
OSS 117.
L'art de la comédie semble bel et bien français. Le mot acquiert ses lettres de noblesse quand il se conjuge avec tant de brio et de justesse avec un film. Faire une comédie n'est pourtant pas si évident qu'il n'y parait, et les échecs sont plus nombreux que les succès patents sur lequel tout le monde s'accorde. A ce jeu de la comédie ratée d'ailleurs, à mon avis, chacun est égal devant l'éternel, américains comme français.

Le genre a ceci de particulier que la qualité du film se mesure très rapidement grâce aux réctions du public dans la salle. Son but premier étant de faire rire, manifestation bruyante et partagée s'il en est, à moins de regarder le film tout seul, on voit vite si le but est atteint. Sans doute est-il également fortement marqué culturellement. "On peut rire de tout mais pas avec n'importe qui" s'applique aussi aux différences culturelles. Si le rire est le propre de l'homme et donc un des dénominateurs communs de notre race, l'humour est quand à lui bien sujet à de multiples formes d'interprétation.

Tout ça pour dire que la réussite d'OSS 117 n'est pas difficile à expliquer mais sûrement très liée à ma culture francophone.
Le jeu d'acteur excellent du très surprenant Jean Dujardin, qui tient un rôle taillé sur mesure de James Bond beauf français moyen des années 60. Le scénario rebonsdit dans tous les sens et surprend sans cesse par un sens de l'absurde et du running gag qui tire à chaque fois des nouveaux éclats de rire. Les décors typés, les voitures et costumes d'époque, la mise en scène rondement menée parachèvent de faire prendre la sauce.

Ce "OSS 117 - Le Caïre - nid d'espions" est un régal pour les yeux et pour les zygomatiques. Vivement une suite tout aussi réussie !
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