mercredi, janvier 28, 2009



Revolutionary road.

Encore un moment cinéma avec ma tendre, ayant décidé d'abandonner (lâchement ;-) notre fils en bas-âge une fois par semaine afin de pouvoir passer quelques moments dans notre intimité de couple. Ici nous avons décidé de voir le critiquement acclamé "Revolutionary Road" avec une Kate Winslet que je ne cesse d'admirer pour tous les rôles où je la vois jouer. Après l'histoire d'amour de Two Lovers, nous avions choisi un film que je savais plus dur, racontant les difficultés d'un couple en crise dans la banlieue New-Yorkaise de la fin des années 50.



L'époque choisie n'est pas innocente de par sa position de charnière entre la structure sociale encore figée de la sortie de la guerre et l'arrivée de la libération de la femme dans les années '60. C'est dans ce contexte croisé avec l'idéologie de "pursuit of happiness" que se déroule un drame silencieux dans le couple des Wheeler porté à l'écran par Winslet et Di Caprio. L'éloignement, la violence contenue, la tromperie, les bassesses de l'un envers l'autre pourrissent leur relation. D'un autre côté, le déchirement entre sa position de femme, d'épouse et de mère de Mme. Wheeler lui rend ces "petits" tracas encore plus difficiles à supporter.



J'ai aimé la réalisation toute en finesse et la montée en puissance contenue du film de Sam Mendes qui nous avait déjà livré un "American Beauty" qui écorchait de façon identique le rêve américain, sa quête du bonheur et de la perfection en le confrontant à la réalité des pulsions et aux contradictions internes de chaque être humain.



J'ai aussi apprécié les performances des acteurs principaux et la musique qui s'accorde tout à fait avec le thème dramatique.


dimanche, janvier 11, 2009



Zodiac.

C'est après avoir dévoré le roman en vacances à Marrakech au mois d'Octobre que j'ai eu l'envie de voir la version cinématographique de ce thriller inquiétant basé sur l'histoire vraie d'un tueur en série ayant sévi dans la région de San Francisco pendant presque 30 ans. Persévérant dans la durée, mais suffisamment dispersé dans ses crimes que pour avoir roulé dans la farine pendant tout ce temps les différents enquêteurs et journalistes qui se sont penchés sur l'affaire. Avec au final un faisceau de soupçons et de présomptions floues qui mettent sur la sellette un seul homme, mais auquel rien n'a jamais pu être reproché de son vivant.



Avec des victimes choisies "au hasard" ou par une logique jamais identifiée, le tueur du Zodiaque expliquait qu'il chassait ce qu'il avait déterminé comme la proie la plus intéressante du règne animal : l'être humain. Ce psychopathe vaniteux et égocentrique envoyait des lettres aux journalistes et narguait les policiers en jouant sur les conflits entre les niveaux de pouvoir et les juridictions.



Le film retrace le livre écrit par un journaliste ayant suivi en première ligne l'enquête policière et journalistique autour de ces meurtres non-élucidés. En conséquence, on assiste à une mise en scène très réaliste et peu "spectaculaire", orientée autour des incertitudes de l'enquête, des pistes erronées ou des occasions manquées. En cela il relate bien le véritable bourbier dans lequel cette enquête s'est enlisée (et de laquelle elle n'est toujours pas sortie, des tests ADN en 2002 n'ayant pas pu être attribués au principal suspect Lee Allen)



J'ai apprécié le côté envers du décor de l'enquête policière et journalistique, mais je dois reconnaître que la lecture du livre a priori m'a probablement aidé dans la compréhension de la trame des événements et des enjeux de l'histoire. Pas sûr qu'un non-initié prenne le même plaisir à voir ce film qui pêche un peu par lenteur par moments.


mardi, janvier 06, 2009



Two lovers.

J'ai été voir ce 2 lovers avec ma chérie au cinéma sur les conseils radiophoniques d'un critique de film belge ayant sa petite notoriété dans le grand monde du cinéma. Je cherchais une histoire d'amour et ce film me semblait tomber en plein dans la cible... Et effectivement c'était le cas. "Two lovers" est cependant une histoire d'amour relativement atypique autour d'un trio amoureux classique. Il raconte l'histoire d'un homme fade, dépressif, entre 2 âges qui ne réussit pas à trouver le bonheur. Et les gens qui l'aiment et l'entourent veulent l'aider à achever ce bonheur en le mariant.



Mais c'est compter sans l'intervention d'un personnage caractériel et tout aussi paumé qui déboule dans la vie du pauvre Leonard et fait chavirer son coeur au détriment de sa promise. Le film raconte donc avec beauté mais sans ambages comment ce noeud de sentiments se détricote en opposant passion et raison. Tout cela dans le cadre magnifique de la Ville qui ne dort jamais (et au passage d'après certaines statistiques celle comptant le plus de célibataires ...)



Gwyneth Paltrow est très juste en égotique aguicheuse et le beau Joaquin Phoenix se contient jusque comme il faut pour montrer les tensions intérieures auxquelles son personnage taciturne est confronté. Une histoire d'amour donc, mais bien loin de la guimauve et du happy ending, même si le film n'est pas sombre pour autant.


vendredi, janvier 02, 2009



Burn after reading.

Oh - merveille entre les merveilles fruit du génie des deux réalisateurs les plus barrés d'Hollywood. Grands créateurs de caricatures devant l'éternel, immenses scénaristes au "liners" percutants, réalisateurs en verve au montage vif comme une coup de vent au sommet d'un télésiège, à vous je rends hommage et je prête allégeance, frères Coen au sommet de la colline du bois sacré. Vous êtes les rois Midas du septième art, par qui les meilleurs se transcendent et deviennent exceptionnels.



Tant de dithyrambe me direz vous... Mais quel mérite ce duo de choc qui écrit et réalise à quatre mains des pépites d'une quasi-constance dans l'excellence ! Ce "Burn After Reading" ne démérite donc pas à mes yeux de la mythique lignée de comédie de caractère dont il est issu.



Nous avons ici une fois de plus une histoire rocambolesque servie par une cohorte de types plus crétins, imbus d'eux-même ou ridicules les uns que les autres. Avec une mention spéciale pour un rôle PARFAIT de Brad Pitt en prof de gym complètement ahuri qui se croit embarqué dans une aventure d'espionnage international.



Que ce soit dans l'univers graphique, des dialogues ou du scénario, à la fin de ce film, je ne peux que reconfirmer ce que je pensais depuis longtemps déjà : les Coen sont tout simplement mes réalisateurs préférés.




Regardez-moi la tronche de ces 2 vainqueurs sur leur oreiller aux couleurs du "Star Spangled Banner", ça vaut de l'or !