mercredi, novembre 23, 2005



Once upon a time in America.

Il n'est pas difficile de se rendre compte, à la vision du film, qu'on a ici affaire à du grand art. De la réalisation aux décors, des costumes au jeu d'acteur, du scénario à la photographie, tout s'accorde comme dans une symphonie pour livrer un film d'une densité et d'une richesse rare.

Ce film est complexe de par sa structure, toute en flash-back et en saut an avant dans le temps, magnifiquement articulés autour d'événements sonores ou visuels.
Il est dense de par son scénario, qui nous raconte la vie d'un gangster à New-York, avant, pendant et après la prohibition.



Il est riche de par ses différents niveaux de lecture, qui nous rapellent qu'au delà de l'histoire de gangster, chaque homme se construit dans la vie de par les choix qu'il fait à chaque moment et que ces choix déterminent pour le meilleur et pour le pire, son futur. C'est un film qui donne également une leçon de vie, non pas au sens "cul-cul" du terme, mais dans son acception la plus noble, celle de nous rappeller que chaque homme tient sa vie en main.



La réalisation sans faille est sans aucun doute au coeur de la réussite de ce film et de ce qui fait sa magie, mais le jeu des acteurs est également époustouflant. En effet, De Niro est tout exactement dans le ton, à travers les différentes phases de la vie de Noodles. Le rôle de Max le méchant gangster est tenu de manière magistrale par James Woods, qui rend toute la complexité de la relation entre les deux amis et la rivalité qui les oppose (ou les réunit ??? ;-) de manière magistrale.



Je ne m'attarderai pas sur la narration de l'histoire, après tout j'espère maintenant avoir convaincu les plus réticents de louer le DVD et les convaincus de revoir le film. Il suffit de s'installer devant sa télé, de lancer le DVD et de se laisser porter par la magie. N'oubliez pas de bien vous préparer et de garder vos yeux et votre esprit bien ouvert pour ce voyage de quasiment 4 heures...



Un film pur plaisir donc pour les yeux et pour l'esprit.

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