The return of the jedi.Euh, pardon, je voulais dire : Star Wars - Episode 6. Le dernier volet (sauf accident ou dérapage incontrolé de Georges Lucas) de LA saga de science-fiction par excellence. 6 films et des budgets affolants pour que des ours en peluche changent le destin de la galaxie, on aurait pû imaginer fin plus grandiloquente.
C'est pas tellement qu'il ait vieilli le machin, même sans les repasses d'ILM sur les effets spéciaux il y a quelques années, c'est plutôt le scénario qui manque singulièrement de finesse.

Je n'ai pas eu besoin de voir la fin du film pour pouvoir très exactement comprendre ce que ce film me faisait : un mélange d'excitation et de réminescences de rêves enfantins se mélangeait à une analyse technique, qui débouchait inmanquablement sur soit une critique sur la lourdeur scénaristique, la grosseur des ficelles ou enfin l'épaisseur de la symbolique qui tiennent l'histoire.
Pour le dire froidement, l'histoire m'a fait un peu comme un Walt Disney qui voulait faire pan-pan comme les grands.

Ce qui a plutôt enchanté mon oeil d'adulte, c'était le côté artisanal et matériel des effets spéciaux. Certes, comparé à l'ordinateur, on perd largement en possibilité d'expression imaginative, mais on y gagne en plaisir de cinéphile. Sans vouloir faire le malin, on palpe le travail minutieux des maquettistes, la fantaisie des maquilleurs et l'inventivité des costumiers. En prime, on assiste aux débuts des incrustations "CG" dans la pellicule, à l'époque où je chargeais des cassettes sur mon ZX-Spectrum.
Un autre enchantement pour l'oeil d'adulte étant bien entendu le costume mythique dont l'immonde et lubrique Jabba affuble la pauvre Leia. Il faut bien dire que jusque là, les tresses à l'anglaise de Carrie Ficher avaient plutôt laissé tout le monde indifférent. Ce n'était pas que les tenues spatiales ne lui allaient pas, mais on était quand même pas loin de zéro absolu en termes de "sexytude", si vous me permettez ce néologisme.

Dans le retour du jedi, par contre, excusez-moi du peu........! Bikinis en métal, pagne plus que fendu, menottes au poing. Elle tue Jabba en l'étranglant à la chaine gros maillon et se permet ensuite de manier du canon laser de gros calibre. Rien que ce petit quart d'heure de scène a dû bouleverser et impacter durablement la libido de toute une génération. Pour les nostalgiques, je n'ai qu'une adresse : http://www.bapwatch.co.uk/Star%20Wars/
Ca m'a plu au final de revoir ce film, car malgré ses indéniables faiblesses, il reste enchanteur pour l'enfant que j'ai été. J'espère que les enfants d'aujourd'hui, qui ont été baignés par "la prequel" reverront avec les mêmes sentiments toute la saga dans une vingtaine d'années...
Fargo.Autant y aller tout de go, Fargo est un chef-d'oeuvre qui mérite amplement les 2 oscars qu'il a reçu (meilleure actrice et meilleur scénario). Pour ma part il aurait même sans doute pu en recevoir quelques uns de plus, comme celui de la meilleure photographie ou celui du meilleur second rôle masculin.
Ce film est basé sur une histoire vraie. Ce qui se passe au fin fond de l'Amérique, là où l'esprit américain n'est pas marqué par le sempiternel "American Dream", mais encore par une mentalité qui n'a pas dû énormément évoluer depuis l'arivée des premiers colons. On est en plein dans une ambiance de province plouc comme nous autres, pauvres européens sur-urbanisés, ne pouvons même plus imaginer.

C'est sûrement là toute la force de ce film, son ambiance de province, ses bars glauques, ses pauvres types endettés, ses étendues desertiques à perte de vue. Je ne suis jamais allé au Minnesotaou au Nord Dakota, mais après avoir vu ce film, je pense que l'envie m'en est otée à jamais.
Les acteurs sont tout à fait au niveau des standards des exigents frères Coen. Le scénario en béton armé nous fait voyager aux confins de l'horreur en compagnie de deux crapules et d'un pauvre type. Tout ça pour quelques dollars, dira Marge à la fin du film. Le cocktail détonnant de l'ambiance étouffante de ces "villes" de province, mélangé avec des personnages sans scrupules et amoraux, donne une dimension tout à fait juste de la possibilité que l'être humain recèle en soi de tomber dans les plus bas-fonds.

Ca, c'est pour l'oscar du scénario.
La prestation de Frances McDormand en flic médiocrement intelligent, mais attentif et tenace méritait bien entendu aussi la plus belle récompense holywoodienne. C'est sans doute un des rôles "understated" les plus attachants qu'il m'ait été donné de voir.

Mais ce qui a été manqué par l'académie, à mon avis, c'est la splendeur de la photographie et sa symbiose parfaite avec le scénario. Tout est en demi-tons, fané, diaphane et sans éclat. Dépressif, comme ce qui se passe sous nos yeux.
Non, je n'ai pas grand chose d'autre à rajouter sur ce film, sinon que c'est un "must see" de premier ordre, et pour ma part, le meilleur des frères Coen !
Shark Tale.Parfois je me fais un grand écart en possédant dans ma Vidéothèque des films dont je sais pertinemment bien que je ne les regardrai probablement jamais. C'est cette vieille cassette du temps où j'enregistrais tout ce qui bougeait sur feu "Canal+", aujourd'hui BeTV depuis le lâchage de lest financier de son actionnariat français, ou bien encore ce SVCD qui sort de je ne sais plus où, voire même le DVD sous blister d'origine, soldé dans un hypermarché à l'occasion d'un "week-end à prix fous".
Il en était ainsi avec Shark Tale, jusqu'à ce qu'un pote étudiant médecin, fatigué et écoeuré par ses 3 jours d'exercices pratiques en anatomie musculaire du bassin féminin passe à la maison pour discuter le bout de gras et mater un chti'film qui traine... Une éclaircie dans son ciel noir de blocus, une lumière au bout du long tunnel, un braséro pour celui qui a froid.

Après des longs palabres, et voulant lui faire reprendre le goût des bonnes et saines valeurs que l'on enseigne aujourd'hui à nos enfants, je lui ai proposé de se lancer à l'attaque de Shark Tale et de lui donner 10 minutes à vivre avant de se faire éjecter du lecteur DVD.
Je passe par plusieurs phases au long du film
Play....... Au bout des 10 minutes, le verdict est là : c'est bel et bien de l'animation en images de synthèse, avec ses clichés et ses caricatures, ses exagérations qui tournent en pantalonnades et qui font passer les Monty Python pour des tristes sires sans imagination...

Bon c'est coloré, c'est Will Smith qui chante, c'est l'histoire d'un petit gars pas très courageux qui devient un héros. Le même principe que pour "History of Violence", mais avec un film qui s'arrêterait juste au moment de gloire du héros sans montrer quel prix il doit payer pour cet acte public.

Il y a aussi le potos, le bon gars qui l'aide. On est vraiment dans le symptomatique du film pour pré-ados de 10 à 14 ans. Je suis pas trop dans la cible en fait et ce film pêche sans doute par son manque à réussir à transcender le genre et à emporter tous les ages. Trop marqué par son époque pour être intemporel, montrez plutôt à vos gamins les Aristochats et Alice au pays des merveilles...
A History of Violence.C'est l'histoire d'un gars... à qui la vie réussit plutôt bien dans son petit village du Middle-West, ou d'un autre trou perdu dans le genre Virginie. La vie n'est pas bien compliquée et les petits soucis de tous les jours n'ont pas beaucoup d'importance... Il est là et mène une vie heureuse avec sa femme et son fils, en tenant tranquilos son troquet au coin de la rue. Il sert du café au shérif et il ferme quand il fait noir.
Un jour pourtant, Bardaf ! C'est l'embardée comme dirait l'autre. Il devient du jour au lendemain un héros qui a sauvé quelques uns de ses congénères. Avec tout le ramdam que ça peut susciter au coeur de cette photographie couleur du rêve américain; chaines Télé et compagnie.

C'est en gros à partir de là que commence à se déveloper le sujet dont va nous entretenir Mr. Cronenberg pendant la durée du film : "Quelle est la bête qui se tapi au plus profond de chancun ?" Un délire paranoïaque et mon voisin de palier se transforme en un monstre assoifé de vengeance et de revenge. La Mouche parlait déjà, mais sur un autre ton, de l'immonde que nous avons en nous.
Ici il parle de la brute. Le sans-foi ni-loi. Et il nous l'habille d'un déguisement des plus inoffensifs qu'il soit.

Si le thème est attrayant et s'il est vrai que la mise en scène tient bien la route, le scénario laisse peut-être comme une trainée de souffre derrière lui. A mille lieues de toute morale et du moindre remord, notre pauvre type se replonge dans un passé où il chasse ses fantômes, ses démons du temps passé. En plus du fait que le thème des fantômes se retrouve conjugé au présent dans Match Point, ceux de "History of Violence" sont beaucoup plus "violents" justement.
Un ami cinéphile (sans doute toujours le même...) me faisait part de sa vision de l'histoire de ce héros américain, qui se glorifie entre son passé violent et sa renonciation volontaire au Mal afin de vivre une vie harmonieuse. L'humilité pesant du poids de la conscience de ses propres pêchés. C'est très beau tout ça (sans ironie), mais au final je n'ai pas réussi à extraire le moindre once de sympathie pour le personnage, trop inhumain, non par excès d'égo ou cabotinage de Viggo Mortensen, mais par ces faiblesses dans la construction et le déroulement de l'histoire.

Grosso modo, c'est pas mal, c'est sûrement à louer dans toutes vos meilleures librairies quand ça sortira.
Desesperate Housewifes - Saison 1.Ca faisait longtemps que je n'avais pas pris autant de plaisir à regarder une série TV. En fait, à part les Sopranos, je n'avais jamais apprécié les séries. Même les avis unanimes partagés autour d'une série comme Seinfeld ou bien Friends ne m'avaient jamais convaincu, au risque de passer une fois de plus pour un vieux crouton manquant d'ouverture d'esprit. Je reprochais aux séries une trop grande facilité scénaristique, couplée à un manque flagrant d'originalité de mise en scéne et des décors trop pauvres ou répétitifs pour susciter vraiment l'intérêt. Et celles-là présentaient les mêmes défauts.

Non, la série qui m'avait vraiment réconcilié avec le format, c'est les Sopranos. On y trouve tout ce qu'il faut. Les Sopranos sont un bonheur scénaristique, un jeu d'acteur convaincant et une mise en scène correcte. Tout ça fait qu'on a envie d'en savoir plus à la fin de chaque épisode. J'ai aussi une préférence marquée pour les 52 minutes, qui permettent de raconter une histoire, alors que les formats plus courts ne permettent, à mon avis que de faire passer quelques scènes de vie.

Si je décortique de cette manière ce qui me plait dans une série, c'est parce que Desesperate Housewife parvient, en tout cas dans sa saison 1 à réunir tous ces ingrédients. L'ombrelle, ou le thème de la série est à priori pourtant moins attirant que celui des Sopranos. Que ce machisme affiché m'étouffe si j'exagère.

Car après tout, on parle de la vie d'une rue de banlieue américaine upper-middle class, en se focalisant particulièrement sur les (més)aventures de 5 femmes, avec par ordre subjectif décroissant de "sex-appeal": Susan la maladroite distraite - Gabrielle la profiteuse sans remords - Edie la nymphomane idiote - Bree la ménagère parfaite - Lynette la mère au foyer dépressive.
Là où la série prend toute sa dimension, c'est qu'à côté des histoires "one shot" de chaque épisode, un fil rouge tout à fait consistant tire toute la série. Une intrigue de film policier nous tient en haleine tout au long des épisodes, et les études de caractère des 4 femmes viennent se greffer sur cette colonne vertébrale à merveille.

Evidemement il ne faut pas rêver, tous les épisodes ne sont pas du même niveau, et la mise en place du décor prend environ 7-8 épisodes avant que l'histoire ne se dépoye vraiment et prenne de l'ampleur.

Malgré tout ça, c'est donc bien curieux de voir les développements à venir que je vais me lancer dans la seconde saison de cette série divertissante et rondement menée.
Harry Potter and the Goblet of Fire.Comment et pourquoi les films d'Harry Potter ont un tel succès restera pour toujours un grand mystère pour moi... Bon, d'accord je n'en ai vu que deux, en l'occurence le premier de la série et celui qui nous occupe maintenant, mais vu qu'il m'a été confirmé qu'ils sont tous de la sorte, je n'ai pas beaucoup d'espoir.
Décousu est le terme qui me parait le plus approprié. On ne comprend rien à ces histoires. Les transitions et la cohérence de l'histoire sont toutes les deux inexistantes. Plusieurs fois j'ai voulu appeler à l'aide pour qu'on m'explique. Qui est ce personnage, d'où sort cette histoire, c'est quoi ce symbole, ...?

Croyez-moi, monsieur le réalisateur, c'est très frustrant. Qu'attendez-vous de moi ? Que je connaisse l'univers de Potter comme je connaissais celui de Tolkien avant de regarder le Seigneur des Anneaux ? Désolé, mais la parution est trop récente pour moi et je n'ai pas encore eu le temps de lire quoi que ce soit de J.K.Rowland.
Plus problématique pourtant et bien que lié au problème pré-cité, la superficialité de traitement de certaines des scènes frustrera aussi le Potter-maniaque le plus fervent. Et ça m'a été confirmé par un amateur de la série en livres.

Il semble que le film se perde dans le foisonnement de l'imagination livrée par l'écrit. C'est comme si le réalisateur, en lisant le bouquin, s'était dit: "Ah oui, cette scène est géniale, il faut absolument que je la tourne", et l'a tournée, mais sans avoir les moyens de la mettre suffisemment en exergue pour l'intégrer dans le récit.
Et la densité de l'histoire et du film s'en ressent franchement. C'est exactement le contraire du tour de force de Peter Jackson qui avait réussi à tailler dans le gras pour garder la cohérence dans son adaptation du Seigneur des Anneaux (en version longue en tout cas, car la taille, trop franche dans la version normale pour des raisons de durée du film, enlevait plusieurs clés de compréhension capitales).

Ce qui est vrai pour des scènes "d'action" est aussi vrai pour les relations entre les personnages, qui ne se développent pas, mais qui sont parachutées sans autre forme de procès ou de préambule.
A part cet inconvénient, le film est plein de rythme, et le temps passe vite en la compagnie de Harry et de ses copains. Les effets spéciaux y sont bien entendu pour quelque chose et ils sont évidemment parfaitement bien réussis, mais comme dirait l'autre, il manquerait plus que ça...
Kung-Fu Hustle.Si les "Looney Tunes" avaient été chinois, et s'ils avaient été filmés au lieu d'être dessinés, alors Kung-Fu Hustle en aurait sans aucun doute été un épisode.
Ce qui est amusant avant tout à Crazy Kung Fu c'est que ce film ne se prend évidemment pas au sérieux. On a à faire avec un film d'art martiaux, mais qui détourne les clichés du genre pour arriver à en faire un film drôle, caricatural et entraînant.
Les personnages sont en effet du plus haut grotesque, et c'est en grande partie ce qui me fait faire le parallèle avec les Looney Tunes.

Maintenant, il est vrai qu'après vision du film, ce n'est certainement pas une oeuvre qui va rester au sommet de mes préférences cinématographiques. En effet, le scénario, bien qu'inventif, n'est pas à proprement parler des plus passionants. La mise en scène, inventive et rythmée pour tous les combats, répond quand même aux canons de l'esthétique asiatique. Le jeu des acteurs, comme je disais, est plus caricatural que bon.

Ce qui manque au fond, c'est la petite touche qui aurait pu transformer l'essai. Sans doute que la prétention de faire du bon cinéma n'était pas clairement affichée lors du tournage, avec l'impact que cela peut donner au résultat final. Si le film avait pu se sublimer encore un peu plus et accentuer encore ses points forts, on aurait sans doute eu un excellent archétype de la comédie d'art martiaux. Comme Stephen Chow l'avait déjà livré dans Shaolin Soccer, ou la parodie et les poncifs du genre étaient servis avec encore plus de comique.

Un bon moment de divertissement, j'en suis convaincu. Un grand film à revoir, j'en doute sérieusement...
Ghost in a shell.A la vue de ce film, je me pose une question: de ces deux postulats, lequel est le plus probable: "Je suis trop vieux pour regarder des dessins animés" ou "Le bruit fait autour de ce film n'est pas mérité" ?
En fait, probablement les deux (je n'aime pas les trucs trop binaires...). Certes les dessins me semblent beaux et originaux, mais je ne suis pas un expert du genre. Mais l'histoire est mouarf, comment dire... loin d'être évidente à suivre.
Le futur est dominé - comme aujourd'hui - par des gouvernements paranoïaques qui fomentent des coups d'états pour des raisons politiques, les androïdes se livrent à une lutte de pouvoir entre départements rivaux. Ca gicle et ça combat ferme, il y a des beaux robots et des beaux flingues, des cascades dignes de James Bond ou Triple X, et le language qu'il faut pour donner la touche "techno".

Tout ça est très cyber, très réseaux, très "Net" et donc très dans l'air du temps. En d'autres mots; une icône de la culture geek. Désolé, mais bien que le Neuromancer de Gibson date de 1982, ces histoires me dépassent quelque peu. J'ai du mal à cerner le fin mot du truc. Quant au côté divertissement, c'est là que je rejoins ma question sur le postulat de départ, ou bien j'ai perdu mon âme d'enfant qui adorait les dessins animés, ou bien l'histoire est tout simplement trop faiblarde pour me tenir en haleine.

Ceci dit, les dessins restent beaux et bien ciselés. Peut être à essayer en B.D. pour voir si l'histoire est plus riche...
Once upon a time in America.Il n'est pas difficile de se rendre compte, à la vision du film, qu'on a ici affaire à du grand art. De la réalisation aux décors, des costumes au jeu d'acteur, du scénario à la photographie, tout s'accorde comme dans une symphonie pour livrer un film d'une densité et d'une richesse rare.
Ce film est complexe de par sa structure, toute en flash-back et en saut an avant dans le temps, magnifiquement articulés autour d'événements sonores ou visuels.
Il est dense de par son scénario, qui nous raconte la vie d'un gangster à New-York, avant, pendant et après la prohibition.

Il est riche de par ses différents niveaux de lecture, qui nous rapellent qu'au delà de l'histoire de gangster, chaque homme se construit dans la vie de par les choix qu'il fait à chaque moment et que ces choix déterminent pour le meilleur et pour le pire, son futur. C'est un film qui donne également une leçon de vie, non pas au sens "cul-cul" du terme, mais dans son acception la plus noble, celle de nous rappeller que chaque homme tient sa vie en main.

La réalisation sans faille est sans aucun doute au coeur de la réussite de ce film et de ce qui fait sa magie, mais le jeu des acteurs est également époustouflant. En effet, De Niro est tout exactement dans le ton, à travers les différentes phases de la vie de Noodles. Le rôle de Max le méchant gangster est tenu de manière magistrale par James Woods, qui rend toute la complexité de la relation entre les deux amis et la rivalité qui les oppose (ou les réunit ??? ;-) de manière magistrale.

Je ne m'attarderai pas sur la narration de l'histoire, après tout j'espère maintenant avoir convaincu les plus réticents de louer le DVD et les convaincus de revoir le film. Il suffit de s'installer devant sa télé, de lancer le DVD et de se laisser porter par la magie. N'oubliez pas de bien vous préparer et de garder vos yeux et votre esprit bien ouvert pour ce voyage de quasiment 4 heures...

Un film pur plaisir donc pour les yeux et pour l'esprit.
Plan 9 from Outer SpaceVous qui n'avez jamais entendu parler de cette merveilleuse pellicule, soyez perdus pour toujours et à jamais ! Car oui mes amis, les événements dont j'ai été témoin devant mon petit écran laisseront à jamais dans ma mémoire des souvenirs indélébiles. Plus jamais je ne pourrai regarder qui que ce soit dans la rue, dans le métro, dans les couloirs au boulot sans me demander si lui aussi, à la place et avec la passion du grrrrand Ed. Wood jr. aurait pu tourner un film de ce calibre !"Unspeakable Horrors From Outer Space Paralyze The Living And Resurrect The Dead!"Tout un programme qui tient dans 80 petites minutes !
Je vous renvoie à la section "Memorable quotes" de notre cher IMDB pour savourer la richesse dialoguistique de ce film. Malheuresement, vous ne pourrez pas profiter de la profondeur de l'intrigue, ni de la qualité du jeu d'acteur, ni du talent sans limite du réalisateur ou encore de l'authenticité des décors.
La question de l'ineptie de ce film se pose pourtant uniquement après dégustation de ce cocktail détonnant, mais non sans en dévoiler une autre, que j'emprunte volontiers au language policier, celle du mobile. Quel est le motif profond de ce film ?
Qu'Edward D.Wood Jr. n'ait pas eu assez de pellicule pour être obligé de repasser la même scène plusieurs fois, soit. Que le budget manquant pour engager un scripte décent ne permette pas à celui-ci de respecter la plus élémentaire continuité de temps dans l'action (jour - nuit - jour, même action), ou bien dans les décors (champ, cimetière, champ) est déjà plus étonnant. Que les effets spéciaux soient visibles de manière flagrante à la caméra, passons. Que les acteurs ne connaissent pas leur rôle, ou ne prononcent pas un mot de tout le film, ...La liste est longue.
Mais je n'ai pas de réponse. Je pense sincérement qu'Ed était convaincu de son travail. Il aimait le cinéma et voulait être un réalisateur parfait. Il doutait de son art mais ne lésinait pas pour réussir. Il avait la carrure pour, l'esprit pour, il a travaillé pour. Mais il a raté. Sans équivoque.
Pour une fois, je n'ai pas assez de ce blog pour lever toutes les critiques que l'on pourrait faire à l'encontre de ce film. Il ne me reste donc qu'à conclure avec un point positif : ATTENTION, ce film est drôle !
Match PointLe dernier Woody Allen ! Encore une histoire chiante à se coltiner, où les personnages gnan-gnan passent leur temps à se prendre la tête en se demandant pourquoi leur psy qui a son cabinet dans un loft de la 5° avenue se borne à voir en leurs déboires conjugaux des manifestations réprimées de leur désir de sur-moi...Bon j'exagère et j'avoue par la même occasion que je n'ai point vu beaucoup de Woody Allen dans ma courte vie cinéphilique, ceci expliquant sans doute le préjugé que j'ai sur le contenu de ses histoires, lequel préjugé démontrant sans doute aussi, vous l'aurez compris, mon à-priori pas franchement positif concernant le cinéaste fétiche de Manhattan (1979 - avec Diane Keaton :-)
Et bien là, j'en suis resté paf !D'abord loin des préjugés, Woody s'est exilé à Londres, pour tourner un histoire d'amour infernanle à géométrie variable entre un jeune sportif arriviste, sa femme roulée dans la farine, son beau-frère qui l'introduit dans la haute et sa belle-soeur.Evidemment avec un thème vaudevillesque aussi inépuisable que celui-là, libre cours au scénariste de talent qu'est le père Woody de s'amuser à revisiter le genre dans le Londres de ce début de millénaire.
Cette histoire d'un jeune homme hanté par un fantôme merveilleusement incarné par la splendide Scarlet Johansson et par ses propres démons est un condensé de nature humaine dans ses traits les plus excessifs, mais aussi dans ce qu'elle peut montrer de vrai dans ses sentiments."On top of", comme on dirait dans la langue de Woody, il nous développe une intrigue captivante et pleine de rebondissements, pendant laquelle on ne s'ennuie jamais, et qui possède une chute on ne peut plus inattendue qui dure une bonne demie-heure !Je conseille donc vivement, et sans réserves, j'ai beau chercher je ne trouve pas de points faibles. Je reverrai donc, pour avoir quelque chose à critiquer !
Tim Burton's Corpse BrideLe dernier Tim Burton. Dieu sait que j'aime ce réalisateur hors de la ligne hollywoodienne. Le côté décalé de tous ces films m'a toujours plu, avec plus ou moins d'intensité. En plus, nous partageons une passion commune pour Johnny Depp (l'acteur le plus doué de sa génération héhéhé) qui prête d'ailleurs sa voix au héros de ce Corpse Bride.En plus, j'avais un souvenir excellent de l'Etrange Noël de Mr. Jack, et je m'attendais plus ou moins au même genre de film avec ce Corpse Bride. Et bien j'ai été déçu ! Le film était trop noir, glauque, la mayonnaise ne prenait pas et les ficelles du tour de magie m'ont parues trop apparentes.
Bien sûr, c'est très joli de se démener pour avoir une telle qualité d'animation avec des personnages de fil de fer. OK, tout ce qu'on demande à un conte de fées c'est de faire rêver. Mais de rêve ici il n'est pas vraiment question, tant on ne réussit pas vraiment à s'attacher à ces personanges, qui semblent manquer de matière et de consistance, et dont les agissements et les réactions paraissent trop "téléphonés".
D'habitude je termine mes revues par une critique négative. Bien que beaucoup de négatif ait déjà été dit, je vais donc continuer... En fait, j'aime le réalisateur et son univers, que j'ai pu retrouver en partie ici. Mais l'univers a lui ne se suffit plus, Mr. Burton (si je puis me permettre)... Il est temps de remettre un peu de matière et de ne pas se contenter de personnages maigrichons en costume sombre, comme vous nous en serviez déjà il y a 17 ans dans Beetlejuice !
Le grand Tim devrait un peu se remettre en question et nous ressortir la magie d'Edward Scissorhands; l'originalité d'Ed Wood ou le second degré de Mars Attacks!
La Marche de l'EmpereurCaillant ce film... Je n'ai aucune raison ici de m'attarder sur quoi que ce soit concernant ce film. Je suis personellement fan de tout documentaire et donc de celui-là également.Il semble qu'entre les diatribes de "Michael Papy fait de la résistance Moore" et les gros plans du vol des canards sauvages blindés de grippe aviaire du "Peuple Migrateur", le docu-fiction format long métrage commence à faire recette, et plutôt bien ... Sur un budget de 8 Mio de $, le film en est déjà à 80 Mio de recettes aux States uniquement. La paye des pingouins devait être bien basse. Pour avoir une idée, c'est à peu près ce que "Dukes of Hazzard" a fait comme score (alors que les deux films sont sortis ensemble à une semaine près !)
Seul KO pour les pingouins, pas de Jessica Simpson pour exhiber sa voluptueuse poitrine et promener son regard de midinette...
A part ça, et bien que je n'ai pas vu les pré-cité Dukes dans leurs oeuvres, je subodore tout de même que le docu sur la vie des pingouins vous tiendra plus éveillé que la niaiserie sudiste.
Un reproche ?!
Oui, ces oiseaux ne font que réagir à leurs instincts et ne sont pas plus "mignons", "gentils", "courageux", ... que le pauvre phoque à qui l'on fait injustement endosser ici le rôle du tueur sanguinaire. Les phoques aussi ont le droit de se nourrir !
Vous l'aurez compris, un chouïa trop d'anthropomorphisme dans le script et le scénario rendent par moments les dialogues un peu gnan-gnan... A ce moment, n'hésitez pas à couper le son, la beauté de la photographie et des paysages se suffisent à elles-mêmes.