
Superman returns.
Sergio Leone faisait dire à Clint Eastwood : "Dans la vie il y a deux sortes de gens Tuco, il y a ceux qui ont le fusil, et il y a ceux qui creusent. Toi, tu creuses". A ce distinguo révelateur de la profonde nature humaine, j'en rajouterai un autre pour classifier l'humanité dans une matrice à deux dimension chère au Boston Consulting Group. Il y a ceux qui aiment Batman et il y a ceux qui aiment Superman. Moi, j'aime Batman (et j'ai un fusil :-D). Je n'aime pas Superman et je n'aime pas les gens qui creusent.

Cette précision amenée, je peux me permettre d'aborder ma critique (qui sera forcément acerbe) de ce "Superman Returns" qui s'inscrit dans la plus pure lignée du super-héros à la cape rouge. Christopher Reeves ne doit pas se retourner dans sa tombe, car le justicier à la mèche rebelle en costume de scène et aux grandes lunettes à la ville n'a pas pris une ride par rapport à son image "eighties".

Il est toujours aussi gnan-gnan. "Mister Nice Guy" par excellence. Le beau-fils rêvé de toutes les ménagères de plus de 40 ans. En face de lui, l'"ignoble" Lex Luthor qui rêve toujours de mettre le monde sous sa coupe, à coup de millions de dollars, il nourrit ses rêves de grandeur dans son yacht de 45 mètres en fumant des havanes. Un mec plutôt sympathique, quoi.

Je ne me souviens plus trop du reste du film, et je pense qu'il ne s'y passait pas grand chose. Superman voue un amour platonique à une Loïs Lane mariée à un "salaud" pendant que Lex Luthor cherche à lui remplir les poches de Kryptonite pour le neutraliser et satisfaire ses envies mégalomanes. C'est trop formaté Pop-corn blockbuster à mon goût même si je veux bien admettre une certaine réussite dans la production et la mise en scène des effets spéciaux, et l'aspect comique-troupiers des acolytes de Lex Luthor.
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