
The return of the jedi.
Euh, pardon, je voulais dire : Star Wars - Episode 6. Le dernier volet (sauf accident ou dérapage incontrolé de Georges Lucas) de LA saga de science-fiction par excellence. 6 films et des budgets affolants pour que des ours en peluche changent le destin de la galaxie, on aurait pû imaginer fin plus grandiloquente.
C'est pas tellement qu'il ait vieilli le machin, même sans les repasses d'ILM sur les effets spéciaux il y a quelques années, c'est plutôt le scénario qui manque singulièrement de finesse.

Je n'ai pas eu besoin de voir la fin du film pour pouvoir très exactement comprendre ce que ce film me faisait : un mélange d'excitation et de réminescences de rêves enfantins se mélangeait à une analyse technique, qui débouchait inmanquablement sur soit une critique sur la lourdeur scénaristique, la grosseur des ficelles ou enfin l'épaisseur de la symbolique qui tiennent l'histoire.
Pour le dire froidement, l'histoire m'a fait un peu comme un Walt Disney qui voulait faire pan-pan comme les grands.

Ce qui a plutôt enchanté mon oeil d'adulte, c'était le côté artisanal et matériel des effets spéciaux. Certes, comparé à l'ordinateur, on perd largement en possibilité d'expression imaginative, mais on y gagne en plaisir de cinéphile. Sans vouloir faire le malin, on palpe le travail minutieux des maquettistes, la fantaisie des maquilleurs et l'inventivité des costumiers. En prime, on assiste aux débuts des incrustations "CG" dans la pellicule, à l'époque où je chargeais des cassettes sur mon ZX-Spectrum.
Un autre enchantement pour l'oeil d'adulte étant bien entendu le costume mythique dont l'immonde et lubrique Jabba affuble la pauvre Leia. Il faut bien dire que jusque là, les tresses à l'anglaise de Carrie Ficher avaient plutôt laissé tout le monde indifférent. Ce n'était pas que les tenues spatiales ne lui allaient pas, mais on était quand même pas loin de zéro absolu en termes de "sexytude", si vous me permettez ce néologisme.

Dans le retour du jedi, par contre, excusez-moi du peu........! Bikinis en métal, pagne plus que fendu, menottes au poing. Elle tue Jabba en l'étranglant à la chaine gros maillon et se permet ensuite de manier du canon laser de gros calibre. Rien que ce petit quart d'heure de scène a dû bouleverser et impacter durablement la libido de toute une génération. Pour les nostalgiques, je n'ai qu'une adresse : http://www.bapwatch.co.uk/Star%20Wars/
Ca m'a plu au final de revoir ce film, car malgré ses indéniables faiblesses, il reste enchanteur pour l'enfant que j'ai été. J'espère que les enfants d'aujourd'hui, qui ont été baignés par "la prequel" reverront avec les mêmes sentiments toute la saga dans une vingtaine d'années...
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