dimanche, avril 09, 2006


Abre los ojos.

La version originale de Vanilla Sky, à Madrid et en espagnol...

Les deux films ont l'excellente Pénélope Cruz en commun, dans le même rôle qui plus est. La comparaison de ces deux films est évidemment plus que tentante et ayant eu la chance de voir les deux, je ne prétendrai pas l'esquiver.

Autant tout de suite y aller franco, j'ai préféré la version espagnole. Non que Vanilla Sky soit "raté", mais parce que le propos du film me semble mieux servi par la réalisation d'Alejandro Amenabar que par celle de Cameron Crowe. En effet, les décors, le jeu, la luminosité sont beaucoup plus "réalistes" et par là même permettent de mieux faire ressortir les affres de difficultés dans lesquels est plongé le personnage principal, en quête de son histoire et de lui-même, en proie à des troubles inquiétants de personnalité et ne distinguant plus le rêve de la réalité (cfr. le titre: "Ouvre les yeux"...).



La vie de ce sale garnement riche et cynique qui n'attire aucune sympathie, malgré les fausses repentances auxquelles il se livre est livrée d'une manière complexe et sa quête de vérité pour se donner l'illusion de pouvoir à nouveau contrôler sa réalité reflète bien le chaos qu'il vit et fait vivre à son entourage.



La mise en scène de la duplicité du personnage caché derrière son masque renforce encore sa complexité de caractère et nous renvoie aux dualités éternelles qui combattent en chacun de nous.



Tout cela me faisait plutôt penser à de la science-fiction dans Vanilla Sky, qui en serait une version moins abrasive car plus axée sur la relation entre Tom Cruise et ses deux femmes, et non sur l'abîme de néant du personnage de César.

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