
Paprika.
Ce manga onirique m'a été suggéré par une excellente newsletter veryshortlist qui s'occupe de fournir à ses lecteurs un digest quotidien sur plusieurs sujets "culturels" : livres, films, DVD et sites web. Et l'une de ces newsletter était très élogieuse sur ce dessin animé nippon - qui avait été présenté semble-t-il à l'époque au festival du dessin animé new-yorkais et y avait fait une impression remarquée. Impression que je partage éminemment. Parpika est une plongée dans le monde coloré et complexe des rêves.

En effet, ce film relate l'utilisation par un individu fort mal intentionné d'une toute nouvelle invention qui permet de matérialiser les rêves humains. Les relations entre les rêves et la réalité, la frontière de la conscience et de l'inconscient sont mises à mal par cette technologie.
J'ai un peu de mal à juger les mangas, tant les tournures d'esprit qui relatent les histoires sont parfois incompréhensibles pour mon esprit carthésien. Mais si je compare purement mes sentiments à la vue des quelques mangas que j'ai pu visionner, celui-ci est assurément un des meilleurs. Pour mettre un point de repère, j'avais été perdu par la complexité du récit "Ghost in the shell", et la frustration que j'en avais ressenti m'avait gâché mon plaisir.

Ici, la suspension temporaire de la crédulité fonctionne à plein bloc et les incohérences / irréalismes ne génèrent aucune frustration car ils traduisent très exactement le ressenti du propos du film : les rêves ! Au contraire même, ils amplifient cette sensation d'entrée en phase avec l'histoire. Sans compter que le dessin tout comme l'animation sont parfaitement ciselés.

Du grand travail d'orfèvrerie.
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