samedi, janvier 27, 2007



12 Angry Men.

Je ne dois jamais me faire violence pour regarder un bon vieux classique tel ce "12 angry men" et force est de constater qu'une fois de plus, je me suis retrouvé en face d'un chef d'oeuvre, ciselé par un orfèvre de la caméra, servi par un maître scénariste et des acteurs dans le ton. Le principal "charme" de ce film est d'être du bout en bout (sauf les 30 premières et dernières secondes) un huis clos qui se déroule dans 25 m².



Ces 25 m² sont cependant le lieu où va se jouer, devant nos yeux, la vie d'un homme, que l'on ne verra pourtant jamais. Pour ne pas tirer en longueur le suspense, je vais donc me lancer dans le pitch du film. Ces 12 hommes en colère sont les 12 jurés qui doivent statuer sur la culpabilité d'un suspect de meurtre. En ces temps-là, cela revient donc à l'envoyer à la chaise électrique s'il est coupable, ce dont aucun des jurés ne doute... Sauf un.



L'histoire de ce film est à la fois un playdoyer contre la peine de mort, une réflexion sur le fonctionnement subjectif de la justice, une démonstration du pouvoir manipulateur des mots et une invitation à la tolérance, au triomphe de l'intelligence sur l'émotion et à la compréhension d'autrui. Il se double en plus d'une maîtrise cinématographique du suspense et de la tension, où le réalisateur nous emmène de sentiments en sentiments et nous fait basculer de camp en fonction des arguments qu'il nous égrène.



Coupable ou pas coupable ? est la question qui revient en permanence. Nous ne pouvons juger, car rien du meurtre ou du procès ne nous est montré, comme si le réalisateur voulait nous faire vivre finalement la position de ces jurés qui doivent trancher sans être sûrs de connaître la vérité, mais simplement en s'exprimant sur leur intime conviction.



Peu importe finalement le résultat, c'est le cheminement qui est important, dirais-je en paraphrasant un célèbre proverbe confucéen. Et le cheminement effectué par l'esprit, les sentiments et la raison de ces 12 hommes est tout simplement passionant !

jeudi, janvier 18, 2007



The Shield - Saison 2.

La suite des aventures de Vic et de la Strike Team sont toutes aussi prenantes et mouvementées que la première saison. La qualité de cette série continue à s'améliorer au fur et à mesure que les relations entre les personnages se développent et se densifient et que chacun se positionne dans ses luttes de pouvoir...



La seconde saison est centrée autour de l'arrivée d'un cartel de mexicains qui a entrepris de mettre le quartier sous son administration et n'entend pas laisser la police y mettre son nez. Ce qui ne plaît évidemment qu'à moitié à Vic, qui entend rester le caïd dans le secteur, et est prêt à se frotter à tout et à tout le monde pour arriver à ses fins.



Cette deuxième saison m'a tout simplement laissé le souffle coupé par les ingrédients qui m'avaient plu dans la première : grain de l'image, qualité du jeu d'acteur, pertinence de la réalisation et de la mise en scène, densité du scénario, ... N'en jetez plus !



C'est un deuxième strike au bowling, j'attendrai patiemment la saison 3 en DVD tant la qualité de cette série mérite la qualité sur écran.

mardi, janvier 02, 2007



An inconvenient truth.

Une fois n'est pas coutume, j'ai décidé de commencer l'année par une bonne résolution en regardant le documentaire d'Al Gore sur le réchauffement climatique. Ce documentaire m'avait été chaudement recommandé par mon beau-père qui s'intéresse particulièrement au sujet en raison de son métier. Sensible au sujet depuis de nombreuses années, je me souviens encore d'une dissertation et d'un travail que j'avais dû présenter en 1990 et sur laquelle j'avais mis en évidence à l'époque les deux problèmes climatiques qui semblaient les plus criants à l'époque : la destruction de la couche d'ozone et le réchauffement de l'atmosphère. La problématique de la couche d'ozone a été traitée avec le succès que l'on peut apparemment lui reconnaître, puisqu'elle a disparu du radar des médias. Peu a été fait par contre pour le réchauffement climatique dont la validité était jusqu'il y a peu de temps encore contestée par de nombreux "experts".

Entre temps, de l'eau a coulé sous les ponts, puis il y a eu - entre autres - ça...



S'il était bien un homme politique au monde qui pouvait porter sur lui toute cette problématique, il s'agissait bien d'Al Gore, dans le sens où celui qui se présente en tant que "I used to be the next president of the United States" est un héraut de la lutte contre le réchauffement climatique depuis de nombreuses années, même si cette facette de sa carrière politique a été délibérément occultée par ses conseillers en communication lors de sa course à la présidence en 2000, afin de ne pas le montrer comme un écologiste intégriste.



Le recomptage des bulletins en Floride lors de cette éléction aura donc fait perdre au monde, en plus d'un potentiellement excellent président des Etats-Unis, 7 ans cruciaux au moins de lutte contre le réchauffement climatique. La capacité de nuisance de Dumber Dumbo Dubbya Bush ne s'arrête malheureusement pas, comme on le voit aux frontières de l'Iraq...



Cet aparté terminé, je n'ai rien à rajouter sur le dit documentaire si ce n'est qu'il devrait être vu et appliqué par tout le monde. Nous n'arriverons à changer les choses qu'en changeant "ensemble" certaines de nos habitudes. Ce ne sont pas des changements "top-down" que l'on doit attendre de nos décideurs, mais bien des petites actions individuelles dont la somme pourrait tout simplement sauver notre mode de vie.