mercredi, mai 30, 2007



La marche de l'empereur.

Un magnifique documentaire qui raconte la vie d'une colonie de manchots empereurs et leur lutte pour la (sur)vie dans le milieu environemental le plus hostile et le plus rude qu'il soit sur la planète. Un film émouvant qui vaut la peine d'être vu et revu tant la poésie qui s'en dégage est enchanteresse.



J'ai déjà parlé de ce magnifique documentaire dans une revue qui date déjà d'octobre 2005 (ici) et je me contente donc de reposter quelques images...



dimanche, mai 27, 2007



The Weatherman.

J'ai été poussé à acheter ce DVD par un cinéphile professionnel officiant sur une radio de service public belge... Il en avait fait une sorte de gimmick récurrent, se plaisant à gratifier des commentaires les plus dythirambiques ce film peu connu avec Nicolas Cage. Il ne m'en fallait pas plus pour que je me fende de ce DVD à petit prix dans un magasin spécialisé du centre-ville, à l'ensiegne moutarde et où j'ai déjà dépensé beaucoup trop d'argent... :)



Et je dois dire que ce petit film m'a assez bien plu. Il décrit la vie d'un loser de première classe en la personne de Nicolas Cage. Ce type perd tout, rate tout, est un minable alors qu'il a tout en main pour réussir. Star de télé à la quarantaine fringante, une belle femme, des gamins mignons. Malgré cela, il n'a pas le moral... Il souffre d'un vide existentiel dans lequel il se débat sans trouver d'issue. Souffrant d'une comparaison en sa défaveur avec son père, souffrant d'une relation condamnée avec sa femme, d'incommunication avec ses enfants. Il souffre d'un dilemme professionnel : garder ce qu'il a et qui lui semble vain, ou tout abandonner et retenter un nouveau challenge.



Ce film est une esquisse fort sombre des travers de notre société post-industrielle et des faux-semblants qui l'animent. La quête de sens semble être perdue d'avance dans ce monde sans contenu qui entoure Nicolas Cage. Michael Cane est grandiose dans le père mourant et distant, tout auréolé d'un métier prestigieux et d'un prix Pulitzer, qui ne peut s'empêcher d'être à tout le moins perplexe devant le métier de son fils.



Un film-charge de Gore Verbinski qui étonne en contraste avec ses réalisations habituelles toutes en effets spéciaux (POTC, the Ring).

samedi, mai 26, 2007



Lost - Saison 3.

Les naufragés sont de retour pour une série de 22 épisodes dans cette saison 3. Ces 22 épisodes commencent enfin à résoudre toute une série d'énigmes et de messages qui n'étaient pas encore clarifiés. Après la saison 3 de Desperate Housewives qui reprenait également pas mal de galon par rapport à la 2, je ne peux que constater le même effet chez Lost. Autant la seconde saison de Lost était décevante par son thème, ses imprécisions et l'impression de tirer sur la corde, autant celle-ci non seulement donne des réponses, mais aussi apporte son lot de grosses nouvelles bombes à déminer lors des épisodes suivants ! Pour le plus grand plaisir de vos yeux messieurs dames ...!



Le scénario tout d'abord introduit une quantité de nouveaux personnages qui habitent l'île depuis bien plus longtemps que nos naufragés. Une toute grande partie de la saison tourne donc autour des relations que les "Autres" tissent avec les naufragés. En la matière, il s'avère vite que rien n'est ni blanc ni noir.



Qui sont-ils, que font-ils sur l'île, quels sont leurs intentions par rapport aux naufragés, sont-ils en communication avec le monde extérieur, ... ? Tant de questions qu'il faut maintenant soulever. On a l'impression que l'intrigue se densifie, que les choses ne sont plus aussi simples. Narrativement, après nous avoir gavés de flashbacks dans les deux premières saisons, Lost introduit également ici des flashforwards, qui permettent encore plus de prise de recul et permettent de lever certaines hypothèses sur la trame générale du récit.



Quant à la réalisation et aux aspects cinématographiques, on voit de nouveau qu'on a bien affaire ici à du gros budget tant la cinématique et la qualité d'image se rapproche d'un long métrage. Il n'y a pas grand chose d'autre à dire de ce point de vue tant le classisisme de la chose est évident.



Tout ça ne nous explique toujours pas la fumée noire !!!

mercredi, mai 23, 2007



Desperate Housewives - Saison 3.

La saison 3 des ménagères désespérées reprend de la couleur et les événements qui s'y déroulent sont plus prenants. Chacune de ces ménagères vit dans cette saison une aventure de coeur mélée à des histoires sordides pour certaines d'entre elles. Les noeuds sont bien noués dans ces affaires mais la série se structure de plus en plus comme les vies parralèlles de ces 5 femmes, et non plus comme une série possédant un coeur central autour duquel viennent se greffer des éléments connexes. Seuls Carlos et Mike cimentent quelque peu les développements scénaristiques des relations entre elles.



Au delà du niveau scénaristique, rien à dire, cela reste léché et piqueté. Les images, le son, les acteurs... on est bel et bien dans la 3° série mondiale en termes d'audience (après CSI et Lost) et ça se voit dans les budgets que je peux imaginer en jeu au vu de la qualité picturale.



Une mention spéciale pour le cliffhanger de la fin de la saison qui donne envie très rapidement de se jeter sur la saison 4 !!!

vendredi, mai 11, 2007



The Host.

J'aime en général voir au cinéma les films "grandiloquants" qui peuvent à grand coup de THX et d'écrans de 20 m de large me scotcher au fond de mon siège aussi sûrement qu'un chewing-gum sous le dit-siège (que celui qui n'ait jamais vécu ça écrive à la rédaction qui transmettra). A contrario, j'apprécie les films plus intimistes, plus "intelligents", bien calé au fond de mon fauteuil club, un bon cigare aux lèvres et ma bouteille de whisky favorite à portée de main.



C'est un peu à cause de cela que je me suis rendu au cinéma pour voir "The Host" - un film de monstre sud-corréen plus que correctement over-hypé par bon nombre de médias / blogs alternatifs bien avant son arrivée en salle en Belgique. Bien heureux leur en ait pris. En effet sans ce hype, ce bon vieux "Host" aurait plus que probablement subi le sort du joueur de Monopoly qui fait trois doubles d'affilée... "Rendez-vous à la case Video-club, sans passer par la case Cinéma et sans toucher 2.000 kEUR"

Mais assez digressé. Venons-en aux faits. Les intellectuels ont vu et décodé beaucoup de second degré et de "charge à peine déguisée" contre:
- le système capitaliste
- l'impérialisme américain
- l'impact de l'activité humaine sur la nature
- les murs de communication et le rascisme
- ...



Je n'y ai pas retrouvé cet inventaire à la Prévert du parfait petit altermondialiste, mais je dois dire que "The Host" était un film de série B qui tournait comme un coucou suisse. Tout ce que j'attends d'un bon nanar s'y retrouvait, avec cette touche magique de folie asiatique - sud-corréenne en l'occurence - qui rajoute un peu de sauce piquante tout à travers ce film. On rit beaucoup, on s'amuse, c'est parfois un peu slap-stick, mais dans l'ensemble tout ça est extrèmement bien ficelé et le film méritait bien tout le ramdam qui a été fait autour de lui.



Vaut le détour !

lundi, mai 07, 2007



United 93.

Les attentats du 11 septembre 2001 ont marqué les esprits. Ils font partie de ces quelques moments dans l'inconscient collectif ou tout le monde se souvient de ce qu'il était en train de faire quand cette nouvelle lui est parvenue. De ces journées dont tout le monde se souvient du déroulement dans les détails. La marque que cette belle matinée de septembre laissera dans les mémoires et dans l'Histoire sera indélébile.



Le film que j'ai regardé retrace cette matinée d'un point de vue tout à fait particulier, qui transforme d'une manière radicale la perception que l'on a de ces moments tragiques. En effet, après avoir été ressassées des milliers de fois, les images des avions qui s'écrasent, ou des tours qui s'écroulent, n'ont pas perdu de leur impact émotionnel, mais ne sont jamais que la partie visible de l'iceberg. United93 prend le contre-pied de ces images et ne montre RIEN de ce que nous avons déjà vu de tous les côtés. Il nous embarque dans une plongée en profondeur dans les détails de cette matinée pas comme les autres pour les passagers de ce banal vol intérieur qui vont se retrouver aux prises avec des terroristes. Leurs actions et réactions à l'incident qui va se dérouler à bord constituent le sel de ce film qui passe d'un huis clos (la salle de contrôle) à un autre (la cabine de l'avion).



La véritable force cinématographique de ce film est cependant dans ses sous-entendus, sa lecture entre les lignes et sa puissance d'évocation des événements que tout le monde connait. Une scène qui m'a particulièrement marquée est celle où on assiste au crash du premier avion dans la tour, depuis l'intérieur de la salle de contrôle de l'aéroport. Des discussions ont lieu dans la tour quant à un avion qui a disparu des radars et que les controlleurs devraient bientôt pouvoir repérer en visuel. On entend quelques commentaires lorsque l'avion apparaît dans le ciel "Le voilà... Mon Dieu il va vite..." Et en tout petit, au loin, on voit effectivement passer un avion très rapidement en arrière-plan. Puis la scène est coupée. Cette scène démontre la philosophie du réalisateur, qui met en avant les hommes en tant qu'acteurs / spectateurs des événements, et non le côté spectaculaire de ceux-ci.



Beaucoup de critiques ont applaudi ce film en disant qu'on avait l'impression d'être à bord de l'avion. On ne pouvait mieux dire. Je le recommande.

samedi, mai 05, 2007



Seinfeld - Saison 6.

Encore une saison de Seinfeld mémorable. Elles se suivent et se ressemblent dans leur excellence scénaristique et scénistique. Les perles d'humour absurde et de situations cocasses s'alignent les unes derrière les autres pour former un collier d'une splendeur à pleurer - de rire. Je sais c'est lyrique et idiot, mais à côté de la qualité des éclats de rire que Jerry Seinfeld m'a offert, tout paraît fade...



* Elaine (talking about Donna Chang): She's not Chinese?
Jerry: No, not Chinese. Not even Asian.
Elaine: So, what is she?
Jerry: Well, she's... like you.
Elaine: Oh, how disappointed you must have been.

* Jerry: Is it...? Could it...? Could he have...? It is! Poppie peed on my sofa!!
Kramer: You're making too much of it.
Jerry: Yeah, you're right. Just a natural human function. Happens to be on my sofa instead of in the toilet where it would normally be.
Kramer: Right.

* Jerry: You're in the kitchen. You see an éclair in the receptacle. So you think to yourself, "What the hell, I'll just eat some trash."
George: No, no, no, no, no.



* Kramer: You look like a cowboy!
Jerry: But I don't wanna be a cowboy!

* Bania: Hey that's the women's dressing room.
Kramer: There's nothing in there that I haven't seen before.

* Elaine: You found out Kramer's first name?
George: That's right. You ready?
Jerry: We've been trying to get it out of him for ten years. What is it?
George: Cosmo!



* Elaine: "Oh who cares, no one's going to believe a doorman!"

* Jerry: Is this guy a dentist--or Caligula?
Elaine: Okay, so you were violated by two people while you were under the gas. So what? You're single.
Jerry: But I'm damaged goods now.
Elaine: Join the club.

* Jerry: I don't know how you can eat that spicy chicken.
George: George likes spicy chicken.
Jerry: What's that?
George: I like spicy chicken.
Jerry: No, no you said "GEORGE likes spicy chicken".
George: No I didn't!
Elaine: Yes you did. You said "George likes spicy chicken".
Jerry: You're turning into Jimmy!
George: (irritated) George is getting upset!

mercredi, mai 02, 2007



Sopranos - Saison 6 (part 1).

La tension était intense pour moi au moment ou je reçus par courrier les DVD's de la première partie de la dernière saison des Sopranos. En effet, depuis ma découverte de cette série au tournant du siècle, je l'ai souvent considérée comme la meilleure série qui ait jamais été produite. Malgré l'arrivée d'Internet, je n'ai jamais accepté de spolier la qualité de cette série en "anticipant" les sorties DVD. Ma fébrilité était donc à son comble, d'autant que j'avais imposé un blocus à mes collègues qui en avaient suivi les épisodes au fur et à mesure de la progression de la série. Je me suis donc rué sur les DVD's à peine arrivés et je me suis envoyé les 4 DVD's à un rythme effrené. Il ne m'a pas fallu 10 jours pour boucler la série, et j'ai dû ronger mon frein pour ne pas abandonner toute vie sociale.



Les événements de la saison 6 posent les prémisses de la fin de la série. Tout un pan de mon bonheur télévisuel et cinématographique va bientôt toucher à sa fin. Et cette fin s'annonce plus que passionante. Tony Soprano est obligé de se démener pour garder son emprise sur sa "famiglia" qui profite de la moindre occasion pour tenter un putsch... Les tensions avec la famille new-yorkaise ne s'apaisent pas suite à l'emprisonnement de Johnny Sack et les risques que Tony est obligé de prendre pour préserver son monde sont de plus en plus grands.



Au point de vue cinématographique, la signature de la série reste une des composantes essentielles de sa qualité, qu'elle soit en termes de réalisation ou de scénario. La musique et les décors sont de grande qualité, et la série offre même un off-site à Carmela à Paris, ce qui m'a immanquablement fait penser à un dérivé mafieux de la dernière saison de Sex&The City...



Tout est simplement parfait, dans cette saison, et l'impatience que j'ai pour la suite est tout simplement ENORME ! ! ! La fin de la saison est un tableau de la renaissance évoquant à coup sûr la dernière cène. Même Judas est présent pour donner son baiser de traitre. Mythique.



Every time I try to get out... they pull me back in !