre pour rentrer plus dans les détails intérieurs de ce personnage atypique et particulier. Je ne rajouterai pas le DVD sur ma wish list d'Amazon, mais bien le livre donc :-)