lundi, octobre 31, 2005


La Marche de l'Empereur

Caillant ce film... Je n'ai aucune raison ici de m'attarder sur quoi que ce soit concernant ce film. Je suis personellement fan de tout documentaire et donc de celui-là également.

Il semble qu'entre les diatribes de "Michael Papy fait de la résistance Moore" et les gros plans du vol des canards sauvages blindés de grippe aviaire du "Peuple Migrateur", le docu-fiction format long métrage commence à faire recette, et plutôt bien ... Sur un budget de 8 Mio de $, le film en est déjà à 80 Mio de recettes aux States uniquement. La paye des pingouins devait être bien basse. Pour avoir une idée, c'est à peu près ce que "Dukes of Hazzard" a fait comme score (alors que les deux films sont sortis ensemble à une semaine près !)

Seul KO pour les pingouins, pas de Jessica Simpson pour exhiber sa voluptueuse poitrine et promener son regard de midinette...



A part ça, et bien que je n'ai pas vu les pré-cité Dukes dans leurs oeuvres, je subodore tout de même que le docu sur la vie des pingouins vous tiendra plus éveillé que la niaiserie sudiste.

Un reproche ?!

Oui, ces oiseaux ne font que réagir à leurs instincts et ne sont pas plus "mignons", "gentils", "courageux", ... que le pauvre phoque à qui l'on fait injustement endosser ici le rôle du tueur sanguinaire. Les phoques aussi ont le droit de se nourrir !





Vous l'aurez compris, un chouïa trop d'anthropomorphisme dans le script et le scénario rendent par moments les dialogues un peu gnan-gnan... A ce moment, n'hésitez pas à couper le son, la beauté de la photographie et des paysages se suffisent à elles-mêmes.

mardi, octobre 25, 2005


Pirates of the Caribbean: The Curse of the Black Pearl
Terrifiant ce titre. On pouvait s'attendre à ça venant de la part d'un réalisateur qui a comme plus grand fait d'arme avant ce film de pirates, le flippant "The Ring". Et bien on est pas déçu par la chose en fait, même s'il y a tromperie sur la marchandise. En effet, rien de flippant dans ces pirates fort sympathiques.

Au contraire, un récit rondement mené de bout en bout, sans temps morts, sans digressions ni égarements. Bon d'accord c'est caricatural, ça cogne, ça se frite à coup de sabre, d'épées et de "A l'abordage" mais sans jamais lasser.

Ce film délivre ce qu'il promet, du divertissement à travers des pirates
, des trésors et du rhum.


Evidemment le thème est on ne peut plus classique : un orphelin sauvé des eaux, une histoire d'amour contrarié, des pirates assoifés d'or et de sang, et une princesse enlevée (fille du gouverneur en fait, mais il ne s'agit de rien de plus que ça dans le principe). Un bon vieux conte comme on nous en fait depuis des siècles, même le chapeau de prince charmant y est.

Avec ses airs de minet éperdu d'une déesse, évidemment Orlando Bloom trouve un rôle qui lui va à ravir, et qu'il tient par ailleurs très bien. Mention spéciale également pour Keira Knightley qui se fait avantageusement servir par son physique attrayant et n'a finalement pas grand chose à faire pour convaincre dans ce rôle de fi-fille à papa rebelle et décidant d'échapper à la sombre voie que son père lui a tracé.

Le clou du film étant bien entendu le capitaine Jack Sparrow.

Johnny Depp est-il l'acteur le plus doué de sa génération ? Il a le don en tout cas de transformer en chef d'oeuvre un peu tout ce qu'il touche, mais aussi de tourner avec les plus grands noms (ah vivement que "The man who killed Don Quizote" trouve un producteur). Plus près de Hunter Thompson que de Don Juan de Marco malgré le costume, il prouve une fois de plus qu'il a plus d'une corde à son arc.
40 références à son actif dans IMDB, on voit en tout cas qu'il ne perd pas de temps. Je ne vais pas les citer car de toutes façons je suis sûr qu'on ne me contredira pas. Vive Johnny Depp !

Alors quoi, rien de mauvais ?
Franchement non, comme je le disais ça respecte le contrat, c'est archi-formaté Hollywood dans sa plus grande tradition épique. C'est comme à l'époque d'Eroll Flynn avec le budget et la couleur en plus !

dimanche, octobre 23, 2005


Sideways

In vino veritas disaient les Romains... Et cet adage a été suivi jusqu'au bout des deux heures de pellicule de ce Thelma et Louise de la dive bouteille.

Car une comédie à ce point juste dans le ton et dans l'action ne peut qu'être qualifiée de ronde, charpentée et charnue. Ces termes de dégustation sont aussi les plus appropriés pour qualifier le jeu des 2 acteurs principaux.

En effet, l'histoire de ces deux artistes en recherche d'eux-même et la crédibilité des caractères se complémentent pour former un tout qui donne une consistance savoureuse au film.

*** Comme ils disent : warning spoilers ahead ***
Miles s'est mis en tête de faire passer la dernière semaine de célibataire de son ami Jack dans la vallée du vin en Californie, et d'en profiter un max... A la picole pour Miles et dans la chair pour Jack, qui tire sur tout ce qui bouge. Miles ferait lui sans doute mieux de réapprendre à tirer, car depuis son divorce, il est un peu .... à cran !

***

La ballade à bord de leur somptueuse Saab 900 Cabrio des deux compères à travers la vallée m'a laissé tout au long du film et après un sentiment de bien-être. Sideways est de ces films qui rendent heureux car ils délivrent ce que le cinéma peut faire de meilleur : des sentiments.

Là je viens plus ou moins d'esquisser ce qui la fait dans ce film... En vérité je n'ai pas trouvé de véritables défauts à Sideways, même si par certains moments le classicisme de la réalisation pouvait faire penser à un manque de créativité.
Quelques scènes par contre passent particulièrement bien de ce point de vue, nottament la scène où Miles tente d'embrasser Maya et qui montre les deux participants, vus au travers d'une embrasure de porte, comme étrangement lointains et isolés dans leur tentative de se trouver.



Un seul regret au sujet de ce film : l'état dans lequel ils laissent cette pauvre 900 rouge après l'avoir scandaleusement accidentée !

Allez, un petit Pinot là-dessus et on en parlera plus.

mercredi, octobre 19, 2005

Bienvenue sur : How I learned to stop worrying and love the movies.

De tous les films que j'ai déjà vus au cours de ma courte (tout est relatif) existence, le chef d'oeuvre de Kubrick me paraissait le plus approprié pour baptiser ce blog par lequel j'ai décidé de partager avec le monde mes critiques parfois acerbes, parfois droles, parfois touchantes sur les films que je me bouffe.

Vous remarquerez rapidement au fil des critiques mon éclectisme et mon goût parfaitement discutable pour les séries B. Nottament les films de zombies :-)

Je m'adresse à vous tous, fans de ciné, graveurs de DiVX, taupes des sales obscures, archéologues des musées du cinéma, pop-corneurs de vidéothèques, pour que nous partagions tous ensemble nos impressions sur ce mode d'expression.

Cinéphiles de haut vol ne jurant que par le grrrrrrrand 7° art, ne passez surtout pas votre chemin, vos commentaires sont attendus, et je suis sûr que nous trouverons des terrains d'entente !
Fans de nouveaux films cultes, tentez de rassembler vos quelques neurones pour vous attarder sur des films tournés avant que vos parents n'aient eu la télé...
Fleurs bleues des comédies romantiques, freaks du gore, nostalgiques du noir, accros de la S-F, ... chacun aura sa fixette, promis juré !

Je me ferai un honneur de vous parler de tout ce que je verrai sur mon petit écran, et de tout ce que j'aurai la chance de voir dans une vraie salle obscure.

J'attends vos critiques !