Paprika.Ce manga onirique m'a été suggéré par une excellente newsletter veryshortlist qui s'occupe de fournir à ses lecteurs un digest quotidien sur plusieurs sujets "culturels" : livres, films, DVD et sites web. Et l'une de ces newsletter était très élogieuse sur ce dessin animé nippon - qui avait été présenté semble-t-il à l'époque au festival du dessin animé new-yorkais et y avait fait une impression remarquée. Impression que je partage éminemment. Parpika est une plongée dans le monde coloré et complexe des rêves.

En effet, ce film relate l'utilisation par un individu fort mal intentionné d'une toute nouvelle invention qui permet de matérialiser les rêves humains. Les relations entre les rêves et la réalité, la frontière de la conscience et de l'inconscient sont mises à mal par cette technologie.
J'ai un peu de mal à juger les mangas, tant les tournures d'esprit qui relatent les histoires sont parfois incompréhensibles pour mon esprit carthésien. Mais si je compare purement mes sentiments à la vue des quelques mangas que j'ai pu visionner, celui-ci est assurément un des meilleurs. Pour mettre un point de repère, j'avais été perdu par la complexité du récit "Ghost in the shell", et la frustration que j'en avais ressenti m'avait gâché mon plaisir.

Ici, la suspension temporaire de la crédulité fonctionne à plein bloc et les incohérences / irréalismes ne génèrent aucune frustration car ils traduisent très exactement le ressenti du propos du film : les rêves ! Au contraire même, ils amplifient cette sensation d'entrée en phase avec l'histoire. Sans compter que le dessin tout comme l'animation sont parfaitement ciselés.

Du grand travail d'orfèvrerie.
Lost in Translation.C'est suite à des discussions avec un des forumeurs de mon forum préféré "P1P2C" que j'ai décidé de revoir ce film que j'avais déjà eu l'occasion de regarder. Le film de Sofie Coppola est une pièce un peu à part de par sa photographie et sa réalisation, qui m'ont parus à cette vision tous deux assez sombres et dépressifs. L'atmosphère intimiste et froide rend très fort un sentiment de solitude des deux protagonistes principaux de l'histoire, perdus dans ce Japon qui apparaît comme terriblement différent et hostile aux esprits individualistes et carthésiens de l'occidental anglo-saxon.

Alors donc pour le pitch, nous avons deux personnes établies au Japon pour plusieurs semaines par obligations professionelles pour Bill Murray et par amour (elle accompagne son petit ami) pour Scarlett Johansson. Ces deux-là s'ennuient à mourir. Bill est sur la fin de sa carrière d'acteur de série B. Scarlett n'est plus sûre d'avoir suivi son ami par amour ou faute de mieux. Leur rencontre est donc centrée sur le thème de l'ennui et de la solitude. Et le problème que je trouve à cette histoire, c'est qu'elle ne réussi jamais à sortir de ces gimmicks de solitude et de perte de repères. En fait, la rencontre ne se produit jamais "vraiment"... Les deux protagonistes étant toujours en train de se chipoter, de s'effleurer, de se frôler, sans jamais vraiment s'impliquer totalement.

Cet aspect dépressif et "actes manqués" du film m'ont un peu pesé à la fin, et l'aspect traditionel de la mise en scène, des décors et de la photographie ne l'ont pas suffisemment animé à mes yeux pour mériter autre chose que le 6 que je lui ai collé sur IMDB...
Seinfeld - Saison 7.La septième saison de Seinfeld était tout simplement un véritable bonheur à suivre, tant les gags s'enchainaient avec maestria et brio. On les sent toujours à l'apogée de leur art, dans la force de la série et bon nombre des épisodes de cette saison sont devenus depuis des classiques. Le fil rouge de cette saison est articulé autour de la planification du mariage de Georges, dont il ne semble pas particulièrement ravi.

* George: You know, it was really wrong of you to back out on that deal.
Jerry: I didn't make a deal. I just shook your hand.
George: Yeah, well that's a deal where I come from.
Jerry: We come from the same place.
* George: That's why I'm different. I can sense the slightest human suffering.
Jerry: Are you sensing anything right now?

* Mr. Wilhelm (To George): I'm sorry to interrupt you, but Mr Steinbrenner and I really want you to know we appreciate all the hours you've been putting in..(mentioning the car in the parking lot)..And, ah, confidentially, Sozonkel, our Assistant to the General Manger, hasn't really been working out. And the boss thinks you're the man for the job! So, keep it under your hat!
(Jumps to Jerry's Apartment)
George: Assistant to the General Manager!! You know what means?!? He could be askin' my advice on trades! Trades, Jerry, I'm a heartbeat away!
Jerry: That's a hell of an organization they're running up there. I can't understand why they haven't won a pennant in 15 years.
George: An, it is all because of that car. You see, Steinbrenner is like the first guy in, at the crack of dawn. He sees my car, he figures I'm the first guy in. Then, the last person to leave is Wilhelm. He sees my car, he figures I'm burning the midnight oil. Between the two of them, they think I'm working an 18 hour day!
Jerry: Locking your keys in your car is the best career move you ever made.

* Jerry: What in God's name is going on here? Is she wearing the same thing over and over again? Or does she have a closet full of these, like Superman? I've got to unlock this mystery!
* Peterman: Oh, Elaine… the toll road of denial is a long and dangerous one. The price... your soul.
Jerry: So what's Steinbrenner gonna do if he doesn't get his calzone?
George (panicked): What's he gonna do? That's exactly the point! Nobody knows what this guy is capable of! He fires people like it's a bodily function!
* Jerry: I got some Cubans for George's wedding. They were more than I wanted to pay for but what the hell!
Kramer: Oh yeah baby. Spit, spit. What are these? " Producto de Peru ", if you think these are Cubans you have another thing coming.
Jerry: Peru! I paid $300 bucks for these. I could have bought a house in Peru for $300 bucks!