
Revolutionary road.
Encore un moment cinéma avec ma tendre, ayant décidé d'abandonner (lâchement ;-) notre fils en bas-âge une fois par semaine afin de pouvoir passer quelques moments dans notre intimité de couple. Ici nous avons décidé de voir le critiquement acclamé "Revolutionary Road" avec une Kate Winslet que je ne cesse d'admirer pour tous les rôles où je la vois jouer. Après l'histoire d'amour de Two Lovers, nous avions choisi un film que je savais plus dur, racontant les difficultés d'un couple en crise dans la banlieue New-Yorkaise de la fin des années 50.

L'époque choisie n'est pas innocente de par sa position de charnière entre la structure sociale encore figée de la sortie de la guerre et l'arrivée de la libération de la femme dans les années '60. C'est dans ce contexte croisé avec l'idéologie de "pursuit of happiness" que se déroule un drame silencieux dans le couple des Wheeler porté à l'écran par Winslet et Di Caprio. L'éloignement, la violence contenue, la tromperie, les bassesses de l'un envers l'autre pourrissent leur relation. D'un autre côté, le déchirement entre sa position de femme, d'épouse et de mère de Mme. Wheeler lui rend ces "petits" tracas encore plus difficiles à supporter.

J'ai aimé la réalisation toute en finesse et la montée en puissance contenue du film de Sam Mendes qui nous avait déjà livré un "American Beauty" qui écorchait de façon identique le rêve américain, sa quête du bonheur et de la perfection en le confrontant à la réalité des pulsions et aux contradictions internes de chaque être humain.

J'ai aussi apprécié les performances des acteurs principaux et la musique qui s'accorde tout à fait avec le thème dramatique.










