dimanche, août 27, 2006


Amarcord.

Une truculence savoureuse se dégage de ce compte typiquement fellinien. Le maestro nous livre un chef d'oeuvre axé sur une année de vie dans un petit village de la campagne italienne. Tous les personnages qui prennent corps dans ce film sont dépeints dans l'excès de leur caractère et de leurs sentiments dans une pure tradition felinienne ou la réalité n'est dépeinte qu'à travers un prisme poétique et coloré.



Que dire de ce film si ce n'est qu'il faut le voir pour se rendre compte de l'alchimie créée par Fellini qui nous emporte parmi la vie de ces Italiens pour croquer tendrement l'âme humaine, ses qualités et ses défauts ? J'aime particulièrement ce poème visuel ou les motocyclistes anonymes et pétaradants croisent les parades fascistes, les femmes inspirant l'amour et les élucubrations des originaux du village sont présentés de manière toute aussi belles que les portraits des curés, vendeurs de tabac et autres notables du village.



Au niveau scénaristique et de réalisation, la composition elliptique du film est centrée sur le déroulement de cette année dans lequel viendront s'enchâsser toute une série d'évenements typiques de la vie de ce village. Des souvenirs et fantasmes d'adolescents se mèlent à la vie des habitants du village pour livrer un tableau impressioniste de cette Italie campagnarde baignée dans une ambiance magique, rapellant dans sa construction les livres de Gabriel Garcia Marques ou d'Isabel Allende pour les amateurs.



Une photo souvenir des sales gamins.


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