Ghost in a shell.A la vue de ce film, je me pose une question: de ces deux postulats, lequel est le plus probable: "Je suis trop vieux pour regarder des dessins animés" ou "Le bruit fait autour de ce film n'est pas mérité" ?
En fait, probablement les deux (je n'aime pas les trucs trop binaires...). Certes les dessins me semblent beaux et originaux, mais je ne suis pas un expert du genre. Mais l'histoire est mouarf, comment dire... loin d'être évidente à suivre.
Le futur est dominé - comme aujourd'hui - par des gouvernements paranoïaques qui fomentent des coups d'états pour des raisons politiques, les androïdes se livrent à une lutte de pouvoir entre départements rivaux. Ca gicle et ça combat ferme, il y a des beaux robots et des beaux flingues, des cascades dignes de James Bond ou Triple X, et le language qu'il faut pour donner la touche "techno".

Tout ça est très cyber, très réseaux, très "Net" et donc très dans l'air du temps. En d'autres mots; une icône de la culture geek. Désolé, mais bien que le Neuromancer de Gibson date de 1982, ces histoires me dépassent quelque peu. J'ai du mal à cerner le fin mot du truc. Quant au côté divertissement, c'est là que je rejoins ma question sur le postulat de départ, ou bien j'ai perdu mon âme d'enfant qui adorait les dessins animés, ou bien l'histoire est tout simplement trop faiblarde pour me tenir en haleine.

Ceci dit, les dessins restent beaux et bien ciselés. Peut être à essayer en B.D. pour voir si l'histoire est plus riche...
Once upon a time in America.Il n'est pas difficile de se rendre compte, à la vision du film, qu'on a ici affaire à du grand art. De la réalisation aux décors, des costumes au jeu d'acteur, du scénario à la photographie, tout s'accorde comme dans une symphonie pour livrer un film d'une densité et d'une richesse rare.
Ce film est complexe de par sa structure, toute en flash-back et en saut an avant dans le temps, magnifiquement articulés autour d'événements sonores ou visuels.
Il est dense de par son scénario, qui nous raconte la vie d'un gangster à New-York, avant, pendant et après la prohibition.

Il est riche de par ses différents niveaux de lecture, qui nous rapellent qu'au delà de l'histoire de gangster, chaque homme se construit dans la vie de par les choix qu'il fait à chaque moment et que ces choix déterminent pour le meilleur et pour le pire, son futur. C'est un film qui donne également une leçon de vie, non pas au sens "cul-cul" du terme, mais dans son acception la plus noble, celle de nous rappeller que chaque homme tient sa vie en main.

La réalisation sans faille est sans aucun doute au coeur de la réussite de ce film et de ce qui fait sa magie, mais le jeu des acteurs est également époustouflant. En effet, De Niro est tout exactement dans le ton, à travers les différentes phases de la vie de Noodles. Le rôle de Max le méchant gangster est tenu de manière magistrale par James Woods, qui rend toute la complexité de la relation entre les deux amis et la rivalité qui les oppose (ou les réunit ??? ;-) de manière magistrale.

Je ne m'attarderai pas sur la narration de l'histoire, après tout j'espère maintenant avoir convaincu les plus réticents de louer le DVD et les convaincus de revoir le film. Il suffit de s'installer devant sa télé, de lancer le DVD et de se laisser porter par la magie. N'oubliez pas de bien vous préparer et de garder vos yeux et votre esprit bien ouvert pour ce voyage de quasiment 4 heures...

Un film pur plaisir donc pour les yeux et pour l'esprit.
Plan 9 from Outer SpaceVous qui n'avez jamais entendu parler de cette merveilleuse pellicule, soyez perdus pour toujours et à jamais ! Car oui mes amis, les événements dont j'ai été témoin devant mon petit écran laisseront à jamais dans ma mémoire des souvenirs indélébiles. Plus jamais je ne pourrai regarder qui que ce soit dans la rue, dans le métro, dans les couloirs au boulot sans me demander si lui aussi, à la place et avec la passion du grrrrand Ed. Wood jr. aurait pu tourner un film de ce calibre !"Unspeakable Horrors From Outer Space Paralyze The Living And Resurrect The Dead!"Tout un programme qui tient dans 80 petites minutes !
Je vous renvoie à la section "Memorable quotes" de notre cher IMDB pour savourer la richesse dialoguistique de ce film. Malheuresement, vous ne pourrez pas profiter de la profondeur de l'intrigue, ni de la qualité du jeu d'acteur, ni du talent sans limite du réalisateur ou encore de l'authenticité des décors.
La question de l'ineptie de ce film se pose pourtant uniquement après dégustation de ce cocktail détonnant, mais non sans en dévoiler une autre, que j'emprunte volontiers au language policier, celle du mobile. Quel est le motif profond de ce film ?
Qu'Edward D.Wood Jr. n'ait pas eu assez de pellicule pour être obligé de repasser la même scène plusieurs fois, soit. Que le budget manquant pour engager un scripte décent ne permette pas à celui-ci de respecter la plus élémentaire continuité de temps dans l'action (jour - nuit - jour, même action), ou bien dans les décors (champ, cimetière, champ) est déjà plus étonnant. Que les effets spéciaux soient visibles de manière flagrante à la caméra, passons. Que les acteurs ne connaissent pas leur rôle, ou ne prononcent pas un mot de tout le film, ...La liste est longue.
Mais je n'ai pas de réponse. Je pense sincérement qu'Ed était convaincu de son travail. Il aimait le cinéma et voulait être un réalisateur parfait. Il doutait de son art mais ne lésinait pas pour réussir. Il avait la carrure pour, l'esprit pour, il a travaillé pour. Mais il a raté. Sans équivoque.
Pour une fois, je n'ai pas assez de ce blog pour lever toutes les critiques que l'on pourrait faire à l'encontre de ce film. Il ne me reste donc qu'à conclure avec un point positif : ATTENTION, ce film est drôle !
Match PointLe dernier Woody Allen ! Encore une histoire chiante à se coltiner, où les personnages gnan-gnan passent leur temps à se prendre la tête en se demandant pourquoi leur psy qui a son cabinet dans un loft de la 5° avenue se borne à voir en leurs déboires conjugaux des manifestations réprimées de leur désir de sur-moi...Bon j'exagère et j'avoue par la même occasion que je n'ai point vu beaucoup de Woody Allen dans ma courte vie cinéphilique, ceci expliquant sans doute le préjugé que j'ai sur le contenu de ses histoires, lequel préjugé démontrant sans doute aussi, vous l'aurez compris, mon à-priori pas franchement positif concernant le cinéaste fétiche de Manhattan (1979 - avec Diane Keaton :-)
Et bien là, j'en suis resté paf !D'abord loin des préjugés, Woody s'est exilé à Londres, pour tourner un histoire d'amour infernanle à géométrie variable entre un jeune sportif arriviste, sa femme roulée dans la farine, son beau-frère qui l'introduit dans la haute et sa belle-soeur.Evidemment avec un thème vaudevillesque aussi inépuisable que celui-là, libre cours au scénariste de talent qu'est le père Woody de s'amuser à revisiter le genre dans le Londres de ce début de millénaire.
Cette histoire d'un jeune homme hanté par un fantôme merveilleusement incarné par la splendide Scarlet Johansson et par ses propres démons est un condensé de nature humaine dans ses traits les plus excessifs, mais aussi dans ce qu'elle peut montrer de vrai dans ses sentiments."On top of", comme on dirait dans la langue de Woody, il nous développe une intrigue captivante et pleine de rebondissements, pendant laquelle on ne s'ennuie jamais, et qui possède une chute on ne peut plus inattendue qui dure une bonne demie-heure !Je conseille donc vivement, et sans réserves, j'ai beau chercher je ne trouve pas de points faibles. Je reverrai donc, pour avoir quelque chose à critiquer !
Tim Burton's Corpse BrideLe dernier Tim Burton. Dieu sait que j'aime ce réalisateur hors de la ligne hollywoodienne. Le côté décalé de tous ces films m'a toujours plu, avec plus ou moins d'intensité. En plus, nous partageons une passion commune pour Johnny Depp (l'acteur le plus doué de sa génération héhéhé) qui prête d'ailleurs sa voix au héros de ce Corpse Bride.En plus, j'avais un souvenir excellent de l'Etrange Noël de Mr. Jack, et je m'attendais plus ou moins au même genre de film avec ce Corpse Bride. Et bien j'ai été déçu ! Le film était trop noir, glauque, la mayonnaise ne prenait pas et les ficelles du tour de magie m'ont parues trop apparentes.
Bien sûr, c'est très joli de se démener pour avoir une telle qualité d'animation avec des personnages de fil de fer. OK, tout ce qu'on demande à un conte de fées c'est de faire rêver. Mais de rêve ici il n'est pas vraiment question, tant on ne réussit pas vraiment à s'attacher à ces personanges, qui semblent manquer de matière et de consistance, et dont les agissements et les réactions paraissent trop "téléphonés".
D'habitude je termine mes revues par une critique négative. Bien que beaucoup de négatif ait déjà été dit, je vais donc continuer... En fait, j'aime le réalisateur et son univers, que j'ai pu retrouver en partie ici. Mais l'univers a lui ne se suffit plus, Mr. Burton (si je puis me permettre)... Il est temps de remettre un peu de matière et de ne pas se contenter de personnages maigrichons en costume sombre, comme vous nous en serviez déjà il y a 17 ans dans Beetlejuice !
Le grand Tim devrait un peu se remettre en question et nous ressortir la magie d'Edward Scissorhands; l'originalité d'Ed Wood ou le second degré de Mars Attacks!