mardi, septembre 23, 2008



Cloverfield.

Voilà un tout bel exercice de production à petit budget mais grands effets ! Autant l'annoncer tout de go, Cloverfield est un peu le Blairwitch Project de notre époque... Voire en mieux en fait. Nous sommes en présence d'une toute nouvelle façon de visiter un film d'apocalypse, vécue quasi entièrement à la première personne, à la façon d'un jeu vidéo FPS (First Person Shooter). Une caméra qu'on ne pourrait même plus qualifier de "à l'épaule", car les caméscopes d'aujourd'hui se portent à bout de bras et c'est bien de ce rendu-ci qu'il s'agit. Comme on pouvait s'y attendre, le fait de vivre tout cela en caméra subjective accentue particulièrement l'impact émotionel du film.



En effet, et pour paraphraser mon ami Hugues Dayez, ce film est dans ce sens particulièrement roublard. Il est échafaudé de manière telle qu'on ne peut échapper à la prise aux tripes qu'il génère. Toutes les ficelles sont bien tirées et elles ne donnent jamais vraiment dans la démesure. La philosophie est plutôt celle d'Alien que celle d'Aliens pour en référer à de grands classiques. Et donc on ne voit rien ou presque de ce qui fait peur à tout le monde.



En plus le réalisateur a eu le bon goût de nous balancer des acteurs complètement inconnus afin de diminuer notre inclination à prendre tout cela pour de la fiction et de ne pas mettre de bande sonore musicale si ce n'est des fonds tels qu'on pourrait les entendre dans la rue / une boite de nuit / à une fête chez des amis. Il n'y a dans ce cadre pas grand chose à dire ni du jeu d'acteur, ni de la réalisation ou de la photographie puisque le principe est que "vous auriez pu le faire vous même". Il faut dire qu'il était sponsorisé par un personnage loin d'être un novice dans la production à savoir J.J. "Lost" Abrams.



C'est à peu près tout ce qui est donné à voir de la terreur qui s'abat sur New-York.



Et la fin est bien entendu en parfait accord avec le reste du film... Pour les amateurs de film catastrophe - frisson aux sens les plus nobles et réussis du terme.

lundi, septembre 22, 2008



The Shield - Saison 6.

Les choses se corsent au Bercail... Vic n'est plus seul maître à bord et la mort de Lem à la fin de la saison précédente réveille des rancoeurs et des tensions entre les protagonistes de Farmington. Mais défaire le sac de noeuds qui gangrène le bon fonctionnement du commissariat est une tâche dans laquelle peu risquent s'investir. Les combats politiques continuent donc à se confondre - ou à s'opposer c'est selon - avec les intérêts personels.



Forest Whitaker se retire de la série et laisse tout de même un vide dans la casting mais le suspense et les intrigues développées par les scénaristes à travers la saison compensent largement ce manque. Même si les objectifs du nouveau chef sont aussi peu avouables que ceux du précédent.



A bientôt la saison 7 et finale !

mercredi, septembre 03, 2008



Californication - saison 1.

Voilà une série qui sort de l'ordinaire et qui n'a pas peur de lever les derniers tabous qui généralement sont censurés à la télévision... Un anti-héros "classique" écrivain à moitié raté, plus victime qu'acteur de son succès. Alcoolique et paumé, séparé de sa femme, il reste super cool malgré tous ses problèmes. Jouet et amoureux éternel de la beauté des femmes, il aligne les aventures amoureuses à la recherche d'un absolu qu'il a perdu en même temps que ses idéaux de fidélité.



Si la série est clairement centrée autour du personnage de David "Fox Mulder" Duchovny et de ses péripéties, elle développe également un beau panel de caractères qui peuplent l'univers de Hank Moody. Le scénario est inventif, les épisodes sont amusants et bien construits et on s'attache volontiers à cette histoire d'amour post-moderne.



La série est d'autant plus intéressante que le ton et les histoires utilisées dénotent dans l'univers soit aseptisé soit violent des habituelles séries télévisées. Sex, drugs and rock&roll a tous les étages pourrait facilement être le sous-titre de ce Californication auquel nous nous sommes attachés très rapidement en quelques épisodes.



Je n'hésiterai pas à dire que le casting est en plus extrêmement bien sélectionné.