mercredi, décembre 12, 2007



My Blueberry nights.

My Blueberry Nights est le dernier film en date de Wong Kar Wai le réalisateur de "In the Mood for Love". En fait je n'ai pas vu ce film et je ne suis même pas sûr de savoir de quoi il parle. Ce que j'ai retenu c'est que l'on devait toujours associer le nom du réalisateur "Wong Kar Wai" avec ce film... Une sorte de name dropping cinématographique obligatoire ou presque. Mais ce film fera l'objet d'un autre post si j'ai un jour le plaisir de le voir. C'est donc sans à priori que je me suis retrouvé à visionner ce film - tenté par l'affiche alléchante et le nom de ce fameux réalisateur.



Nous avons été le voir au cinéma ma copine et moi et nous nous sommes laissés bercés avec plaisir par cette histoire d'amour attachante épistolaire entre ces deux trentenaires new-yorkais en recherche de leur destin. Elizabeth (Norah Jones) sort d'un amour brisé et entreprend un road trip à travers "America Hearthland" pour se retrouver après avoir s'être rapprochée de Jeremy (Jude Law) qui tient son bar à Manhattan. Ce dernier, subjugué par cette rencontre, n'abandonne pas l'espoir de la retrouver.



Le thème de l'histoire colle assez bien avec le climat général de ce film tout en demi-tons et en ralentis. Le rythme du film, son scénario sont une réflexion sur la trentaine solitaire et sur la recherche de l'amour émaillée de tableaux et de caractères typiquement "made in America".



Rétrospectivement, nous avons vécu un moment magique éthéré et ouaté qui nous a laissé une saveur agréable et de doux souvenirs... Un film pour les amoureux avec en couple.

samedi, novembre 17, 2007



The Shield - Saison 3.

J'ai pu suivre la suite des aventures de Vic et ses comparses dans la saison 3 du Shield. Après avoir été mis aux prises avec un gang d'arméniens qui ont mis au point à Farmington un sympathique mécanisme de blanchiement d'argent, le strike team de Vic continue à vouloir faire régner l'ordre dans cette banlieue chaude de L.A. Malheureusement les choses ne se passent pas comme sur des roulettes et les situations qui dégénèrent se succèdent pour Vic et son équipe.



Pendant ce temps Aceveda vit une progressive descente aux enfers qui va paradoxalement lui donner l'occasion de se rendre sympathique à nos yeux et en même temps de rebondir pour atteindre un de ses objectifs majeurs.



Sans trop rentrer dans les détails, cette saison voit de profondes évolutions toucher quasiment tous les personnages de la série, leur rôle, leur grade, ... Tout cela contribue à approfondir encore leur psychologie et à maintenir le rythme déjà fort soutenu à travers les deux premières saisons. Les acteurs font de plus en plus corps avec leur rôle et leur donnent encore plus de profondeur.



La saison 3 où j'avais constaté des baisses de régime dans la plupart des séries (DH, Lost) voire carrément un arrêt (Rome) ou un dégoût (Prison Break) reste chez The Shield à un niveau excellent (comme les Sopranos :-). Celà ne présage que des bonnes choses pour la suite.

mercredi, septembre 26, 2007



Per un pugno di dollari.

J'adore les western de Sergio Leone avec Clint Eastwood ! Ils sont tout simplement archétypaux au possible. Dans le genre ; on a pas plus film de genre... J'ai déjà à de nombreuses reprises craqué pour Il buono, il brutto e il cattivo et j'en ai chaque fois retiré des lecons existentielles à nulles autres pareilles ;-) C'est un cinéma d'un genre à part, qui n'existe plus aujourd'hui et qui représentait une époque.



La mise en scène de ces films, la photographie, les dialogues et les acteurs sont tout simplement géniaux. Ce per un pugno di dollari est le film fondateur du western spaghetti. En effet, il s'agit quasiment du premier western italien à etre distribué hors de la péninsule et à connaitre un succès mondial. Il signe également la première collaboration entre Leone, Morricone et Eastwood, qui écriront par la suite ensemble les plus belles pages du genre.



A ce titre c'est donc aussi la première apparition du "man with no name" justicier cynique, taiseux et machouilleur de cigarillos. Il conviendrait donc ici de tuer un mythe - selon IMDB, les cigares de Blondin ne sont pas les fameux Toscanelli italiens, mais bien des cigares ramenés par l'ami Clint depuis L.A. dans le but de composer son rôle.



J'ai peu de choses à dire de plus sur ce film tant il se vit, emporté par la musique d'Ennio Morricone et non s'analyse.



C'est du classique de genre quoi, comme si je devais commenter Star Wars...


jeudi, septembre 20, 2007



Rome - Saison 2.

ATTENTION - SPOILER AHEAD - la saison 1 se terminant sur la mort dramatique de César - poignardé par une belle brochette de traitres dont son fils Brutus, c'est avec une bonne dose d'impatience que nous nous sommes lancés dans la saison 2 de cette grande fresque épique d'époque qu'est Rome. Et nos attentes furent plus que largement comblées. Cette seconde saison est au moins aussi exceptionelle que la première.



Nous suivons donc ici la période d'instabilité politique et de lutte pour le pouvoir qui suivit l'assassinat de César. Le dictateur mort, qui pour le remplacer. C'est que dans ce contexte de guerre de succession, tous les coups sont permis et que le plus fort gagne !



Les décors sont encore plus fantastiques que dans la saison 1 en raison de l'exil de Marc-Antoine en Egypte pendant une bonne partie de la saison. On découvre donc la cour de Cléopatre et tous ses fastes.



Du coté de la mise en scène et de la réalisation, c'est encore du tout haut de gamme, je me sentais littéralement pris dans le film tant l'Histoire, le scénario, les décors, les personnages et la caméra étaient accordés pour rendre au mieux l'ambiance de la Rome antique telle que je l'imagineais.



Une série qui nous a passionné, et dont nous regretterons l'arrêt aussi brutal (pour cause de coût astronomique) que définitif (en raison de l'incendie de tous les décors du plateau).

mercredi, septembre 12, 2007



Casino Royale.

Pour faire un bon James Bond, il y a quelques bases inévitables, puis une touche personnelle, un peu comme un Bloody Mary. Je citerai dans l'ordre d'importance : un méchant psychopathe et mégalomane, des jolies filles, une Aston Martin, des explosions, Q (ou M, ou encore Ms. Moneypenny c'est selon l'inspiration du moment), un smoking, et une scène d'amour (les variantes de décor sont tolérés). Une fois que les murs sont élevés, que le toit est placé et que le gros oeuvre est fini, on peut commencer à décorer.



La déco de ce Bond en l'occurence est une fois de plus bien en phase avec son époque post-11 septembre... Voici le pitch : un vilain banquier véreux et très riche finance le terrorisme afin de pouvoir jouer à la baisse les actions des compagnie visées par les attaques et devenir encore plus riche. Un tout jeune agent secret du nom de James Bond - récemment promu - déjoue une de ses machinations et le voilà donc obligé de se refaire. Pour cela, il décide d'organiser une partie de poker sur laquelle il compte pour renflouer ses caisses.



L'intérêt de Casino Royale repose sur le fait qu'un nouvel acteur prête ses traits au plus célèbre des agents secrets britanniques : Daniel Craig. Et l'ami Daniel amène avec lui un renouvellement du personnage qui pourrait presque s'apparenter à un retour aux sources tant les similitudes entre lui et le Sean Connery des premiers films sont nombreuses. On a donc un Bond plus âpre, rude, ce qui va aussi mieux avec la chronologie supposée - on est ici à la première mission "double zéro" du jeune James.



A cet aspect plus rude et rocailleux vient s'ajouter une autre particularité - la partie de poker. Celle-ci crée en effet pendant quasiment une heure une tension psychologique peu connue dans le cadre d'un James Bond. Elle symbolise ainsi l'opposition entre James Bond et "Le Chiffre", que l'on peut voir ainsi sous un autre angle que celui des habituelles cascades et fusillades.



Au niveau de la réalisation c'est évidemment du tout léché sans faute avec une bonne bande son qui claque et des bons mouvements de caméra bien calée sur les rails (en contraste total avec le Bourne Ultimatum - plus style Dogma). On fait aussi comme d'hab avec Bond, le tour du monde en 2h24 chrono... Cette fois-ci l'arrêt principal est au Montenegro.



En gros, on a donc ici tout ce qu'il faut pour faire un tout bon James Bond... et le résultat est à l'avenant.

lundi, septembre 10, 2007



The Bourne Ultimatum.

Barbara et moi avons eu la chance de pouvoir assister en avant-première au dernier volet des aventures de Jason Bourne, l'espion amnésique le plus recherché de la planète. Je ne me souvenais plus très bien du premier épisode et n'ayant pas vu le second, je craignais un peu de me retrouver tout pantois, perdu dans les méandres d'un scénario plein de zones d'ombre... Un peu comme un spectateur devant "Le Retour du Roi", se demandant qui peut bien être ce Gollum et d'où diable sort le double de Gandalf, tout habillé en blanc...



Heureusement rien de tel ! De suite ici il n'en est que l'identité du personnage principal, les autres ayant plus ou moins tous eu le bon gout de se faire descendre à la fin de l'épisode précédent. C'est un peu comme si on disait que "Moonraker" est la suite de "The Spy who loved me", si vous me suivez. Si vous me suivez toujours, vous aurez donc compris où je veux en arriver... Bourne Ultimatum est un James Bond sous amphétamines, avec une caméra qui joue à la montagne russe et un espion plus trendy (ce qui - soi dit en passant - m'a passablement motivé pour visionner Casino Royale, qui fera l'objet d'un post ultérieur).



Et ca donne quoi au final - se demande le lecteur averti ? Je dois dire qu j'ai bien apprécié le coté non-stop du film, il n'y a pas le temps pour reprendre son souffle après un scène d'action que la suivante est déjà là... J'avais bien l'impression d'etre dans un film d'action et pas ailleurs. Le maniement de la caméra, la mise en scène saccadée et le montage syncopé rajoutaient encore plus à cette dimension film d'action.



Tout ces éléments faisaient que la sauce prend très bien, meme si au final ce qui pêche un peu c'est la relative pauvreté du scénario - tout entrecoupé qu'il est de cascades, d'explosions et de poursuites... Mais je ne m'attendais pas à un film à la Innaritu, mais les producteurs non plus vraisemblablement.



Un objectif de divertissement et d'action tout à fait atteint donc. Tout autant pour notre petit bébé qui faisait des bonds dans le ventre de sa maman à chaque explosion.

mercredi, août 29, 2007



C.R.A.Z.Y.

Les films canadiens sont exotiques à plus d'un titre. Le plus évident en tant que belge francophone est bien sûr les différences de vocabulaire et d'accent, mais à mon sens elles sont bien plus larges. D'autant plus dans des comédies de caractères tel C.R.A.Z.Y. où les habitudes culturelles sont passées à la loupe et au miroir déformant.



Alors crazy nous relate donc la "vie" d'une fratrie de 5 garcons et de laur entourage direct depuis la fin des années septante jusqu'à à peu près le milieu des années nonante.



Au dela de l'exotisme, cette comédie tient bien le pari de retracer la vie de cette famille bien particulière. Les moments sont droles et vrais, les acteurs - inconnus chez nous - sont réalistes.



Bien que je ne jugerai pas ce film inoubliable, exceptionnel ou d'autres superlatifs, je parlerai tout simplement d'un tout bon rapport qualité/prix.

lundi, août 20, 2007



Rome - Saison 1.

Rome est probablement la série la plus ambitieuse que j'ai eu l'occasion de voir. Elle retrace les évolutions de la cité éternelle à un moment clé de son histoire.
En effet, les "affaires" de la république et le climat délétère qui règne au parlement mettent à mal l'autorité de celui-ci. En parrallèle, un général romain remporte victoire sur victoire et revient conquérir le pouvoir - tout renforcé de sa récente vistoire sur les gaulois : César.



Toute cette trame historique bien respectée renforce la crédibilité de l'histoire principale dont les deux protagonistes de fiction - Titus Pullo et Lucius Vorenus - sont au service des armées de César. Cette crédibilité est encore accentuée par la très haute qualité des décors et des costumes, ainsi que de l'ambiance générale et des dialogues, qui font la part belle aux locutions latines dans le texte.



Au niveau du casting, les acteurs cadrent tous très bien avec leur role, avec une mention particulière pour le seul Titus Pullo - copie de Russel Crowe dans Gladiator - qui joue admirablement le bas de plafond valeureux et fiable.



Comme dans la plupart de ces séries, le scénario est basé sur un fil rouge qui se déroule tout au long de la saison, en y rajoutant bon nombre d'histoires connexes. Là où Rome se démarque d'autres séries moins qualitatives et rejoint des séries comme les Sopranos ou Deadwood, c'est dans la densité des relations entre les personnages.



En résumé, c'est d'la bonne série ca monsieur, toute pleine de violence, d'intrigues, de politique et de sexe...

lundi, juillet 30, 2007



Batman Begins.

Je dois commencer cette revue de "Batman Begins" par une remise en perspective. Les 2 premiers films de Batman de Tim Burton (et notablement le premier) avec Michael Keaton sont à mes yeux des chefs-d'oeuvre intemporels sur le combat éternel entre le bien et le mal, la faillibilité de l'humain face à son histoire et à ses tensions... Bref, des oeuvres pleines qui peivent s'apprécier à différents niveaux de lecture et de complexité. En opposition à ces 2 films, les épisodes suivants sont au mieux des divertissements sans prétention, au pire des pitoyables escroqueries. Je ne les ai pas tous vus, loin de là, et je serai bien dans l'impossibilité d'en parler en détail, mais ce que j'en ai vu et que j'en sais ne m'intéresse pas du tout.



Ce préambule étant fait, revenons-en au "Batman Begins" de Christopher Nolan. Fatalement, avec derrière la caméra un vrai réalisateur - décidé à raconter une histoire, le résultat est bien différent de ce à quoi les opus précédents nous avaient habitués.



Ce Batman est donc à rapprocher de ceux de Tim, mais la touche de Nolan rend tout l'univers de Batman et Gotham city encore plus réalistes que Burton qui nous emmenait dans ses habituels références graphiques.



Nous y découvrons la genèse du personnage de Batman et le cheminement progressif de Bruce Wayne qui s'érige en super-héros redresseur de torts. Nous aurons une compréhension de ses motivations, nous verrons son apprentissage passer par des étonnantes étapes et il aura l'occasion de mettre en valeur ses talents de bricoleur pour se fabriquer son attirail. Une telle introspection dans l'âme d'un super-héros me semble être une authentique exception dans les films du genre.



La photographie et la réalisation de ce film sont particulièrement soignés, tout comme le casting et les décors qui collent bien. Rajoutez un scénario qui rajoute de la profondeur dans sa dimension première : le divertissement et vous obtenez ce blockbuster de très bonne facture.

mardi, juillet 17, 2007



300.

Je ne me lancerai pas dans une longue tirade sur les aspects esthético-sexués de ce film de guerriers en slip rouge stéroidés. Le slip rouge n'est pas trop mon style à vrai dire. Il ne me sera pas non plus possible de trop en dire sur le scénario qui retrace le combat des spartiates contre les perses en l'an je ne sais plus combien avant JC. Je ne pourrai pas non plus dire grand chose du jeu des acteurs tant il se limite pour la plus grande part du film à des combats d'épée. Je ne m'étendrai pas non plus sur la mise en scène et la réalisation, tant le film - entièrement filmé devant un écran bleu - est post-produit.



Mais qu'est ce que je vais donc pouvoir dire sur "300" ? Il est un de ces films qui passent, dont on parle à cause des millions injectés dans la promo, les effets spéciaux, les prouesses techniques et non à cause du scénario, du réalisateur ou des acteurs.



Ce n'est donc pas dans ce qui me touche d'un film que 300 excelle. Je l'ai regardé pour ne pas mourir idiot, pour rester à la page, être au courant. Et comme souvent dans ce cas, je me dis que j'aurais pu regarder autre chose correspondant plus à mes gouts.



Tant pis, on ne peut pas voir tous les jours des "Dr. Strangelove"... :-)