dimanche, mars 25, 2007



21 Grams.

L'envie de voir 21 grams nous est venue à ma chérie et moi après avoir fortement apprécié Babel, du même réalisateur mexicain Alejandro González Iñárritu. On nous avait longuement vanté les qualités de ce 21 grams, et Babel nous ayant plu à tous les deux, nous nous sommes laissés tenter. Ce film est un film choral, tout comme Babel. Il nous emmène à travers les vies et les destins croisés de 4 personnages principaux autour desquels se noue une histoire dense aux impacts émotionels forts.



Naomi Watts, Benicio del Toro, Sean Penn et Charlotte Gainsbourg forment le très joli casting de 21 grams. Ils réussissent tous à incarner magnifiquement leurs personnages torturés et complexes. L'ex-taulard rattrapé par sa conscience, le malade qui se sent coupable d'être en vie, la femme au foyer victime passive de son histoire, la jeune femme idéaliste blessée par son amant... Pas un n'échappe à un passé lourd et ce poids se rend bien dans leur façon de jouer.



Le scénario n'est pas d'une complexité extrême, mais la mise en scène faite de flash-backs et de passage d'une histoire à l'autre crée un sentiment d'attente dans l'esprit du spectateur, afin de pouvoir rassembler les pièces du puzzle... Un vrai tour de force de ce côté-là, et la filiation de Babel avec 21 grams en ce qui concerne la réalisation est plus que patente.



21 grams est un film prenant, qui laisse à réflechir de nombreux jours durant sur le sens de la vie, et les valeurs qui y sont prioritaires, sur comment on peut du jour au lendemain basculer, ou bien être sauvé par la grâce...



Un film intelligent, bien joué, au scénario intéressant et à la mise en scène originale et profonde, personellement, je m'en contente plus que volontiers !

Il nous restera à tester Amores Perros pour avoir fait la trilogie Iñárritu dans l'ordre chronologique inverse

vendredi, mars 23, 2007




Ferris Bueller's day off.

Ce qui m'a fait un jour craquer sur ce DVD est la réputation de film-culte qui traine autour de la folle journée de Ferris Bueller. J'ai souvenir qu'à l'époque de sa sortie, et alors que j'étais moi-même en plein milieu de mon cycle d'études secondaires, Ferris et sa journée de brosse avait réussi à couper la cour de récréation en deux parties : ceux qui avaient vu le film... et les autres ! Je faisais partie de la seconde catégorie et je me demandais un peu où commençait le bon film et où s'arrêtait l'effet de mode...* Ne voulant pas mourir idiot, je me suis décidé en tombant sur une bonne vieille promo à 7.50 EUR le DVD.



Ferris est un garçon bien sous tous égards, sa famille l'aime, ses amis l'adorent, il vit dans une belle banlieue de Chicago, il a un physique "facile" et pas mal d'argent. Le seul truc qui cloche, c'est qu'il n'aime pas l'école, et il entretient plus particulièrement avec le proviseur de son collège une relation d'amour-haine où la haine a depuis bien longtemps dépassé l'amour. Donc un jour Ferris se réveille et décide de passer une journée "pour lui" où il ne ferait que ce qu'il aime.



Le film est très frais, c'est son côté teen-movie. Matthew Broderick joue pas mal le sale gamin adolescent et certains gags sont assez drôles. Les dialogues sont également bien trouvés et certaines répliques ont plus que certainement contribué au côté "culte" du film.
Malheureusement le scénario tient sur un carton de bière, les acteurs sont un peu nunuches et la "morale" de l'histoire très premier degré. Le réalisateur nous représente une image stéréotypée du brave gars "cool" que tout adolescent aimerait être, avec sa jolie petite amie, et son meilleur pote. Tout cela dans un contexte "on ne peut plus" eighties...!



Il y a cependant quelques trouvailles de mise en scène et de réalisation qui ont par la suite largement été pompées et reprises dans d'autres films et séries télévisées. On sent quand même une belle originalité dans l'approche cinématographique dans plusieurs scènes (Ferris s'adresse au public face à la caméra - scène après-générique de fin - caricature des cours de gym à l'école - ...)



En conclusion, je n'ai pas hurlé de rire, mais j'ai passé du bon temps. Pas de regret de l'avoir vu, pas non plus d'envies de le revoir. A conseiller pour tout ceux qui voudraient voir une bonne teenage-movie comédie datée années '80 (dans ce régistre, on ne fait probablement pas mieux).

"Yup, life moves pretty fast. If you don't stop and take a look around once in a while, you might miss it."


* En fait c'est faux, à l'époque je ne me posais pas de questions sur les films, et probablement que je me sentais idiot de ne pas avoir vu ce qui semblait être LE moment de déconnade ultime.

mardi, mars 20, 2007



Seinfeld - Saison 4.

Cette saison a marqué pour moi le début d'une véritable frénésie d'épisodes. En effet, c'est au cours de cette saison que les personnages prennent toute leur ampleur et leur couleur ; les hésitations de scénario ou de jeu d'acteur ne sont désormais plus de mise, chacun est à sa place et les situations comiques s'enchaînent les unes aux autres. Au delà de ce rodage plus que perceptible dans le jeu des acteurs, le scénario déboule avec un fil rouge de toute grande classe : le sitcom "Jerry" !



Jerry et Georges sont donc embarqués dans la scénarisation, la sélection du casting et la vente aux huiles de la TV d'une série "about nothing !" basée sur leurs vies... Toute ressemblance avec des séries existantes n'est absolument pas fortuite et cette mise en abyme va constituer le premier vrai fil rouge de la série. En lui donnant une colonne vertébrale, les créateurs de cette saison vont réussir à donner une complexité supplémentaire qui va bien au-delà de la succession de sketches dans un épisode. La vie est définitivement insufflée dans les personnages.



Cette saison contient des épisodes cultissimes comme celui où George vend le pitch de la série "about nothing" aux NBC boys :

* Russell: Well, why am I watching it?
George: Because it's on TV.
Russell: (pause) Not yet.

Ou encore celui qui fit scandale à l'époque au sujet d'un concours d'abstinence pour célibataires :

* Jerry: It's like shaving.
Elaine: Oh what a bunch of baloney! I shave my legs!
Kramer: (while eating) Not every day.



C'est également dans cette saison que se révelera entièrement une passion à laquelle Kramer succombe et que je partage avec lui : les havanes ! Qui feront pour l'anecdote brûler le chalet en bois du père de la petite amie de George...

* Mr. Ross: "Cherish the cabin." And I have...for forty-five years. It's often been a sanctuary for me.
George: Kinda like Superman's Fortress of Solitude?
Mr. Ross: What?
George: Uh, Superman - he, uh, built the Fortress of Solitude up at the North Pole, to, uh, you know, sort of get away from it all.



* George: This is unbelievable! Every time I think I'm out, they pull me back in.

* George: I would like to dip my bald head in oil and rub it all over your body. You don't understand, it's a miracle.

* Timmy: What are you doing?
George: What?
Timmy: Did, did you just double dip that chip?
George: Excuse me?
Timmy: You double dipped a chip!
George: Double dipped? What, what are you talking about?
Timmy: You dipped a chip. You took a bite.(points at the dip) And you dipped again.
George: So?
Timmy: That's like putting your whole mouth right in the dip. From now on, when you take a chip, just take one dip and end it.



* Kramer: Who's gonna turn down a junior mint? It's chocolate, it's peppermint, it's delicious!
Jerry: That's true.
Kramer: It's very refreshing!

J'en ai mal au ventre de rire rien que de repenser à toutes ces scènes...!

dimanche, mars 11, 2007



Little Miss Sunshine.

Je me suis décidé à regarder "Little Miss Sunshine" à la suite du buzz que ce film avait déclenché lors de ses diverses nominations aux festivals, les 2 Oscars qu'il a finalement décroché m'ont définitivement convaincu de m'y atteler. Little Miss Sunshine est un excellent produit du cinéma indépendant américain tourné par deux des plus grands réalisateurs de clips aux USA, avec les Red Hot, Smashing, REM, Offspring et tant d'autres à leur actif. Excellent produit car il prouve qu'il ne faut pas nécessairement être dans le mindset "blockbuster" pour faire un film qui cartonne, aussi bien à la critique qu'en salle.



La galerie de portraits qui nous est ici présentée à travers les péripéties d'une famille d'américains moyens (tendance bas) ressemble presque aux "freak shows" que les cirques ambulants promenaient les siècles précédents tant les caractères protagonistes de ce film sont des caricatures d'eux-mêmes. Du père minable prêchant la force de caractère à la petite fille moche pleine de rêves de princesses, il n'y a même pas le grand-père (héroïnomane) pour sauver la famille de leur perte la plus totale. A ce jeu, on peut juste encore porter un minimum d'estime - ou de pitié - pour la mère qui est le seul vrai moteur de cette bande d'illuminés qui se sont mis en tête d'amener leur petite fille à participer à un concours de beauté pour gamines pré-pubères.



Et voilà donc toute la famille partie à travers l'amérique dans un vieux combi VW qui symbolise à merveille leur philosophie et leur rêve utopiste. Car ce film est selon ma compréhension une critique acerbe et aiguisée de ce que le "rêve américain" peut produire comme beauté idéaliste, mais en mettant également en avant les différences de classe qui conditionnent bien évidemment la destinée de toute la famille. En celà, j'ai trouvé qu'il soufflait sur ce film comme un vent éminnement hippie, quasiment libertaire et en tout cas tout à fait opposé aux conventions sociétales en vigueur.



Malgré ce second degré sociologique, ce film est une authentique comédie, qui fait éclater de rire plus d'une fois par son comique de caricature et de personnages. Cette famille en route pour le concours de "Little Miss Sunshine" est tout bonnement attachante !

dimanche, mars 04, 2007



Seinfeld - Saison 3.

La saison 3 de Seinfeld m'a de nouveau arraché des larmes de rire à plusieurs reprises. Certains des épisodes de cette saison sont de véritables bijoux où des histoires entières sont brodées autour des sujets les plus banaux, comme un stylo d'astronaute qui peut écrire à l'envers, un livre que Jerry n'a pas rendu à la bibliothèque depuis 15 ans, ... Des situations qui nous arrivent tous les jours sont mises en musique d'une façon exceptionelle : que ce soit la recherche d'une voiture dans un parking souterrain ou bien la soirée fastidieuse chez des amis d'amis, Jerry et ses comparses nous emmènent loin, très loin dans un voyage jusqu'au bout du fou-rire...



Le succès aidant, les producteurs commencent à voir que cette saison ne sera pas la dernière et terminent en beauté par un cliffhanger qui voit Kramer partir tenter sa chance à Hollywood après une dispute avec Jerry. Sera-ce la fin de la série pour ce personnage auquel j'attache une affection particulière au vu de son caractère ?



* Elaine: I'm sweating here. I'm in bed, sweating.
Jerry: It's one day. Half a day, really. I mean you subtract showers and meals, it's like twenty minutes. It'll go by like that (snaps his fingers).
(after being told by a chiropractor that she will have to stay for at least five more days)
Elaine: (to Jerry) Five more days?
Jerry: Well today's almost over. And weekdays always go by fast. Friday we're leaving. It's like two days really. It's like a cup of coffee. It'll go by like that. (snaps his fingers)

* George: Jerry, just remember, it's not a lie if you believe it.



* Kramer: He spit on us.... and I screamed out, "I'M HIT!"
Newman: Then I turned and the spit ricochet of him and it hit me.
Elaine: Wow, what a story.
Jerry: Unfortunately the immutable laws of physics contradict the whole premise of your account. Allow me to reconstruct this if I may for Miss Benes as I've heard this story a number of times. [...]
Jerry: I am saying that the spit could not have come from behind ... that there had to have been a second spitter! Behind the bushes on the gravelly road. If the spitter was behind you as you claimed that would have caused your head to pitch forward.
Elaine: So the spit could have only come from the front and to the right.
Jerry: But that is not what they would have you believe.
Newman: I'm leaving. Jerry's nuts!



Comme dirait George Clooney: "Seinfeld... What else ?"