
Sideways
In vino veritas disaient les Romains... Et cet adage a été suivi jusqu'au bout des deux heures de pellicule de ce Thelma et Louise de la dive bouteille.
Car une comédie à ce point juste dans le ton et dans l'action ne peut qu'être qualifiée de ronde, charpentée et charnue. Ces termes de dégustation sont aussi les plus appropriés pour qualifier le jeu des 2 acteurs principaux.
En effet, l'histoire de ces deux artistes en recherche d'eux-même et la crédibilité des caractères se complémentent pour former un tout qui donne une consistance savoureuse au film.*** Comme ils disent : warning spoilers ahead ***
Miles s'est mis en tête de faire passer la dernière semaine de célibataire de son ami Jack dans la vallée du vin en Californie, et d'en profiter un max... A la picole pour Miles et dans la chair pour Jack, qui tire sur tout ce qui bouge. Miles ferait lui sans doute mieux de réapprendre à tirer, car depuis son divorce, il est un peu .... à cran !
***
La ballade à bord de leur somptueuse Saab 900 Cabrio des deux compères à travers la vallée m'a laissé tout au long du film et après un sentiment de bien-être. Sideways est de ces films qui rendent heureux car ils délivrent ce que le cinéma peut faire de meilleur : des sentiments.
Là je viens plus ou moins d'esquisser ce qui la fait dans ce film... En vérité je n'ai pas trouvé de véritables défauts à Sideways, même si par certains moments le classicisme de la réalisation pouvait faire penser à un manque de créativité.
Quelques scènes par contre passent particulièrement bien de ce point de vue, nottament la scène où Miles tente d'embrasser Maya et qui montre les deux participants, vus au travers d'une embrasure de porte, comme étrangement lointains et isolés dans leur tentative de se trouver.
Un seul regret au sujet de ce film : l'état dans lequel ils laissent cette pauvre 900 rouge après l'avoir scandaleusement accidentée !
Allez, un petit Pinot là-dessus et on en parlera plus.

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