mardi, octobre 31, 2006


The Shield - Saison 1.

Encore une série entamée à mon actif. Je n'ai pas (encore :) la prétention d'en faire une spécialité, mais je commence à en avoir vu de diverses factures, et celle-ci ; "c'est d'la bonne". The Shield est particulier à plus d'un égard... Le scénario est construit sur un mode de long métrage découpé en tranches avec une intrigue principale qui se déroule sur plusieurs épisodes... Un peu comme les Sopranos. Le rôle principal est ici tenu par un policier et son équipe de choc "la strike team", affectés à un quartier "chaud" de Los Angeles. Les épisodes tournent donc tous autour de ce qui se passe dans le commissariat et de la vie au quotidien de ces flics.



La prise de vue et la réalisation sont également particulières à The Shield. Le grain est très flou, l'éclairage très naturel, la caméra balladeuse. Tout contribue à rendre une ambiance "sur le vif" très éloignée des habituels images lechées auxquelles nous ont habitué les Lost ou autres Desperate Housewifes de ce monde - diffusés en TV HD. Les décors, la musique et le casting sont quant à eux également bien en phase avec tout le reste.



Dans l'ensemble, c'est d'un très bon niveau, ça secoue, ça gicle, ça cogne dur, c'est tout plein de testostérone et ça crée assez rapidement un niveau de dépendance aigüe. Mes soirées repassage + série se sont enfilées à un rythme effrené depuis que j'ai reçu ce coffret à prêter. La série 2 est déjà sortie et disponible en DVD, mais malheureusement les distributeurs européens n'ont pas encore jugé nécessaire de rattraper le retard par rapport aux diffusions télévisuelles US, donc pour les autres saisons, va falloir faire chauffer le modem ADSL...



Ah, j'avais oublié de vous présenter le chef.

lundi, octobre 02, 2006


Scarface.

L'archétype du film de bandit, la face cachée du rêve américain, le revers de la médaille des strass et des pailettes. Scarface est un film puissant et intemporel qui raconte l'ascension fulgurante et la déchéance tout aussi rapide d'un émigrant cubain au passé trouble qui profite de l'engouement du début des années 80 pour la cocaïne pour s'asseoir un empire basé sur la drogue.
Véritable icône de la culture hip-hop et film-cultissime, Scarface réussit le pari d'être à la fois populaire et novateur. Les jeux d'acteurs brillantissimes de Pacino et de Pfeiffer n'y sont pas pour rien et même si tout le film se tient très bien, leur présence porte véritablement cette oeuvre encore un cran au delà des standards classiques.



Si certains ont vu dans ce film une parabole des temps modernes et du règne de l'argent-roi, Scarface reste avant tout selon moi un excellent film d'action au scénario prenant, à la mise en scène tendue et la musique adaptée, et ce sont ces aspects qui font que la mayonnaise prend très bien. De manière assez surprenante, son côté daté "eighties" de par les costumes, la déco, les voitures et la musique ne nuit pas à la crédibilité du récit et des personnages. Probablement parce que l'histoire elle-même est tout à fait insérée dans son époque - la fin des rêves hippies et le paroxysme du sens de la fête "Disco", avant les retombées sur terre de la période Reagan.



Evidemment, la cadence et le rythme du film prouvent aussi son époque, et on pourrait argumenter que c'est moins testostéroné que les productions actuelles du même acabit. On a cependant droit à des scènes d'anthologie et des répliques mythiques.



J'ai toujours un faible pour les histoires de gangsters et de méchants. Et celle-ci est particulièrment bien rendue et écrite.