This is spinal tap!La moustache de Sonny Crockett (non mais quel bête nom en plus) dans Miami Vice m'a donné envie de re-voir un classique du rock poilu: This is Spinal Tap! En effet ce rockumentaire qui décrit si bien la vie débridée d'un groupe de heavy rock metal des années '80 nous montre un batteur affublé d'une moustache du plus bel acabit. A l'époque (années '80), écouter ce que l'on appelait hard rock était pratiquement devenu mainstream et l'on ne comptait plus les groupes se revendiquant de cette tendance qui squattaient les sommets des "hit-parade" (Scorpions, Marillion, Trust, AC/DC ...) Et donc un jour un hurluberlu a tourné "This is Spinal Tap!", une parodie de rockumentaire sur un groupe de heavy metal fictif qui s'appelle Spinal Tap.

Le film ayant été tourné en 1984, autant dire que les costumes et les attitudes d'époque sont particulièrement bien rendues... Le film balance aussi à tire-larigot en faisant passer cette bande de rockeurs pour des demeurés bouffis d'égo et de suffisance. L'aspect comico-parodique du film est tout simplement excellent. A force de nous ressortir toutes les grosses caricatures du monde du rock-'n-roll, on passe quasiment tout le film à rire des pitreries de ces paumés dans leur monde semi-imaginaire et les idiots qui les suivent.

Du grand délire, des scènes et des répliques cultes, des références inoubliables et un non-sense permanent forment le quatuor gagnant de cet excellente caricature du monde des groupes de rock.

C'est comme ça qu'on se l'imagine, à tort ou à raison, et ça fait du bien de le voir mis en scène.
Miami Vice.J'avoue que je me pose encore maintenant la question et que j'ai un peu de mal à me rapeller pourquoi j'ai décidé de perdre deux heures et quart de mon temps de loisirs (limité) à regarder Maille-amaï Vaïce que je n'avais jamais suivi en feuilleton télé (à l'époque ça ne s'appelait pas encore série)... Car en plus c'est long, potferdeke !... Et pour resituer mes préférences, je n'aime généralement pas les films qui dépassent les deux heures. Ils sont en effet selon moi assez souvent marqués du sceau du superflu et ne génèrent que de l'inutile au mieux et de la confusion dans le pire des cas. Seuls quelques chef-d'oeuvres dont le propos est si dense qu'il nécessite vraiment de dépasser les 120 minutes trouvent grâce à mes yeux. Dont Miami Vice ne fait évidemment pas partie le lecteur attentif l'aura deviné.

OK, il y a des belles bagnoles, des jolis bateaux, des nanas en maillot de bain, des palmiers, mais on peut voir tout ça dans n'importe quelle bande annonce de l'office du tourisme des îles Caïman ou Vierges britanniques, pas besoin de broder autour une histoire sans queue ni tête de deux flics crétins qui se prennent pour des super-kings parce qu'ils ont une grosse bagnole et qu'ils fréquentent des types louches dans le but de les démasquer et de les livrer à leur hiérarchie... Ah bien sûr on a droit au poncif du genre "je ne sais plus où est le bien du mal" et "je suis amoureux d'une fille qui doit rentrer dans le droit chemin - comment faire ?" mais rassurez-vous cher téléspectateur, à la fin les gentils policiers reprennent leurs esprits et tout rentre bien dans l'ordre : pan-pan cul-cul sur les fe-fesses toutes nues du vilain fourgueur de blanche. L'honneur et la morale sont saufs.

Non mais vous avez vu cette moustache, on dirait qu'il sort de "This is Spinal Tap!"