mercredi, février 28, 2007



The Illusionist.

Il existe plusieurs exemples de films "jumeaux", dont on dirait presque que la mise en scène est le seul signe distinctif entre les scénarios et histoires à ce point similaires qu'on peut s'autoriser à penser que deux scénaristes aient été inspirées par la même muse, au même moment. Dans quelques cas historiques ou d'actualité, on ne pourrait bien sûr prétendre à quelque plagiat ou plutôt partage de ressources. Mais il est en dehors de ces exceptions explicables par les événements, certaines coïncidences troublantes. A titre d'exemple, "Les liaisons dangereuses" (1988) et "Valmont" (1989), plus récemment "Capote" (2005) et "Infamous" (2006), à l'époque "Armageddon" (1998) et "Deep Impact" (1998), ou encore "Finding Nemo" (2003) et "Shark Tale" (2004)... Et bien "The illusionist" est le second terme d'une paire de films consacrés au monde magique des magiciens de la fin du XIX° siècle. Le premier étant le très souvent acclamé "The Prestige".



C'est d'ailleurs en pleine confusion que je me suis lancé dans cet Illusioniste en espérant y voir du Prestige... Je n'ai ceci dit compris ma bévue que quelques bonnes poignées de minutes après le départ du film ; à travers les différences de pitch et d'acteurs. Je m'attendais donc à voir deux magiciens de milieux sociaux différents rivaliser pour subjuguer leurs audiences et je n'en ai vu qu'un seul, dont la préoccupation semblait plus romantique puisque l'objet de ses désirs se trouvait en la personne d'une charmante femme bien malheureusement pour lui promise à un meilleur futur que celui de compagne de saltimbanque.



Nécessité faisant loi, j'ai donc regardé jusqu'au bout ce film dont je ne soupçonnais qu'à peine l'existence. Le sentiment général que j'en retirerai est relativement neutre, tendance positif. En effet, l'histoire est assez intéressante et son dénouement mérite une seconde vision afin d'en saisir toutes les implications et subtilités (vive le replay du DVD !)



Le jeu d'acteur de Norton est tout à fait acceptable, mais la bouille de commissaire de Paul Giamatti et son rôle de carabinier d'offenbach systématiquement un train en retard ne m'ont pas entièrement convaincus. A côté de cela, malheureusement le film manque également un peu de rythme et la réalisation, tout comme la photographie, ne m'ont pas emportés dans un monde magique.

mardi, février 27, 2007



Monty Python's Personal Best.

Cette série de 4 DVD reprend les "meilleurs" sketches de l'émission cultissime des Monty Python : "Monty Python's Flying Circus". Ces énormes moments de délire débridé, absurde, surréaliste et iconoclaste passaient à sur la chaine publique anglaise BBC à des heures de grande écoute dans les années 70. Cette bande de fous furieux ont sévi pendant quelques saisons en proposant des sketches hilarants pour les amateurs d'humour absurde et surréaliste. On connait leur reconversion subséquente au cinéma avec le succès à la clé pour un film comme Holy Grail ou encore Life Of Brian, mais ils ont également fait des tournées comiques en Angleterre et aux Etats-Unis. Le groupe s'est ensuite plus ou moins séparé vers le milieu des années 80 et chacun de ses membres a poursuivi sa route. Le dernier Monty Python en activité dont on entend encore parler dans la presse est le très fantasque Terry Gilliam, dont l'activité est malheureusement plutôt erratique.



Mais pour revenir à nos "personal best", il s'agit ici de 4 DVD's dans lesquels 4 de nos Monty Pythons (Terry Jones, Eric Idle, John Cleese et Michael Palin) nous présentent leurs sketches préférés.



Un peu à la manière des best of musicaux, on trouve donc un peu de tout représentatif de l'oeuvre des Monty Pythons, avec pour conséquence une variance assez élevée dans la qualité de ce qui est montré. Tout le meilleur n'y est pas malheureusement, mais ces 4 DVD's d'une heure garantissent tout de même de grands éclats de rire Pythonesque.


dimanche, février 18, 2007



Seinfeld - Saison 1 & 2

Attention au décrochage de maxillaires avec Seinfeld... Les péripéties de ces quatre juifs new-yorkais sont tout simplement hilarantes ! On voit lors de la première et la seconde saison la mise en place des personnages, la recherche de l'approfondissement des rôles et des caractères par les acteurs, les premiers gags à répétition, les premiers éclats de folie furieuse.



Ces deux premières saisons voient l'invention de toutes une série de gimmicks qui resteront tout au long des 9 saisons que Seinfeld distillera. La première entrée en glissade de Kramer, la découverte de la relation passée entre Elaine et Jerry, les premières apparitions de pas mal de roles secondaires récurrents (Oncle Léo, les parents de Jerry, Newman)



* Jerry: I think Superman probably has a very good sense of humor.

* Jerry: Let's face it, a date is a job interview that lasts all night! The only difference between a date and a job interview is that not many job interviews is there a chance you'll end up naked at the end of it.

* George Costanza: She calls me up at my office, she says, "We have to talk."
Jerry: Uh, the four worst words in the English language.
George Costanza: That, or "Whose bra is this?"
Jerry: [wincing and nodding] That is worse.

* Ray:(nervous)Hey, I think you might be confused with somebody else.
Kramer: (in a bit of doubt)Is your name Ray?
Ray: Yeah.
Kramer: YEAH, YOU'RE THE PUNK I'M LOOKING FOR!!!

* Jerry: If only you could put your mind to something worthwhile. You're like Lex Luthor. (Said to Kramer, when he devises a very strange, devious plan.)



20/20 pour le grand délire et les fou-rires. Très hautement recommendable !

mardi, février 13, 2007



Borat.

Le phénomène Borat m'a au fur et à mesure des échos que j'en avais, au départ intrigué - je croyais à un canular - puis laissé sceptique, puis finalement énervé, jusqu'à ce que je me décide enfin à le regarder pour "ne pas mourir idiot". Mes préjugés à l'encontre de ce film se basaient tout autant sur la forme que sur le fond. Je n'appréciais pas ce genre de cinéma, filmé comme un documentaire de "Striptease", basé sur du foutage de gueule et de la méchanceté gratuite, à la Michaël Youn ou autre comique de bas étage. Il faut dire que le film avait eu mauvaise presse et que je m'en étais approprié une partie des critiques.



Quand je me suis décidé à le regarder, et il n'y a qu'à voir les photos que j'ai tirés du film, je me suis finalement retrouvé en face d'un OVNI, qui m'a peut-être quelques fois fait sourire, mais qui m'a surtout profondément dérangé pour plusieurs raisons.

Tout d'abord, ce n'est pas vraiment drôle. D'accord, chacun peut avoir son sens de l'humour, mais personellement la provocation gratuite et méchante (racisme, misogynie, imbécilité, ...) me fait assez peu rire quand elle n'est pas accompagnée du second degré salvateur qui remet en perspective la blague grassouillette pour faire sortir une vérité qui n'est pas bonne à dire toute crue. Sacha Baron Cohen n'a pas peur de dire qu'il EST le personnage qu'il joue dans ce film, pendant au moins toute la durée du tournage. Il continue à être Borat dans les interviews et se fond à un point dans le personnage qu'il en retire instantanément toute possibilité de second degré. Dont acte dans le film.



Ensuite, l'absence d'histoire fait que ce film ressemble à une collection de sketches trop longs fait par un Jean-Yves Lafesse anglo-américain à l'accent insupportable qui aurait laissé son cerveau au vestiaire. L'absence de relation ou de continuité entre les différents passages du film nuisent absolument à sa digestibilité.



Enfin, la qualité cinématographique est inexistante. La référence que je faisais à Striptease est même flatteuse pour Borat, tant la caméra est promenée à travers le film tout comme Borat, sans aucune intelligence, ni réflexion. Jamais le mot "mise en scène" n'aura manqué comme dans ce film-ci. Et pourtant, cette façon de filmer est paradoxalement peu compatible avec la "spontanéité" qui est vendue par le marketing du film, ce qui décrédibilise d'autant plus le propos du film qui se prétend être filmé "sur le vif". Entre autres, il semblerait que bon nombre de scènes aient ainsi été plus ou moins "truquées" par la présence d'acteurs, ou de complices (cfr. Pamela Anderson).



Vous aurez compris que je n'ai pas aimé. C'est un film qui peut valoir la peine d'être vu pour son côté OVNI, mais si vous y cherchez autre chose, je ne peux que vous conseiller de passer votre chemin.