lundi, juillet 30, 2007



Batman Begins.

Je dois commencer cette revue de "Batman Begins" par une remise en perspective. Les 2 premiers films de Batman de Tim Burton (et notablement le premier) avec Michael Keaton sont à mes yeux des chefs-d'oeuvre intemporels sur le combat éternel entre le bien et le mal, la faillibilité de l'humain face à son histoire et à ses tensions... Bref, des oeuvres pleines qui peivent s'apprécier à différents niveaux de lecture et de complexité. En opposition à ces 2 films, les épisodes suivants sont au mieux des divertissements sans prétention, au pire des pitoyables escroqueries. Je ne les ai pas tous vus, loin de là, et je serai bien dans l'impossibilité d'en parler en détail, mais ce que j'en ai vu et que j'en sais ne m'intéresse pas du tout.



Ce préambule étant fait, revenons-en au "Batman Begins" de Christopher Nolan. Fatalement, avec derrière la caméra un vrai réalisateur - décidé à raconter une histoire, le résultat est bien différent de ce à quoi les opus précédents nous avaient habitués.



Ce Batman est donc à rapprocher de ceux de Tim, mais la touche de Nolan rend tout l'univers de Batman et Gotham city encore plus réalistes que Burton qui nous emmenait dans ses habituels références graphiques.



Nous y découvrons la genèse du personnage de Batman et le cheminement progressif de Bruce Wayne qui s'érige en super-héros redresseur de torts. Nous aurons une compréhension de ses motivations, nous verrons son apprentissage passer par des étonnantes étapes et il aura l'occasion de mettre en valeur ses talents de bricoleur pour se fabriquer son attirail. Une telle introspection dans l'âme d'un super-héros me semble être une authentique exception dans les films du genre.



La photographie et la réalisation de ce film sont particulièrement soignés, tout comme le casting et les décors qui collent bien. Rajoutez un scénario qui rajoute de la profondeur dans sa dimension première : le divertissement et vous obtenez ce blockbuster de très bonne facture.

mardi, juillet 17, 2007



300.

Je ne me lancerai pas dans une longue tirade sur les aspects esthético-sexués de ce film de guerriers en slip rouge stéroidés. Le slip rouge n'est pas trop mon style à vrai dire. Il ne me sera pas non plus possible de trop en dire sur le scénario qui retrace le combat des spartiates contre les perses en l'an je ne sais plus combien avant JC. Je ne pourrai pas non plus dire grand chose du jeu des acteurs tant il se limite pour la plus grande part du film à des combats d'épée. Je ne m'étendrai pas non plus sur la mise en scène et la réalisation, tant le film - entièrement filmé devant un écran bleu - est post-produit.



Mais qu'est ce que je vais donc pouvoir dire sur "300" ? Il est un de ces films qui passent, dont on parle à cause des millions injectés dans la promo, les effets spéciaux, les prouesses techniques et non à cause du scénario, du réalisateur ou des acteurs.



Ce n'est donc pas dans ce qui me touche d'un film que 300 excelle. Je l'ai regardé pour ne pas mourir idiot, pour rester à la page, être au courant. Et comme souvent dans ce cas, je me dis que j'aurais pu regarder autre chose correspondant plus à mes gouts.



Tant pis, on ne peut pas voir tous les jours des "Dr. Strangelove"... :-)

dimanche, juillet 15, 2007



Harry Potter & the order of the Phoenix.

D'après mes décomptes, il devrait rester 2 films après celui-ci pour finir la série des Harry Potter... Les gamins et les gamines grandissent vite et le dernier film les montrera plus que probablement en jeunes adultes. Le concept d'ailleurs de faire évoluer "en temps réel" les protagonistes des films est d'ailleurs amusant à suivre et est en cela un miroir parfait des livres. Tout comme les livres d'ailleurs, les films gagnent en densité, en complexité scénaristique et en maturité au fur et à mesure que les épisodes se déroulent. En noirceur aussi d'ailleurs. Le précédent opus (Harry Potter et la coupe de feu) introduisait la mort d'un des protagonistes comme épilogue. On se retrouve une fois de plus ici dans un final qui terrifie les spectateurs. Certains voiles sont levés et ce que l'on voit derrière n'est pas des plus beaux. Des personnages attachants disparaissent.



Je continue à apprécier cette série pour ces spécificités "évolutives" (???) qui mène de plus en plus inexorablement vers un final que je ne connais pas mais dont je sais qu'il a été âprement débattu par de nombreux experts.



Au rayon des caractères marquants, nous avons cette année la directrice de l'école qui s'habille en rose bonbon mais dont les pensées et intentions tiennent plutôt du noir cachou. Les effets spéciaux ne sont pas non plus en reste et les scènes finales nous offrent de nouveau une débauche d'images à couper le souffle.



Vous aurez compris que j'apprécie et que ça me donne maintenant envie de reprendre les livres où je les avais laissés.