mercredi, septembre 12, 2007



Casino Royale.

Pour faire un bon James Bond, il y a quelques bases inévitables, puis une touche personnelle, un peu comme un Bloody Mary. Je citerai dans l'ordre d'importance : un méchant psychopathe et mégalomane, des jolies filles, une Aston Martin, des explosions, Q (ou M, ou encore Ms. Moneypenny c'est selon l'inspiration du moment), un smoking, et une scène d'amour (les variantes de décor sont tolérés). Une fois que les murs sont élevés, que le toit est placé et que le gros oeuvre est fini, on peut commencer à décorer.



La déco de ce Bond en l'occurence est une fois de plus bien en phase avec son époque post-11 septembre... Voici le pitch : un vilain banquier véreux et très riche finance le terrorisme afin de pouvoir jouer à la baisse les actions des compagnie visées par les attaques et devenir encore plus riche. Un tout jeune agent secret du nom de James Bond - récemment promu - déjoue une de ses machinations et le voilà donc obligé de se refaire. Pour cela, il décide d'organiser une partie de poker sur laquelle il compte pour renflouer ses caisses.



L'intérêt de Casino Royale repose sur le fait qu'un nouvel acteur prête ses traits au plus célèbre des agents secrets britanniques : Daniel Craig. Et l'ami Daniel amène avec lui un renouvellement du personnage qui pourrait presque s'apparenter à un retour aux sources tant les similitudes entre lui et le Sean Connery des premiers films sont nombreuses. On a donc un Bond plus âpre, rude, ce qui va aussi mieux avec la chronologie supposée - on est ici à la première mission "double zéro" du jeune James.



A cet aspect plus rude et rocailleux vient s'ajouter une autre particularité - la partie de poker. Celle-ci crée en effet pendant quasiment une heure une tension psychologique peu connue dans le cadre d'un James Bond. Elle symbolise ainsi l'opposition entre James Bond et "Le Chiffre", que l'on peut voir ainsi sous un autre angle que celui des habituelles cascades et fusillades.



Au niveau de la réalisation c'est évidemment du tout léché sans faute avec une bonne bande son qui claque et des bons mouvements de caméra bien calée sur les rails (en contraste total avec le Bourne Ultimatum - plus style Dogma). On fait aussi comme d'hab avec Bond, le tour du monde en 2h24 chrono... Cette fois-ci l'arrêt principal est au Montenegro.



En gros, on a donc ici tout ce qu'il faut pour faire un tout bon James Bond... et le résultat est à l'avenant.

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