dimanche, juin 25, 2006


The Wedding Crashers.

Je n'aime pas les comédies romantiques. Ca me gonfle. Je constate que j'ai peu de réticences à voir à peu près n'importe quel style de film, et que comme en musique, tous les genres me plaisent, en fonction de mon humeur, du temps qu'il fait, du plat que j'ai mangé, du cigare que j'ai fumé, du calin que ma femme me fait... Mais les comédies sentimentales, ça ne passe pas. "Y a rien à faire" comme disait l'autre. Je le sais depuis longtemps et je ne comprends malgré tout toujours pas pourquoi je m'inflige parfois de passer 1h30 à 2h00 à me retester en m'en enfilant une. Il faut dire que j'avais ici des circonstances atténuantes. C'était un dimanche après-midi que j'avais passé à fêter l'anniversaire de mon beau-père en compagnie d'une joyeuse bande de fêtards cinquantenaires, au milieu d'un jardin, sous une averse estivale, en sifflant des bouteilles de rosés et en dévorant des morceaux de boeuf délicieusement cuits au barbecue. Il était donc passé 17 heures quand ma chérie a pensé qu'il était temps que nous regagniions nos pénates... Passablement touché par cet après-midi festive, je me suis affalé dans mon pieu et j'ai abandonné toute prétention pour lancer dans un geste d'une humilité rare dans mon chef la pellicule dont il est sujet à la première ligne de ce post (The wedding crashers pour ceux qui ne suivent plus).



Pfffffffffff... Même saoûl un dimanche après-midi pluvieux je n'ai pas réussi à me dérider devant les pitoyables pitreries de deux trentenaires en rut qui trouvent que les mariages de leurs amis / connaissances / fréquentations sont les meilleurs endroits pour draguer les filles (super le scénario, non ???). Jusqu'au jour où évidemment un des deux comparses découvre l'amour et décide de renoncer à la vie de baton de chaise qu'il menait jusque là.



Je ne m'étalerai pas plus avant sur les dialogues / la mise en scène / les blagues / le jeu d'acteur / ... / ... / ... (remplissez les blancs) qui sont tous du même niveau. Un rôle (alimentaire) pour Christopher Walken qui continue à se faire passer pour un vampire même dans un rôle où il devrait simplement s'en tenir à jouer le méchant beau-père ne sauve que très moyennement l'intérêt de ce film.



Je n'aime toujours pas les comédies sentimentales.

dimanche, juin 18, 2006


Desperate Housewifes - Saison 2.

Le second volet des épisodes des ménagères désespérées de Wisteria Lane nous a laissé moins enthousiastes que le premier. Il ne s'agit pas ici de dire que les tribulations de ces quatres femmes n'étaient plus passionnantes, car certaines intrigues principales réussissaient très bien à nous tenir tous deux en haleine et à nous faire enchaîner les épisodes au mépris de l'horloge qui tourne dans la nuit. Les nombreuses tisanes bues pendant ces sessions nocturnes devaient également faciliter l'endormissement, mais le suspense des épisodes était au rendez-vous.



Le problème n'était pas selon moi dans les intrigues principales, mais dans certaines intrigues annexes. Ce genre de série (trop) bien monté, (trop) bien réalisé et (trop) bien joué paraît tout de suite plus plat et fade quand le scénario ne tient pas suffisemment le rythme. Et malheureusement quelques épisodes de cette saison manquaient un peu de punch à ce niveau.



Il reste donc une Bree en pleine déchéance, une Gaby en pleine mutation, alors que certaines se remettent au travail et reprennent la dure voie du labeur de bureau, d'autres se perdent dans le dédale de leur vie amoureuse passée et présente... Pour le plus grand bonheur - ou malheur d'Eddie. Quand la série américaine repompe le vaudeville...



Il me reste un bon souvenir, et un espoir de relance du rythme de la saison 3 que je ne manquerai sûrement pas pour savoir ce qui arrive à ces ménagères hors du commun.

jeudi, juin 08, 2006


V for Vendetta.

Ce film d'anticipation m'a laissé une impression mitigée, comme quand on comprend qu'on passe à côté de quelque chose d'important, sans pouvoir mettre le doigt sur quoi. L'histoire est plus qu'alléchante, en ce qu'elle relate la lutte individuelle d'un homme (anarchiste ?) aux prises avec un gouvernement totalitaire et liberticide. La dualité de ce personnage se retrouve dans le masque qu'il porte pour perpétrer ses actes, libératoires à ses yeux, terroristes pour le pouvoir.



La matière pour construire un scénario passionant est bien là ; mettant en lumière le vague de la définition de la frontière entre le bien et le mal, cadré dans une allégorie d'actualité terroriste quotidienne mélée à un zeste d'anticipation orwellienne, le tout en se basant sur l'histoire (vraie) de Guy Fawkes, un anarchiste anglais du XVIII° siècle qui révait d'assassiner le roi en faisant sauter le Parlement.



Malheureusement, je trouve que comme trop d'adaptations de bande dessinée au cinéma, la sauce ne prend pas à mes yeux.
Pour plusieurs raisons:
- Les décors et la photographie veulent rendre un sentiment non tranché et pour le coup, le tout ressort trop sombre et pas assez contrasté.
- L'histoire touffue de la bande dessinée, n'est pas assez élaguée dans le scénario, menant à une confusion des scènes.
- La longueur du film, conjuguée à la quasi-absence de scènes d'action le rend par moments trop soporifique.



Même si le film a certains aspects délectables, ma première vision a été décevante, et je ne sais si je retenterai l'expérience.

mardi, juin 06, 2006


Saw II.

Suite des aventures du tueur aux énigmes (non, non il ne s'agit pas de Jim Carrey dans l'immonde "Batman & Robin")... Le pitch du second opus est essentiellement le même que celui du premier. Et pour cause, même si la surprenante fin du précédent avait heureusement laissé suffisemment de latitude au scénariste pour construire une suite plausible, il ne s'est pas décarcassé pour remettre un nouveau concept sur la table. De même que pour le premier, la réussite, ou plutôt le point fort de cette suite est la tension et le suspense que le réalisateur et le scénariste réussissent à créer.



Ce Saw IIème du nom ressert donc essentiellement les mêmes plats scénaristiques et dramaturgiques que le premier, ce qui enlève malheureusement à l'effet de surprise. Même si dans l'ensemble le script reste foncièrement original.



Alors... ****Spoilers****
Le tueur "Jigsaw" se fait vieux et se fait attrapper dans les 15 première sminutes du film, d'une façon un peu légère pour un homme qui pense à tout. On comprendra rapidement que c'était voulu et que ses fins sont toutes autres. Il passera le reste du film à nous les expliquer, en déroulant en parralèlle une seconde intrigue fruit de son imagination, et qui invite une bande de jeunes à joyeusement s'entretuer...
****Fin du spoiler****



Le mot de la fin est tout simplement incompréhensible, après un rebondissement inattendu, on est bazardé dans une fin hystérique et épileptique. Une méthode marketing pour relancer l'intérêt et l'expectative du 3 plus que probablement.



Une note dans la moyenne...