mardi, juillet 25, 2006



Ghost in the shell 2 - Innocence.

La suite du "Ghost in the shell" me tentait car le premier m'avait laissé une impression de beau, malheureusement contrariée par une histoire alambiquée et difficile à suivre. Je n'avais pas saisi toute la finesse du récit ou plutôt, sa densitude m'avait laissé sur le carreau, et cela m'avait fortement contrarié dans mon appréciation de ce film. C'est donc avec des sentiments mitigés mâtinés de curiosité que je me suis lancé dans le second épisode.



Si l'histoire reste tout autant alambiquée que le premier opus (voire même plus), nottament par la faute d'un "bug" qui fait que la narration se répète dans une boucle itérative évolutive (on est dans le cyberspace ne l'oublions pas), le charme a agit d'une manière plus frappante, et je me suis laissé porté par les pérégrinations des personnages. Contrairement au premier épisode, l'histoire se centre sur moins de personnages, et les enjeux du récit apparaissent plus clairement.



En matière de dessins on continue par contre le sans-faute, la richesse de ce deuxième épisode surpassant encore ce qui avait été montré dans le premier. Le cyber-monde est beaucoup plus onirique et chatoyant et invite au vagabondage de l'esprit en parrallèle que le récit nous entraîne dans l'imaginaire de la réalité virtuelle. Le tout en devient encore plus crédible.



Une très bonne note au final pour ce deuxième Ghost, qui a enfin réussi à me faire rêver.

samedi, juillet 15, 2006


Lost - Saison 2.

La saison 2 de Lost continue d'étoffer la trame de l'histoire des naufragés sur l'île fantastique. De nouveaux personnages sont ajoutés. Des nouvelles intrigues se mettent en place alors que d'autres mystères trouvent leur solution. Cet étoffage d'une trame déjà plus que passablement touffue rajoute un peu à mon sentiment de confusion scénaristique. Au final, pour laisser une impression de bouche-trou par moments, de prétextes, de tirages en longueur... Du bois de rallonge comme on disait par chez moi quand j'étais jeune.



Au niveau du jeu des acteurs et de la mise en scène par contre, peu de nouveautés, mais une bonne tenue de l'ensemble. Je regretterai la disparition de certaines figures mais apprécie l'apparition de certaines autres. Dans l'ensemble les acteurs continuent à être dans le ton et la réalisation classique ne faillit pas.



Au final donc, c'est avec intérêt et entrain que nous nous sommes plongés dans cette saison 2 de Lost mais j'espère que la trame s'éclaircira quelque peu dans les saisons à venir, sans quoi le risque que la lassitude s'installe sera bel et bien présent.


vendredi, juillet 07, 2006


Superman returns.

Sergio Leone faisait dire à Clint Eastwood : "Dans la vie il y a deux sortes de gens Tuco, il y a ceux qui ont le fusil, et il y a ceux qui creusent. Toi, tu creuses". A ce distinguo révelateur de la profonde nature humaine, j'en rajouterai un autre pour classifier l'humanité dans une matrice à deux dimension chère au Boston Consulting Group. Il y a ceux qui aiment Batman et il y a ceux qui aiment Superman. Moi, j'aime Batman (et j'ai un fusil :-D). Je n'aime pas Superman et je n'aime pas les gens qui creusent.



Cette précision amenée, je peux me permettre d'aborder ma critique (qui sera forcément acerbe) de ce "Superman Returns" qui s'inscrit dans la plus pure lignée du super-héros à la cape rouge. Christopher Reeves ne doit pas se retourner dans sa tombe, car le justicier à la mèche rebelle en costume de scène et aux grandes lunettes à la ville n'a pas pris une ride par rapport à son image "eighties".



Il est toujours aussi gnan-gnan. "Mister Nice Guy" par excellence. Le beau-fils rêvé de toutes les ménagères de plus de 40 ans. En face de lui, l'"ignoble" Lex Luthor qui rêve toujours de mettre le monde sous sa coupe, à coup de millions de dollars, il nourrit ses rêves de grandeur dans son yacht de 45 mètres en fumant des havanes. Un mec plutôt sympathique, quoi.



Je ne me souviens plus trop du reste du film, et je pense qu'il ne s'y passait pas grand chose. Superman voue un amour platonique à une Loïs Lane mariée à un "salaud" pendant que Lex Luthor cherche à lui remplir les poches de Kryptonite pour le neutraliser et satisfaire ses envies mégalomanes. C'est trop formaté Pop-corn blockbuster à mon goût même si je veux bien admettre une certaine réussite dans la production et la mise en scène des effets spéciaux, et l'aspect comique-troupiers des acolytes de Lex Luthor.