lundi, octobre 05, 2009



Mad Men - Saison 2.

La saison 2 de Mad Men continue sur la bonne lancée de la première. Les Madison Men de "Sterling Cooper and Draper" sont toujours sur le fil à la recherche de nouveaux comptes pour faire tourner leur agence et se hisser au niveau des plus grands. Comme dans la première on voit de nombreux événements de l'histoire contemporaine américaine qui viennent soutenir la crédibilité du scénario et renforcer le côté réaliste des personnages. Les thèmes de société de l'époque sont abordés en y montrant le côté étouffant qu'ils possédaient déjà à l'époque. A plusieurs moments on pense à comparer la société américaine à une cocotte-minute prête à exploser.



On vit clairement les moments de transition entre une société traditionnelle vers le postmoderne et l'égocentrisme. Les certitudes s'ébranlent et les individus s'émancipent. Au milieu de cette époque fascinante, les jeux politiques et de pouvoir au sein d'une société privée sont décrits d'une façon toujours aussi pertinente. Et pour ne pas en rater une couche les enjeux personnels sont égalements mis en scène avec une rare qualité.



La qualité cinématographique et des acteurs de la série la confirme dans mon esprit dès cette seconde saison au niveau des meilleurs que j'ai vus : The Sopranos et The Shield. En plus le thème est plus GF-friendly que les deux pré-cités par sa nature plus psychologique et moins testostéronée.



Pourvu que ça dure !

jeudi, octobre 01, 2009



Amores Perros.

Un accident de voiture au Mexique est le point de rencontre entre les vies des protagonistes de ce film qui dépeint une palette de personnages typés. Le thème du film tourne autour de la souffrance, de la mort et de l'angoisse de la séparation. Il est mis en scène par Alejandro Gonzàlez Iñàrritu qui a par la suite réalisé l'excellent "21 grams" (le poids de l'âme humaine) et le mémorable Babel servi à merveille par entre autres Brad Pitt.



Les histoires s'entrechoquent dans ce film ce qui le relie très clairement aux deux films précités en créant une unité de style flagrante et reconnaissable. Il est difficile de raconter les sentiments qui m'ont traversé pendant la (longue) durée du film. On se fait embarquer dans les vies précaires de ces gens ordinaires qui sont confrontés à des situations exceptionelles. Balancés entre le noir et le laid, le sublime du film touche à la sordidité de son propos et de sa photographie.



Je ne tarirai pas d'éloges sur ce réalisateur tant ses 3 oeuvres que j'ai pu voir m'ont conquises.



Une bonne grosse claque en pleine tronche !