lundi, mars 06, 2006


Un chien andalou.

En regardant ce court métrage de 15 minutes daté de la première moitié du XX° siècle, je n'ai pas pu m'empêcher de faire un parallèlle avec War of the worlds. La boutade qui me venait en tête était : " lequel de ces deux films est-il le plus surréaliste ?"

J'ai vu devant moi une oeuvre poétique, qui me renvoie à des sentiments humains et qui parle à des constructions que je peux me représenter. On est loin de l'absurde de "War of the Worlds". Le parallèlle est plus que stupide, mais m'a fait me poser des questions plus générales sur le cinéma : "art ou divertissement ?". La vérité est sans doute - au risque de défoncer une porte ouverte - entre les deux. Ou plutôt qu'entre les deux, un peu des deux.



Ce ce coté artistique du cinéma qui fait que ce chien andalou m'a marqué d'images que je n'effacerai pas de ma mémoire et que je m'en souviendrai comme je me souviens des émotions que m'a laissé un concert d'orgues dans la cathédrale Saint Paul, une contemplation d'un tableau à Venise ou encore l'admiration de la dévotion de Gaudi dans la définition de son projet de Sagrada Familia.



Bref, on est dans une autre catégorie et on est loin du chiant. De la beauté à l'état pur ??? En tout cas, une certaine forme de représentation du monde.


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