mardi, décembre 29, 2009



Californication - Saison 3

dimanche, novembre 15, 2009



Mad Men - Saison 3.

dimanche, novembre 08, 2009



District 9.

Voilà un bel OVNI tombé du ciel du petit budget et de la série B. Le thème du film est on ne peut plus inattendu... Enfin les extra-terrestres sont arrivés sur Terre ! Et au lieu de découvrir une civilisation technologiquement avancée et supérieure, les E.T. ressemblent à des scampis géants et arrivent sur Terre quasiment morts de faim. A tel point qu'il faut les mettre sous perfusion médicale et sous assistance sociale. Et 15 ans plus tard ils sont toujours là dans la même situation... Mais la population en a un peu marre et ne sait plus trop comment gérer cette présence encombrante.



Plein de références cinématographiques (ID4, Starship Troopers) et délicatesse d'humour noir, ce District 9 est un bijou qui montre toute les abjectes réactions xénophobes qui peuvent nous habiter.



Le plus raciste des humains peut d'ailleurs se retrouver d'un coup d'aérosol le plus sensible des "shrimps" qui décide d'aider son peuple à se sauver.



On fait des parallèles avec les politiques d'accueil des demandeurs d'asile, avec l'apartheid (le film se déroule à Johanesburg), mais au final peu importe le degré social ou pas du film, le divertissement se soutient très bien à lui tout seul.



C'est du tout bon x-ième degré !



Dans la même veine que "The Host" ou bien encore "Cloverfield", c'est un bon moment à ne pas rater.

lundi, octobre 05, 2009



Mad Men - Saison 2.

La saison 2 de Mad Men continue sur la bonne lancée de la première. Les Madison Men de "Sterling Cooper and Draper" sont toujours sur le fil à la recherche de nouveaux comptes pour faire tourner leur agence et se hisser au niveau des plus grands. Comme dans la première on voit de nombreux événements de l'histoire contemporaine américaine qui viennent soutenir la crédibilité du scénario et renforcer le côté réaliste des personnages. Les thèmes de société de l'époque sont abordés en y montrant le côté étouffant qu'ils possédaient déjà à l'époque. A plusieurs moments on pense à comparer la société américaine à une cocotte-minute prête à exploser.



On vit clairement les moments de transition entre une société traditionnelle vers le postmoderne et l'égocentrisme. Les certitudes s'ébranlent et les individus s'émancipent. Au milieu de cette époque fascinante, les jeux politiques et de pouvoir au sein d'une société privée sont décrits d'une façon toujours aussi pertinente. Et pour ne pas en rater une couche les enjeux personnels sont égalements mis en scène avec une rare qualité.



La qualité cinématographique et des acteurs de la série la confirme dans mon esprit dès cette seconde saison au niveau des meilleurs que j'ai vus : The Sopranos et The Shield. En plus le thème est plus GF-friendly que les deux pré-cités par sa nature plus psychologique et moins testostéronée.



Pourvu que ça dure !

jeudi, octobre 01, 2009



Amores Perros.

Un accident de voiture au Mexique est le point de rencontre entre les vies des protagonistes de ce film qui dépeint une palette de personnages typés. Le thème du film tourne autour de la souffrance, de la mort et de l'angoisse de la séparation. Il est mis en scène par Alejandro Gonzàlez Iñàrritu qui a par la suite réalisé l'excellent "21 grams" (le poids de l'âme humaine) et le mémorable Babel servi à merveille par entre autres Brad Pitt.



Les histoires s'entrechoquent dans ce film ce qui le relie très clairement aux deux films précités en créant une unité de style flagrante et reconnaissable. Il est difficile de raconter les sentiments qui m'ont traversé pendant la (longue) durée du film. On se fait embarquer dans les vies précaires de ces gens ordinaires qui sont confrontés à des situations exceptionelles. Balancés entre le noir et le laid, le sublime du film touche à la sordidité de son propos et de sa photographie.



Je ne tarirai pas d'éloges sur ce réalisateur tant ses 3 oeuvres que j'ai pu voir m'ont conquises.



Une bonne grosse claque en pleine tronche !

mardi, septembre 08, 2009



Je vais bien ne t'en fais pas.

Ce film centré sur l'absence et la recherche d'un être perdu nous a bien plû lorsque nous l'avons vu au cinéma. Il relate la difficulté des relations qui sont ancrées au plus profond d'une famille qui vit un drame en la disparition d'un de ses membres. La trame est centrée sur le dénouement de tous les fils de cette disparition en la voyant à travers le prisme de sa soeur jumelle qui le recherche déséspérément. Et elle découvre une série de coïncidences troublantes lors de ses recherches.



Mélanie Laurent et Kad Mérad sont les figures centrales de ce thriller dramatique et psychologique. Ils réussissent à construire entre eux une tension très forte qui porte toute l'histoire et contribue largement à l'épaisseur du film. On recherche le frère et en fait on comprend que l'enjeu de la recherche est aussi la relation entre un père et sa fille.



La réalisation et la mise en scène sont classiques pour un film français et l'ambiance du thriller est bien plombée et construite en crescendo dans la poursuite de l'inaccessible. Cette course après les ombres renforce également le climat dépressif dans lequel le film baigne.



Un bon film, des bons acteurs, une bonne histoire et du français qui ne se la pète pas.

samedi, août 29, 2009



Mad Men - Saison 1.

C'est toujours avec beaucoup d'attentes que je me lance dans une nouvelle série qui m'a été vendue comme exceptionnelle par des gens en qui j'ai confiance. Et le bien que j'ai entendu sur Mad Men me laissait peu de latitude pour laisser cette série sur le côté. Grand bien m'en a pris. En effet, je n'hésiterai pas à la hisser déjà au terme de cette première saison à l'équivalent des Sopranos ou The Shield. Pas moins que ça tant la réalisation impeccable, les intrigues denses et la profondeur des rôles sont au rendez-vous. L'univers de la publicité sur Madison Avenue à New York au début des années soixante sert de cadre à une oeuvre qui porte réflexion sur la nature humaine - rien moins que ça - et c'est à ce titre que je la compare aux séries ci-dessus.



Au delà de ce "fond" bien construit, la forme est également présente avec les décors et les costumes ayant un rendu tout à fait d'époque. La crédibilité est tout à fait au rendez-vous de ce point de vue.



La trame des épisodes reflète quant à elle très bien les jeux de pouvoir qui se déroulent dans les couloirs feutrés des entreprises.



J'en redemande et vivement la saison 2.


lundi, juin 15, 2009



Juno.

Voilà un magnifique petit bijou de film avec une bande sonore bien torchée. Typique du cinéma "Indie" made in US (pas du cinéma de western avec des indiens, mais bien du cinéma indépendant). Ce courant existe également sur le plan musical et est selon Wikipédia "ce que le cinéma produit en dehors des grands studios avec un petit et moyen budget, par opposition aux blockbusters." Ce qui ne veut bien entendu rien dire : Juno, Blairwitch project, Little Miss Sunshine, etc. étant des films qui ont récolté bien plus que certains blockbusters. Mais mon point n'est pas ici de faire une théorie de ce qu'est le cinéma indépendant, juste de raconter ce qui m'a plu dans Juno (car j'ai adoré).



Alors Juno est le prénom d'une adolescente un peu rebelle qui a eu le malheur de fricoter d'un peu trop près avec son meilleur ami (mais qu'elle refuse de considérer comme son boyfriend) et qui se retrouve enceinte à l'age de 16 ans. La pression familiale et sociale de garder l'enfant s'opposent à sa propre volonté de se séparer du bébé en le donnant à la naissance à une famille d'accueil.



Le film retrace l'évolution des liens qui existent entre toutes ces personnes à travers les 9 mois de la grossesse de Juno et offrent une plongée profonde dans les méandres de l'âme humaine et de ses différentes manifestations. J'aime beaucoup ce genre de film qui parle des émotions des gens, de leurs ambitions, de ce qu'ils veulent devenir ou de ce qu'ils sont. Et Juno est tout à fait juste dans ce registre. Sans en faire trop, elle vit sa vie et la construit. Et les apparences ne sont pas toujours ce qu'elles semblent être...



Mention spéciale pour la chanson des Moldy Peaches "Anyone else but you" !

mercredi, juin 03, 2009



Desperate Housewives - Saison 5.

Il y a de ça seulement un seul post je vantais la qualité et la constance de la série "Lost". On aurait tendance à croire en lisant les posts consacrés sur ce blog aux Sopranos, Californication, Mi:5, Deadwood ... qu'une fois mon coeur conquis par une série, mon seuil de tolérance et de critique s'abaisse et j'apprécie des choses médiocres. Il y a peut-être un fond de vérité là-dedans. Mais pas toujours, ou pas tout le temps, ou en tout cas pas pour tout. En effet, autant j'avais apprécié la plupart des saisons de "Desperate Housewives" jusqu'à maintenant, autant celle-ci m'a tout simplement cassé les bonbons...



Les housewives ont vieilli. Leurs histoires ne sont plus intéressantes. Il n'y a plus de vrai fil conducteur à travers les épisodes, juste une succession de situations plus ou moins drôles ou tristes en fonction des épisodes.



Je dis STOP. La saison 6 se passera sans moi.


mercredi, mai 27, 2009



Lost - Saison 5.

Cette avant-dernière saison de Lost continue dans la plus pure lignée des saisons précédentes. A coup de flash-backs et flash-forward, nous sommes promenés dans le temps pour suivre les histoires des protagonistes du vol Oceanic Airlines 815. Des univers parallèles se déploient, des incohérences temporelles affolent les scientifiques ... Bref rien ne va plus sur l'île aux naufragés où des nouvelles alliances aux objectifs obscurs se font. Chacun tente de récupérer ce qu'ils peuvent sauver pendant que les spectateurs se régalent.



La montée en tension continue donc vers la saison suivante que tout le monde sait déjà finale. Pas grand chose de plus à dire sur cette série qui reste d'une grande constance dans sa qualité scénaristique et cinématographique depuis le début.



Il n'y a pas de message, il n'y a pas de philosophie, juste un bon blockbuster en format 52 minutes toutes les semaines. Et ça nous convient très bien pour occuper nos soirées libres de "Nouvelle Star" ou "Pékin Express".


lundi, avril 20, 2009



Oss 117, rio ne répond plus.

Le premier épisode de la série OSS117, Le Caire nid d'espions m'avait fait dire que les talents de comédien de Jean Dujardin et l'auto-dérision affichée franco-française de ce premier opus méritaient largement une médaille d'or au salon de l'agriculture zygomatique. Et je terminais ma critique ci-dessus référencée avec un vibrant appel à une suite. Les producteurs du film doivent certainement lire ce blog car mon voeu a été exaucé. Et d'une très belle manière qui plus est car ce "OSS 117, Rio ne répond plus" arrive à rassembler tous les ingrédients qui ont fait le succès du premier et à reproduire l'alchimie comique.



Il est vrai que le thème central de l'espion "bleu de bresse - fromage blanc - gros rouge qui tache" est quasiment fractal - dans le sens qu'il peut se répéter et se décliner à l'infini. Le vrai challenge de ce type de film est de retrouver des situations comiques autour de ce personnage caricatural. Et pour cette épisode-ci : c'est réussi !



Tout y passe et fait farine au bon moulin. Les gags sont hilarants. Le côté vintage appuyé des cascades et de certaines scènes est tout simplement savoureux.



Un grand moment de détente et de franche et saine rigolade - à recommander sans modération !


lundi, février 09, 2009



El espinazo del diablo.

Voici un film extrêmement difficile à faire rentrer dans une boite de classification. "El espinazo del diablo" est à la frontière du fantastique tel qu'on l'imagine actuellement, plus en ligne avec la définition classique de ce terme qui introduit dans un univers normal un élément étrange et perturbateur. Je ne dirai pas ici de quoi il s'agit, car une bonne partie du film tourne autour de la découverte de secrets qui gravitent autour des protagonistes de l'histoire.



Cette histoire peut être lue à plusieurs niveaux car elle se veut allégorique et symbolique de plusieurs choses telle l'incompréhension de la guerre par les jeunes enfants, la persistance du malheur des âmes en peine, la nature diabolique de certains êtres, ou encore une épée de Damoclès permanente qui plane au dessus de nos vies. Le premier rôle est tenu par un jeune adolescent, qui réussit à bien tirer son épingle du jeu en jouant avec une belle profondeur.



Au final je salue la réalisation de Del Toro qui livre un film un peu onirique, aux messages importants cachés en second degré dans un genre considéré comme mineur. Un bon moment passé avec un cinéma qui sort probablement également un peu des clous auxquels je suis habitué de par sa production et réalisation européenne.


mercredi, janvier 28, 2009



Revolutionary road.

Encore un moment cinéma avec ma tendre, ayant décidé d'abandonner (lâchement ;-) notre fils en bas-âge une fois par semaine afin de pouvoir passer quelques moments dans notre intimité de couple. Ici nous avons décidé de voir le critiquement acclamé "Revolutionary Road" avec une Kate Winslet que je ne cesse d'admirer pour tous les rôles où je la vois jouer. Après l'histoire d'amour de Two Lovers, nous avions choisi un film que je savais plus dur, racontant les difficultés d'un couple en crise dans la banlieue New-Yorkaise de la fin des années 50.



L'époque choisie n'est pas innocente de par sa position de charnière entre la structure sociale encore figée de la sortie de la guerre et l'arrivée de la libération de la femme dans les années '60. C'est dans ce contexte croisé avec l'idéologie de "pursuit of happiness" que se déroule un drame silencieux dans le couple des Wheeler porté à l'écran par Winslet et Di Caprio. L'éloignement, la violence contenue, la tromperie, les bassesses de l'un envers l'autre pourrissent leur relation. D'un autre côté, le déchirement entre sa position de femme, d'épouse et de mère de Mme. Wheeler lui rend ces "petits" tracas encore plus difficiles à supporter.



J'ai aimé la réalisation toute en finesse et la montée en puissance contenue du film de Sam Mendes qui nous avait déjà livré un "American Beauty" qui écorchait de façon identique le rêve américain, sa quête du bonheur et de la perfection en le confrontant à la réalité des pulsions et aux contradictions internes de chaque être humain.



J'ai aussi apprécié les performances des acteurs principaux et la musique qui s'accorde tout à fait avec le thème dramatique.