mercredi, septembre 26, 2007



Per un pugno di dollari.

J'adore les western de Sergio Leone avec Clint Eastwood ! Ils sont tout simplement archétypaux au possible. Dans le genre ; on a pas plus film de genre... J'ai déjà à de nombreuses reprises craqué pour Il buono, il brutto e il cattivo et j'en ai chaque fois retiré des lecons existentielles à nulles autres pareilles ;-) C'est un cinéma d'un genre à part, qui n'existe plus aujourd'hui et qui représentait une époque.



La mise en scène de ces films, la photographie, les dialogues et les acteurs sont tout simplement géniaux. Ce per un pugno di dollari est le film fondateur du western spaghetti. En effet, il s'agit quasiment du premier western italien à etre distribué hors de la péninsule et à connaitre un succès mondial. Il signe également la première collaboration entre Leone, Morricone et Eastwood, qui écriront par la suite ensemble les plus belles pages du genre.



A ce titre c'est donc aussi la première apparition du "man with no name" justicier cynique, taiseux et machouilleur de cigarillos. Il conviendrait donc ici de tuer un mythe - selon IMDB, les cigares de Blondin ne sont pas les fameux Toscanelli italiens, mais bien des cigares ramenés par l'ami Clint depuis L.A. dans le but de composer son rôle.



J'ai peu de choses à dire de plus sur ce film tant il se vit, emporté par la musique d'Ennio Morricone et non s'analyse.



C'est du classique de genre quoi, comme si je devais commenter Star Wars...


jeudi, septembre 20, 2007



Rome - Saison 2.

ATTENTION - SPOILER AHEAD - la saison 1 se terminant sur la mort dramatique de César - poignardé par une belle brochette de traitres dont son fils Brutus, c'est avec une bonne dose d'impatience que nous nous sommes lancés dans la saison 2 de cette grande fresque épique d'époque qu'est Rome. Et nos attentes furent plus que largement comblées. Cette seconde saison est au moins aussi exceptionelle que la première.



Nous suivons donc ici la période d'instabilité politique et de lutte pour le pouvoir qui suivit l'assassinat de César. Le dictateur mort, qui pour le remplacer. C'est que dans ce contexte de guerre de succession, tous les coups sont permis et que le plus fort gagne !



Les décors sont encore plus fantastiques que dans la saison 1 en raison de l'exil de Marc-Antoine en Egypte pendant une bonne partie de la saison. On découvre donc la cour de Cléopatre et tous ses fastes.



Du coté de la mise en scène et de la réalisation, c'est encore du tout haut de gamme, je me sentais littéralement pris dans le film tant l'Histoire, le scénario, les décors, les personnages et la caméra étaient accordés pour rendre au mieux l'ambiance de la Rome antique telle que je l'imagineais.



Une série qui nous a passionné, et dont nous regretterons l'arrêt aussi brutal (pour cause de coût astronomique) que définitif (en raison de l'incendie de tous les décors du plateau).

mercredi, septembre 12, 2007



Casino Royale.

Pour faire un bon James Bond, il y a quelques bases inévitables, puis une touche personnelle, un peu comme un Bloody Mary. Je citerai dans l'ordre d'importance : un méchant psychopathe et mégalomane, des jolies filles, une Aston Martin, des explosions, Q (ou M, ou encore Ms. Moneypenny c'est selon l'inspiration du moment), un smoking, et une scène d'amour (les variantes de décor sont tolérés). Une fois que les murs sont élevés, que le toit est placé et que le gros oeuvre est fini, on peut commencer à décorer.



La déco de ce Bond en l'occurence est une fois de plus bien en phase avec son époque post-11 septembre... Voici le pitch : un vilain banquier véreux et très riche finance le terrorisme afin de pouvoir jouer à la baisse les actions des compagnie visées par les attaques et devenir encore plus riche. Un tout jeune agent secret du nom de James Bond - récemment promu - déjoue une de ses machinations et le voilà donc obligé de se refaire. Pour cela, il décide d'organiser une partie de poker sur laquelle il compte pour renflouer ses caisses.



L'intérêt de Casino Royale repose sur le fait qu'un nouvel acteur prête ses traits au plus célèbre des agents secrets britanniques : Daniel Craig. Et l'ami Daniel amène avec lui un renouvellement du personnage qui pourrait presque s'apparenter à un retour aux sources tant les similitudes entre lui et le Sean Connery des premiers films sont nombreuses. On a donc un Bond plus âpre, rude, ce qui va aussi mieux avec la chronologie supposée - on est ici à la première mission "double zéro" du jeune James.



A cet aspect plus rude et rocailleux vient s'ajouter une autre particularité - la partie de poker. Celle-ci crée en effet pendant quasiment une heure une tension psychologique peu connue dans le cadre d'un James Bond. Elle symbolise ainsi l'opposition entre James Bond et "Le Chiffre", que l'on peut voir ainsi sous un autre angle que celui des habituelles cascades et fusillades.



Au niveau de la réalisation c'est évidemment du tout léché sans faute avec une bonne bande son qui claque et des bons mouvements de caméra bien calée sur les rails (en contraste total avec le Bourne Ultimatum - plus style Dogma). On fait aussi comme d'hab avec Bond, le tour du monde en 2h24 chrono... Cette fois-ci l'arrêt principal est au Montenegro.



En gros, on a donc ici tout ce qu'il faut pour faire un tout bon James Bond... et le résultat est à l'avenant.

lundi, septembre 10, 2007



The Bourne Ultimatum.

Barbara et moi avons eu la chance de pouvoir assister en avant-première au dernier volet des aventures de Jason Bourne, l'espion amnésique le plus recherché de la planète. Je ne me souvenais plus très bien du premier épisode et n'ayant pas vu le second, je craignais un peu de me retrouver tout pantois, perdu dans les méandres d'un scénario plein de zones d'ombre... Un peu comme un spectateur devant "Le Retour du Roi", se demandant qui peut bien être ce Gollum et d'où diable sort le double de Gandalf, tout habillé en blanc...



Heureusement rien de tel ! De suite ici il n'en est que l'identité du personnage principal, les autres ayant plus ou moins tous eu le bon gout de se faire descendre à la fin de l'épisode précédent. C'est un peu comme si on disait que "Moonraker" est la suite de "The Spy who loved me", si vous me suivez. Si vous me suivez toujours, vous aurez donc compris où je veux en arriver... Bourne Ultimatum est un James Bond sous amphétamines, avec une caméra qui joue à la montagne russe et un espion plus trendy (ce qui - soi dit en passant - m'a passablement motivé pour visionner Casino Royale, qui fera l'objet d'un post ultérieur).



Et ca donne quoi au final - se demande le lecteur averti ? Je dois dire qu j'ai bien apprécié le coté non-stop du film, il n'y a pas le temps pour reprendre son souffle après un scène d'action que la suivante est déjà là... J'avais bien l'impression d'etre dans un film d'action et pas ailleurs. Le maniement de la caméra, la mise en scène saccadée et le montage syncopé rajoutaient encore plus à cette dimension film d'action.



Tout ces éléments faisaient que la sauce prend très bien, meme si au final ce qui pêche un peu c'est la relative pauvreté du scénario - tout entrecoupé qu'il est de cascades, d'explosions et de poursuites... Mais je ne m'attendais pas à un film à la Innaritu, mais les producteurs non plus vraisemblablement.



Un objectif de divertissement et d'action tout à fait atteint donc. Tout autant pour notre petit bébé qui faisait des bonds dans le ventre de sa maman à chaque explosion.