
The Illusionist.
Il existe plusieurs exemples de films "jumeaux", dont on dirait presque que la mise en scène est le seul signe distinctif entre les scénarios et histoires à ce point similaires qu'on peut s'autoriser à penser que deux scénaristes aient été inspirées par la même muse, au même moment. Dans quelques cas historiques ou d'actualité, on ne pourrait bien sûr prétendre à quelque plagiat ou plutôt partage de ressources. Mais il est en dehors de ces exceptions explicables par les événements, certaines coïncidences troublantes. A titre d'exemple, "Les liaisons dangereuses" (1988) et "Valmont" (1989), plus récemment "Capote" (2005) et "Infamous" (2006), à l'époque "Armageddon" (1998) et "Deep Impact" (1998), ou encore "Finding Nemo" (2003) et "Shark Tale" (2004)... Et bien "The illusionist" est le second terme d'une paire de films consacrés au monde magique des magiciens de la fin du XIX° siècle. Le premier étant le très souvent acclamé "The Prestige".

C'est d'ailleurs en pleine confusion que je me suis lancé dans cet Illusioniste en espérant y voir du Prestige... Je n'ai ceci dit compris ma bévue que quelques bonnes poignées de minutes après le départ du film ; à travers les différences de pitch et d'acteurs. Je m'attendais donc à voir deux magiciens de milieux sociaux différents rivaliser pour subjuguer leurs audiences et je n'en ai vu qu'un seul, dont la préoccupation semblait plus romantique puisque l'objet de ses désirs se trouvait en la personne d'une charmante femme bien malheureusement pour lui promise à un meilleur futur que celui de compagne de saltimbanque.

Nécessité faisant loi, j'ai donc regardé jusqu'au bout ce film dont je ne soupçonnais qu'à peine l'existence. Le sentiment général que j'en retirerai est relativement neutre, tendance positif. En effet, l'histoire est assez intéressante et son dénouement mérite une seconde vision afin d'en saisir toutes les implications et subtilités (vive le replay du DVD !)

Le jeu d'acteur de Norton est tout à fait acceptable, mais la bouille de commissaire de Paul Giamatti et son rôle de carabinier d'offenbach systématiquement un train en retard ne m'ont pas entièrement convaincus. A côté de cela, malheureusement le film manque également un peu de rythme et la réalisation, tout comme la photographie, ne m'ont pas emportés dans un monde magique.
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