
Batman Begins.
Je dois commencer cette revue de "Batman Begins" par une remise en perspective. Les 2 premiers films de Batman de Tim Burton (et notablement le premier) avec Michael Keaton sont à mes yeux des chefs-d'oeuvre intemporels sur le combat éternel entre le bien et le mal, la faillibilité de l'humain face à son histoire et à ses tensions... Bref, des oeuvres pleines qui peivent s'apprécier à différents niveaux de lecture et de complexité. En opposition à ces 2 films, les épisodes suivants sont au mieux des divertissements sans prétention, au pire des pitoyables escroqueries. Je ne les ai pas tous vus, loin de là, et je serai bien dans l'impossibilité d'en parler en détail, mais ce que j'en ai vu et que j'en sais ne m'intéresse pas du tout.

Ce préambule étant fait, revenons-en au "Batman Begins" de Christopher Nolan. Fatalement, avec derrière la caméra un vrai réalisateur - décidé à raconter une histoire, le résultat est bien différent de ce à quoi les opus précédents nous avaient habitués.

Ce Batman est donc à rapprocher de ceux de Tim, mais la touche de Nolan rend tout l'univers de Batman et Gotham city encore plus réalistes que Burton qui nous emmenait dans ses habituels références graphiques.

Nous y découvrons la genèse du personnage de Batman et le cheminement progressif de Bruce Wayne qui s'érige en super-héros redresseur de torts. Nous aurons une compréhension de ses motivations, nous verrons son apprentissage passer par des étonnantes étapes et il aura l'occasion de mettre en valeur ses talents de bricoleur pour se fabriquer son attirail. Une telle introspection dans l'âme d'un super-héros me semble être une authentique exception dans les films du genre.

La photographie et la réalisation de ce film sont particulièrement soignés, tout comme le casting et les décors qui collent bien. Rajoutez un scénario qui rajoute de la profondeur dans sa dimension première : le divertissement et vous obtenez ce blockbuster de très bonne facture.









